Miroir de l'âme : rencontres d'âmes et d'esprits

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 Charge anti-cléricale (public)

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GnOlus le gnome
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MessageSujet: Charge anti-cléricale (public)   Mer 3 Mar - 11:55

Perspetive gnostique :
Jung montre dans "Réponse à Job" que le dieu des chrétiens est omniscient, omnipotent, plus inconscient que l'homme. L'homme n'est pas omniscient, n'est pas omnipotent et est plus conscient que Dieu. L'homme conscient et psychologique étant représenté psychologiquement par Job qui vainc moralement Dieu qui ne peut que reconnaître sa défaite morale face à cet homme. Il a été dépasse parce que l'homme est plus conscient que lui. Dieu est fasciné par sa création, il en est tellement baba qu'il en oublie son ombre : Satan (diminution de son omniscience et surtout de sa conscience parce que la fascination pour sa propre omnipotence augmente le possède). Dans l'Ancien Testament, il ne fait que cela : exprimer sa toute puissance. Il joue avec le monde et les hommes, il demande à Abraham de tuer son fils puis l'arrête. Il est comme un enfant avec ses jouets qui détruit ses légos (déluge!) pour mieux reconstruire après parce que ça lui plaisait pas. Il est comme dans son monde, son paradis. Rien ne peut l'atteindre et puis ... voilà, le livre pivot. Pour moi, il est le plus beau et le plus sublime : celui de Job : à nouveau Dieu joue avec lui : lui donne tout, le teste en lui reprenant tout par l'intermédiaire de Satan (dont il a oublié que c'était sa main gauche) mais Job renvoie Dieu à lui-même tout en gardant foi en lui. Il prend conscience grâce que c'est lui qui trahit l'alliance aussi. Job fait miroir. Dieu reprend conscience avec Job de son ombre et sort du Paradis : il voit que ses actes ont des conséquences pour l'âme. Il va alors chuter comme les anges déchus : il entre dans la matière en Christ. Il veut se racheter. Sophia, l'Eon, touchée par la beauté de cette prise de conscience, cette remise en question de Dieu s'unit à lui et lui propose un rachat en allant vivre l'humanité dans sa chair pour qu'il puisse se rendre compte de ce que s'est : il s'implique et va vivre et ressentir ce qu'il a crée. C'est lui qu'il rachète sur la croix. Les hommes n'ont strictement rien fait : c'est lui qui crée le monde, le péché, l'homme. La créature n'est pas responsable des inconsciences du créateur. Dans cette perspective, Judas ne fait qu'aider Dieu à se racheter et c'est lui le fils bien aimé dont parle Jean. L'acte de trahison n'est pas à prendre littéralement mais il est à prendre comme une métaphore de l'homme qui aide l'étincelle divine en soi à vivre et à sortir de la matière, c'est à dire à se mettre en mouvement. La Bible avec les apocryphes nous montrent que le divin a besoin de moi, de nous pour vivre, se corriger lui-même. En se corrigeant, le créateur est corrigé, la création est corrigée tout comme l'homme qui est alors sauvé. L'invitation est d'aider l'étincelle divine maintenant et concrètement et cela ne peut se faire qu'une personne à la fois, soi-même avec le divin sans intermédiaire morale et dogmatique. Le Christ étant du côté de la rencontre directe avec lui (laisser venir à moi les enfants), les apôtres étant la métaphore de l'Eglise, du groupe qui se met entre les enfants et Lui (et donc elle est un diabolos : elle divise, elle exige qu'il faut passer par elle, elle se pose en médiatrice instituée par elle-même). Les enfants étant ceux qui sont proches du Royaume cad ceux qui sont prêts à devenir et redevenir de par sa rencontre avec lui.

Sur le groupe Questions psychologiques et philosophiques, une personne doutait que le christiannisme était pas mort psychologiquement. Je réponds :

Psychologiquement ? non parce qu'il ne se transforme plus. Tout au long de l'Histoire, les évangiles ont subis de profondes modifications, l'Eglise s'est adaptée très peu au contexte. Elle ne le fait plus depuis la révolution française. Y a eu un sursaut avec l'Assomption mais c'est tout depuis. Elle est profondément misonéiste. En reconnaissant l'assomption comme une fête, l'Eglise sort de la trinité et rentre dans la quaternité. Reste à intégrer le Mal et l'ombre en reconnaissant Satan (ombre de Dieu) et l'Antéchrist. Elle n'est pas point monothéiste : elle est bien polythéiste mais avec sophisme, l'Eglise va étaler ses syllogismes pour démontrer le contraire.

J'yajoute le fait que l'Eglise refuse de reconnaître l'Evangile de Thomas en son sein découvert en 1945 alors qu'il est antérieur aux synoptiques qui naissent eux-mêmes au sein de la gnose. Une religion vivante comme celle des Grecs, des Celtes et surtout des Romains qui a été très vivace INTEGRENT les éléments religieux nouveaux à leur mythologie. Mais l'Eglise ne le fait plus.

Oui c'est politique mais c'est aussi archétypique : le mythe est en mouvement, de nouveaux personnages arrivent dans l'histoire, prennent une place, ont un rôle à jouer. L'histoire en est modifiée et reprend de l'énergie, un caractère numineux. L'Eglise ne le fait plus depuis des lustres. Le mythe est mort et arrêté et c'est cela qui fait que les gens ne vont plus à la messe : ça n'intéresse plus : tout est systématiquement répété chaque année, la messe est barbante comme tout : mêmes sermons, mêmes idées, mêmes fêtes, ... tout cela sans changement ; le symbole est décrié au profit du fonctionnalisme et de la politesse (persona!) exemple : le prêtre officie en regardant à l'Ouest lieu de l'enfer ... Le cycle a écrasé la linéarité, le changement et l'évolution certes lente mais nécessaireme n'est plus. Les gens se tournent vers la science et les mythes scientifiques qui eux apportent le changement dont a besoin l'âme vue que les choses sont remises en question, les hypothèses sont abandonnées sans s'accrocher à elle, ... face à cette perte et ça tangue vers les extrêmes : créationnisme, islamisme et autres fanatismes religieux qui réveillent à leur les scientismes et rationnalismes les plus forts.


Dans ce cas pourquoi conserver Dieu?

>> parce qu'il est pas possible de l'éliminer : il fait partie de l'histoire et du monde. Le divin ne peut être évacué même s'il est imparfait. Le divin n'a absolument pas besoin (toute puissance!) que l'homme croit en lui ou pas pour exister. Il s'en fout et en même temps il laisse libre. Il est objectif et autonome. Jung écrit sur le porche de sa maison (en latin) : "Invoqué ou non, le dieu agira". La preuve empirique qu'il agit : j'ai des émotions, des idées, des sensations, des pensées, des fantasmes, des désires qui me possèdent (je les ai pas choisies. Jung dira : "Je suis dans ça") tout d'un coup sans raisons logiques apparentes. J'ai 2 attitudes psychologiques face à ça : s'occuper du divin ou pas. Mais lui s'occupe de moi, ça c'est sûr. Collaborer/lutter/fuir ou être indifférent. Ma psychologie ici n'est pas monothéiste : mes pensées ne m'appartiennent pas comme les émotions. Elles ne viennent pas de moi. Dieu peut être rendu mort à l'extérieur : il vit toujours dans l'espace psychologique, dans la psyché. Au plus l'extérieur le tue, au plus il sera vivant à l'intérieur et vice-versa. La Pologne catholique a été fervente parce qu'elle a été communiste (compensation). Idem pour la Russie orthodoxe. Le christiannisme vit bien plus là bas que par ici.

Pour quoi le christiannisme fonctionne ?

>>> Svp ne donnez pas à mon impuissance la puissance de dire qu'il n'existe pas. Avouer l'impuissance n'est pas signe d'inexistence. Ce n'est pas parce que je n'arrive à vaincre la mort qu'elle n'existe pas. Cette impuissance signe d'humanité. Selon mon maître qui a étudié la théologie, le christiannisme a été très populaire car il donne une réponse à l'impuissance ce qui fonctionne très bien. Maintenant, c'est la science qui le fait. Le marxisme aussi. Les catholiques sont, pour la plupart et à la base, des gens qui sont fondamentalement déséspérés et impuissants et/ou qui ont vécu ses expériences. Ils sont en recherche de réassurance, d'espoir parce qu'ils sont dans le désespoir et une profonde impuissance. Ils foncent sur le catholicisme, parfois et la plupart du temps sans réfléchir et y a une forme d'avidité chez certains cathos qui boivent les messages d'espérance comme un alcoolique vide sa bouteille d'une traite pour sentir l'effet de la dose. Cela vient équilibrer la psyché qui est désépéré, ça peut être thérapeutique et répondre à un besoin de sens. Ca peut aider à vivre. Ils ont trouvé une réponse à l'extérieur d'eux-même et personnellement, elle ne me satisfait. Même s'il y a toutes ces promesses, l'impuissance reste présente et le catholicisme ne la supprime.

L'homme pécheur individuellement mais pas l'Eglise faite d'hommes ?

L'Eglise est sainte mais composée d'hommes pécheurs!

>>>L'Eglise est collective, les individus qui la composent sont péchéurs ... donc les actes collectifs à savoir "taire" ce qu'il se passe est sainteté ?. Ne pas dissocier le plan théologique du plan physique et psychologique. L'Eglise est sainte si elle n'est composée que de saints. Si y a un pécheur dans le tas, elle l'est. Elle n'est pas dans l'absolu sainte. Ou alors elle l'est conceptuellement et théologiquement ... mais on vit de quoi de théologie ou de concret ?
Je réfute le mythe qui pose un groupe humain comme une expression divine, sainte et sans péché. Un homme seul est pécheur mais une assemblée d'hommes ne l'est pas ???

L'Eglise comme refusant d'être critiqué, misonéiste et projettant son ombre et luttant contre elle :

Polémique ? Quand l'Eglise fait de la pseudo inquisition sur l'euthanasie, les préservatifs, ... c'est pour le bien, le bon et le mieux et sermonne à gauche, à droite. Mais quand on fait à l'Eglise elle-même ce qu'elle fait aux autres, quand on lui fait la leçon, c'est de la polémique ? Elle seule connaît le Bien/le Bon et le Mieux et elle peut donner des leçons ?

Je ne suis ni coupable de ces abus, ni d'accord de généraliser. L'Eglise, c'est d'abord les baptisés, avant la hiérarchie et il y a de saintes personnes.

>>> A ne voir que cela, on voit ce qu'il se passe. A nier qu'elle est pécheresse, à le dissimuler, ça déborde. Coupable par omission à mon sens : appartenir à un groupe demande de la confronter et de le renvoyer lui-même. S'y complaire, y prendre les avantages qu'offre le groupe sans les inconvénients, c'est facile ... En disant ça, pour moi, tu te mets hors de l'Eglise. Quand elle est d'accord, unie, elle est 1 mais quand elle est face au péché, elle se divise et s'enfuit ?

Si tu mets en avant les erreurs (et l'Eglise en reconnaît -elle- beaucoup (c'est étrange mais les politiques,par exemple, jamais. Je te renvoie à la repentance et à la demande de pardon de Jean-Paul II en 2000)

>>> Mais c'est du VENT la repentance toute seule. La psychologie chrétienne ne comprend pas que reconnaître, la confesse ne suffit pas et n'efface pas. Elle prend ses symboles et ses rites pour des actes ayant nécessairement un impact et s'y suffit.
Il y a à explorer les causes psychologiques ( qui auront un impact sur le théologique), reconnaître l'impact, se mettre à la place de l'autre (empathie) et enfin réparer en posant des actes volontaires qui vont marquer une intégrité entre ce que fait l'Eglise et ce qu'elle dit et dans ce cas-ci : restructurer, amenager et se demander : comment faire pour que ça ne se reproduise plus ?
Explorer les causes psychologiques équivaudraient à remettre en cause ... la théologie qui sont intimement liées.

, mets aussi en même temps en avant tous ce qu'elle a fait de bien. Sinon tu n'es pas objectif.

>>> Je ne nie pas le mal. Je dis ceci avec l'auteur :

Avec tout le respect que je dois aux efforts accomplis pour entretenir l'héritage religieux des cultures régionales avancées, on peut même se demander si le monothéisme peut servir de matrice à une éthique contemporaine, ou si l'on ne doit pas voir en lui, au contraire, le père de tous les fanatismes. Johan Galtung, spécialiste des problèmes liés à la paix, a dressé un bilan dévastateur de l'énergie polémogène des religions monothéistes, et même si l'on contrebalance ce bilan par des éléments positifs, les objections restent fortement majoritaires. La culture religieuse du sentiment de faute, noyau des constitutions monothéistes du sur-moi, ne fournit pas une base affective appropriée à un projet de société moderne.


Citation tirée de :

Peter Sloterdijk, Ni le soleil ni la mort. Jeu de piste sous forme de dialogues avec Hans-Jürgen Heinrichs. Pauvert, 2003.


Avant le Christ, on était coincé dans la loi du Talion. Avec le christianisme, c'est "aimer vos ennemis". Les hôpitaux, les écoles, les foyers pour personnes âgées, s'il n'y avait pas eu des baptisés et des prêtres, on n'en serait pas là en France. Mais ça, c'est bizarre, vous n'en parlez jamais! C'est normal car ça coince dans vos raisonnements pervers.

>> la perversité c'est prendre le bien pour un mal et vice versa et les actions catholiques souvent posées sans réflexion causent plus de tort que de bien. Je salue l'intention. Je ne salue pas le mythe derrière qui est de sauver le monde. "Si tu apprends à un homme à pêcher, il mangera toute sa vie. Si tu lui donnes à manger, il aura faim toute sa vie". Alors NON aux "urgences" à nourrir le monde. Oui à la réflexion et au fait de contribuer à l'autonomie chez eux.

Renseignes-toi aussi auprès du ministère de la Justice et les statistiques des condamnations pour pédophilie de 2008: tu verras que 80% des cas, ce sont des professeurs (hommes et femmes!) des écoles. Mais ça, c'est bizarre aussi, personne ne dit rien! Pourtant, tu es pour l'éducation nationale.

>>> non je suis belge et ne fonctionne pas dans ce système. Je te signale que pour la Belgique, c'est autant catholique qu'officiel et il y a plus d'abus dans le libre que dans l'officiel.
En plus, tu confonds : à la différence de l'Education nationale, l'Eglise PROTEGE les abuseurs donc elle CAUTIONNE leurs actes. C'est comme un receleur pour le vol. Si y a des profs qui sont en prison, c'est parce qu'il y a délation. Si tous les prêtres pédophiles étaient en prison en Belgique et ailleurs, les stats changeraient drôlement.


Alors je te renvois l'ascenseur: pourquoi couvres-tu par ton silence ce crime terrible des professeurs qui agressent nos enfants dans les écoles ?

>>> Moi couvrir ? Mais je dénonce et avec grand plaisir !!!

Oui, autant que d'attaquer l'Eglise sur ce sujet!

>>> L'Eglise couvre. Elle est coupable de non-assistance à personne en danger et d'association de malfaiteurs et ça c'est du code pénal.


Je n'accepte de prendre sur moi la faute de l"Eglise auquel j'appartiens que si la personne qui me reproche en face ces choses, assume aussi les erreurs et horreurs de ses propres groupes d'appartenance (et chaque groupe, limité et faible par définition, n'est jamais à 100% clean)

>> donc quand il s'agit d'être "en communion sainte, de prier, de s'aimer" etc là c'est bon, on est uni mais quand il s'agit de faire face à ses ombres et péchés, de se confronter, de se regarder en face là on fuit et on n'est plus uni ... ah la luxure de l'hyprocisie bien courante en l'Eglise.
Alors je vais te répondre avec Jésus : "Que ton "oui" soit "oui" et que ton "non" soit non, je vomis les tièdes!" Tu es dans l'Eglise ou tu n'y es pas. Tu y es avec les avantages et inconvénients ... Libre à toi de la prendre pour les avantages qu'elle t'offre et refuser les inconvénients ...

"Chaque sentinelle de l'empire compte" St-Exupéry

L'Eglise ne veut pas se mouiller, se compromettre. Narcissique, elle veut que son image soit belle et soit vue comme telle. Elle a une visée collective, théologique. Se mouiller c'est se remettre en question. Si un individu, un prêtre pose un acte au sein de l'Eglise, il est lié à l'Eglise parce qu'il est complètement contenu par l'Eglise qui le forme, le nourrit, lui donne des fondements psychologiques.

Dans l'éducation nationale, y a de pas visée collective, c'est individuel, c'est à la limite "tant mieux qu'il est viré et en taule, ça fait une place de plus pour les collègues qui n'ont pas de boulot". L'Eglise, elle, manque de prêtres alors ne pas les envoyer en prison est bien utile ... et préserve l'image. Elle est impliquée. Quand un prof va en taule pour pédophilie, l'éducation nationale n'y est pour rien. L'Eglise si parce qu'elle a un fonctionnement collectif, elle possède ses prêtres qui doivent lui obéir. Les prêtres font partie de l'Eglise. Les profs ne font pas partie de l'Education nationale et ne vivent pas en son sein et de lui.
Les gens fonctionnent seuls, sont moins dépendants de l'éducation nationale que l'Eglise. Comparaison n'est pas raison.

>>> Y a une religion quoi qui'l se passe. La France athée vouue un culte au Dieu de la Raison cfr wikipedia. L'athéologie est en soi une théologie et voue un culte au Dieu qui nie Dieu qui n'est autre que le diable pour les catholiques.
Le problème de l'Eglise, c'est qu'elle s'impose et veut convertir de force en prétendant posséder la solution et en englobant dans sa mythologie les ... gens qui n'en ont font pas partie, ne s'y reconnaissent pas. Dire "Jésus" t'aime alors que je ne crois pas nécessairement en Jésus peut être de la suggestion et c'est potentiellement de la manipulation parce que j'induis des choses qui peuvent psychologiquement avoir un impact sur quelqu'un sans que lui ait ressenti cet amour. Il est donc suggéré. C'est une technique de manipulation mentale que font bien des sectes. J'ai suivi des cours de théologie et quel malaise profond j'ai ressenti quand j'ai entendu le prêtre décrire et dessiné un cercle représentant Dieu. Un 2ème cercle représentant les catho puis un 3eme les chrétiens puis les musulemans puis les juifs ... toujours en s'éloignant. Il a dit "Nous sommes tous dans l'Eglise que nous le voulions ou non, le Christ nous aime tous mais les catholiques sont plus proches de Dieu". Ils sont beaux les sous entendus. Inclure les gens sans leur accord, c'est du "viol". L'islam fait la même chose. Ce sont les 2 religions au monde qui sont en lutte pour le pouvoir dans leur extrémisme respectif : Talibans vs Bush. Les Juifs restent entre eux et laissent le choix.
Ce n'est donc pas "Sans UNE religion un pays tombe ..." Révolutions)" pour les cathos mais "Sans LA religion catholique un pays tombe" ... Pour rappel les catholiques trouvent que les Amérindiens et leur religion sont des barbares et cfr l'encylique papale qui charge sur le gnosticisme présents dans les mouvements new-âgeux (alors qu'il va manifestement dans le sens de l'Eglise MAIS dans son image opposée : anti-misonéiste, anti-pouvoir, intégrité exigée).

Sans l'Eglise dans le passé il n'y aurait pas eu d'Etat capable d'unifier des territoires mettant un terme a des guerres incessantes.


>>>quelqu'un d'autre l'aurait fait. Elle n'est pas indispesnable.

Sans l'Eglise il n'y a plus de références, plus de soutiens "spirituel".


>>> non mais tu te rends compte de ce que tu dis ? J'ai un soutien spirituel certain, un maître et ce soutien me suffit pas besoin d'une clique au bout du monde dont la présence est justifiée par des écrits théologiques pour "me" soutenir ...

Sans l'Eglise il n'y aurait pas eu la possibilité à des "abbé pierre" d'aquérir le "savoir être" nécessaire pour servir le peuple.

>> Y a d'autres voies que l'Eglise. Pour rappel, l'abbé Pierre n'est pas clérical du tout. Il a eu des relations sexuelles avérées et le disait lui-même. L'Eglise excommunie et radie des prêtres pour cela. Mais lui, on va bien utiliser ce qu'il dit pour notre propagande alors on le fait pas.

Oui l'Eglise commet des erreurs et couvre des crimes, mais elle les couvrent a cause de gens comme toi ne cherchent qu'à casser l'Eglise

>>> Pauvre petite Eglise victime de ses prêtres ... ! C'est très moral et beau de couvrir la pédophilie ... en prétendant se protéger d'être cassée ?

Casser le mythe de l'Eglise toute sainte, toute rose, toute belle et gentille, c'est sûr parce qu'elle ne l'est pas dans les faits. Elle est remplie du mal. Elle est Babylone autant que Jérusalem. Elle est pas l'un ou l'autre. C'est très intéressant d'interpréter l'Apocalypse avec Babylone = l'Eglise. Elle s'oppose tant à Jésus. Elle fonde la colère comme péché capital (non voulue pas le Christ!) et le Christ lui-même se met en colère. Selon la logique de l'Eglise, le Christ est pécheur. Elle reconnaît alors qu'il peut être lui-même AntéChrist. Un comble ... !

en oubliant que sans elle nous sombreront dans le Chaos

>>> Mais elle est encore là et ça toujours été le chaos. Ce n'est pas un groupe humain s'imposant comme ayant le savoir divin, Dieu et la vérité pour le monde qui va le faire changer. Des sectes le font tout autant va ! Chez l'Eglise, c'est juste banalisé, c'est entré dans les moeurs. Ca changé quelque chose en pronfondeur ? Mais non parce que le changement vient un individu à la fois et se fait seul intérieurement. De lui et spontanément.

comme toi elle est bcp moins efficace pour le peuple, alors le jour ou tu seras autant utile pour le peuple

>>> Utile ? Je n'en vois pas l'utilité ... Ah oui c'est juste dans ma ville, l'evêque et ses amis du clergé vont manger pour 75€ par persone au resto après une journée de travail ... après une journée passée avec des enfants sur l'importance de la pauvreté, le fait de tout donner à l'Eglise et à Dieu, en leur invitant à donner leur plus beau jouet à une ONG qui aide les enfants qui n'ont rien pour Noel ?
Encore mieux ? Un prêtre qui fustige les relations exuelles hors mariage et dans 20 min plus tard... tripote son enfant de coeur dans la sacristie ... Encore mieux ? Un prêtre sermonne sur l'urgence de notre société qui prend pas le temps et quitte la messe ... en urgence ... pour une autre messe !!!! Que l'Eglise vende ses milliers d'hectares de cheptels en Am du Sud pour les redistribuer à la population dans les bidonvilles et leur apprenne à cultiver ...
Ce n'est pas à cause de moi si l'Eglise chute. Elle chute parce qu'elle n'est pas crédible et ne fait pas elle même ce qu'elle prêche.

Sur l'avortement :

Chaque femme a le choix de garder ou non l'enfant qui vient.
Je l'ai appris de ma "maître" feminine qui n'est autre que Gamaouïn .
La femme peut être destructrice et peut être libre même chose qui n'est pas obligé de rester avec la femme qui lui fait un gosse à son insu. Le meurtre est toléré de la part des hommes lors des guerres et des enfants sont massacrés. La femme ne pourrait pas être destructrice ?
L'Eglise est partie en guerre, a envoyé des croisés, des missionnaires en Afrique, en Asie et aux Amériques ainsi qu'aux Indes. Combien d'enfants ont été tués ? Combien de cultures et de religions ont été avortées et détruites ? A cette époque, l'Eglise avait le pouvoir politique. L'euthanasie est peut-être une loi généralisée en même temps elle s'applique au cas par cas qui sont soigneusement étudiés.
Quant à l'avortement, l'Eglise s'en inquiète seulement depuis que les églises se vident cad après la guerre. Le but est théologique et philosophique. Il est aussi économique et a but de pouvoir. Un enfant qui naît en France est susceptible de s'intéresser au catholicisme, c'est un potentiel chrétien, il risque d'être baptisé et quand quelqu'un est baptisé, l'Eglise reçoit une subvention de l'Etat par baptisé. Alors oui, 200 000 baptisés en plus pour l'Eglise, ça fait un pactole en début d'année. Concernant le pouvoir, un chrétien potentiel perdu ici ne fait pas le poids face aux pays musulemans et les musulemans de France qui eux font plus d'enfants que les français d'orgine ne pratiquement que très très rarement l'avortement de par leur culture et philosophie. La France devient de plus en plus musulemane. Quand un petit musuleman naît, c'est aussi des subventions pour les mosquées etc. L'Eglise perd du terrain en termes de personnes et donc de l'argent. En Belgique d'ici 2020, il y aura 1 million de musulemans sur 11 millions d'habitants. En France, ça augmente aussi. L'Eglise a peur de l'islam et ne veut pas perdre des chrétiens potientels.
L'avortement a existé bien avant elle et les moyens utilisés sont d'ordre végétal cela depuis la préhistoire.

>>> non, ne projetez pas l'oécuminisme de l'Eglise sur l'ensemble des religions. Le bouddhisme n'a pas de projet collectif. Il s'adresse à l'individu. Seuls le catholicisme et l'islam cherche à convertir et à convaincre à l'instar des sectes modernes en vue d'un projet collectif qui n'est même pas voulu par Dieu et Jésus. Le "corps du Christ" théologique est une déduction fallacieuse et tardive pour justifier l'existence théologique de l'Eglise.

>>> C'est Franz qui cite les chiffres français. La France est le pays où le catholicisme chute le plus depuis 3siècles. La charge anti-avortement et euthanasie est un coup de pub pour l'Eglise en cherchant à rallier les non-catholiques qui pensent comme eux ??

Quant à ce que vous dîtes des guerres mondiales et de l'anéantissement des cultures... Sérieusement, avouez : vous n'avez jamais ouvert un bouquin d'histoire de votre vie, si ?


>>> Mais je suis historien justement. Le réveil de Wotan, dans sa polarité négative, diabolisé pendant le Moyen-âge, resurgit et charge dans l'inconscient collectif germanique. C.G Jung écrit ... en 1936, bien avant la guerre, en analysant les rêves de patients allemands et en voyant ce qu'il se passe que Wotan se réveille et il se réveille parce qu'il a été interdit, diabolisé, minimisé au profit de Christ, Christ, Christ, ... son jumeau double et sombre charge alors.
Vous avez accès au texte complet ici :

http://www.facebook.com/posted.php?id=58684373434&share_id=196291700002&comments=1#/note.php?note_id=151657448682


Alors au plus vous interdisez et moralisez,au plus vous ferez charger ce vous voulez interdire. L'Eglise ne l'a pas compris. Elle se lave les mains avec beaucoup de complaisance. Elle veut être reconnue pour tout le bien qu'elle a apporté mais elle ne comprend pas que les gens ne donnent pas leur reconnaissance à ceux qui ne reconnaissent pas leurs responsabiltiés et leurs parts sombres. Elle veut se glorifier. Elle est très narcissique et croit que si elle reconnaît, avoue, se remet en question et répare, elle se décrédibilise ... que du contraire !
La France est très passive-agressive cad rebelle. Elle tue ses rois, ses fondements etc et elle est ultra-rationaliste. Ce n'est pas en chargeant avec l'étendard de l'Eglise et en scandant "non à l'avortement et 'euthanasie" pour des principes religieux et théologiques qu'elle va dans le sens de l'Eglise que du contraire ! Le contexte et la psychologie du groupe auquel elle se confronte est à prendre en compte.
La guerre ne s'explique pas d'abord par des raisons sociales, économiques et politiques.

En revanche, leur enseigner des savoirs et des techniques occidentales, qu'ils puissent ensuite adapter eux-mêmes à leurs ambitions et à leurs convenances, ça, ce serait utile.

>>> convertir différemment ? non merci. Ils n'ont pas besoin du Christ et des Européens. Que chacun garde ses mythes.




Je suggère de dépouiller fiancièrement l'Eglise et de la mettre en association 1901 et non en multinational (où comment faire du pognon avec du social, avec de l'âme, sur le dos de l'âme ?).

Réactions : C'est une manie de vouloir absolument nous dépouiller des derniers biens qu'il nous reste ?

>>> Derniers biens ??? Y a combien de millions d'euros sur les comptes offshore sur les comptes dans le paradis fiscal qu'est le Vatican ???

La Basilique St Pierre de Rome est l'un des fleurons de l'Eglise catholique : où vais-je aller, et où vont aller les pélerins sénégalais, polonais, vietnamiens, mexicains, espagnols... italiens (c'est leur pays, leur histoire !), si vous nous détruisez notre basilique ? Et pourquoi pas Notre-Dame de Paris, tant que vous y êtes ?

>>> Ca se reconstruit différemment. Pour rappel, l'Eglise a détruit bien des temples, fleuron de la mythologie romaine, spiritualité et mythes en mouvement qui n'ont pas peur de s'enrichir des religions satellites (chose que refuse l'Eglise avec le gnosticisme). La très grande majorité des églises à Rome ont été construites sur des temples antiques. Quel gâchis ! Seule l'Eglise aurait le droit de piller, de détruire et de reconstruire ? Oui à un certain iconoclasme

Mais qu'est-ce que c'est que cette manie de vouloir nous arracher ce que nous ont transmis nos ancêtres ? ... pour rien, en plus !

>>> Je ne savais pas que dépouiller les milliers et millions d'euros de l'Eglise pour nourrir le tiers monde était ... rien !! Le monde peut se dépouiller, les gens peuvent être solidaires mais l'Eglise thésaurise ?? Elle seule à nouveau le peut ?! Qu'elle montre l'exemple au lieu de donner des leçons au monde entier !
L'Eglise peut très bien fonctionner en Asbl, en société sans buts lucratifs comme une ONG. Non, c'est une SA capitaliste qui a ses grandes surfaces à Rome, à Lourdes, ses maisons d'édition, ses fournisseurs. Ca ne change rien sur le fond théologique. En tout cas, ça serait beaucoup plus crédible de sa part.

Concernant le lien entre psychologie et théologie, j'y ai réfléchi, sur le féminin ne pouvant détruire : l'Eglise et le christiannisme projette le Christ sur l'enfant qui vient et Marie sur la mère. D'où l'image d'un féminin maternant unilatéralement soumis à Dieu, à ce qui lui tombe dessus et doux. Imaginer et tolérer la femme comme libre et destructrice, c'est cette image mariale qui est remis en question. Pour infos, l'Eglise a peut-être dit non à l'avortement depuis le 1er siècle (à vérifier) en même temps c'est autour de la reconnaissance de l'Assomption qu'elle a commencé à agir par des manifs, à en parler (reconnaissance de Marie/Sophia libre du Père). Je pense que toute mère est inconsciemment vue comme la femme qui peut faire naître quelqu'un qui peut être l'incarnation du Christ, un saint, un futur évêque, ... donc une allégorie de Marie et du Christ. Donc elles assassinent potentiellement Christ ou une image de lui. Donc, sur le plan psychologique, ce n'est pas, au final, l'être humain et sa mort qui est en jeu : ce qui est en jeu, c'est le fait qu'un potentiel saint, très bon chrétien soit écarté ; c'est le fait de tolérer que Marie puisse avoir une ombre et donc être pécheresse ... elle qui ne l'est unilatéralement pas ! Cela remet en cause tout le mythe car si Marie est pécheresse, le Christ le porte aussi. Il y a un refus manifeste des chrétiens de tolérer les images effroyables des ombres que contiennent leurs mythologies et ça peut se comprendre. En même temps, cela est préjudiciable sur la psychologie étant donné que leur théologie conditionne leur psychologie et qu'ils ne sont pas psychologues. Il est donc important que l'Eglise vive sa révolution copernicienne au niveau psychologique et qu'elle rende à la science ce qui lui appartient comme elle l'a fait avec la physique et la géographie. Elle a refoulé bien des gens qui avançaient une vision scientifique du monde. Ca a fini par prendre. Jung a posé une pierre, ça ne peut aller que dans ce sens.

L'Eglise, esclavagiste spirituel :

ce pillage et l'esclavatge, c'est St Bartholomé de la Casas, un homme d'Eglise.

>>> M'enfin, en convertissant bien des nations et des cultures, qu'a fait le catholicisme ? Il a esclavagisé spirituellement ses religions au profit d'un monothéisme galopant ... A ce sujet, le catholicisme de droite, populiste s'affronte avec l'islam en Suisse même pour l'élévation de minarets ... A part quelques soucis entre Hindous et musulemans en Moyen Orient, il fait vraiment CHIER le monde entier ce monothéisme créateur de psychoses que ça soit les musulemans ou les cathos: au niveau collectif et culturel, vous êtes les plus grands meurtriers, les plus grands générateurs de guerre, les plus grands destructeurs de cultures et de traditions ... que l'Histoire n'ait jamais connu et non cela ne s'efface pas par le peu de positif apporté.
Comme l'expliquait mon analyste, le catholicisme en abolissant complètement l'esclavage à l'extérieur contribue à un esclavagisme qui devient intérieur et ce à bien des niveaux : le fondementalisme de l'Eglise qui va agir partout : mariage, sexualité, éducation, spiritualité (pas de salut hors de l'Eglise), .... "Nous ne voulons pas comprendre que le meilleur est compensé par le pire" Jung

Théologie et psychologique : le lien : le mythe, le conte et la légende :
La théologie fait de la psychologie, y a rien à faire à ça : le mythe chrétien comme les autres secrètent une psychologie malgré elle qui n'est pas une psychologie consciente mais une psychologie impulsée par le mythe qui la cache. La psychologie chrétienne n'a pas encore connu sa révolution copernicienne dans le sens que les dogmes psychologiques vieux de 2000 ans sont encore d'actualité et Jung apparaît comme un scientifique d'antan qui affirmait que la Terre était ronde et qui était fustigé par l'Eglise pour cela. Il "divaguait et énonçait des fantaisies" voilà la même réponse que fait l'Eglise à Jung et à ces scientifiques d'antan. Les chrétiens ont exactement le même discours avec Jung ce jour qui montre ô combien, et de manière empirique, que l'homme a en son sein une image du divin qui est double.
Cette psychologie est "pondue" plus ou moins consciemment à partir de la théologie et on connaît tout le refoulement qu'elle a exercé sur la sexualité qui aujourd'hui n'est plus si présent (sauf dans les milieux chrétiens). C'est l'Histoire qui est refoulée : les gens se prennent pour des évolués (que ça soit dans le domaine spirituel et/ou polique, social, scientifique, ...) tout simplement parce qu'il y a eu progrès techniques ; le passé est révolu, faut regarder devant positiver, oublier ... et refouler le passé .... D'un point de vue empirique, la majorité de nos contemporains modernes et occidentaux gèrent leurs conflits ... comme y a bien des millénaires.Tu as un fruit qui me plait et tu veux pas me donner ? Pas grave, je te donne un coup de massue bien placé ... Aujourd'hui le coup de massue est un coup de couteau et le fruit est 50€. Très très belle évolution ... l'homme a 2 millions d'années mais d'un point collectif et au niveau de l'âme, c'est 1% d'évolution en 2 millions d'années ... Alors ces illuminés spiritualistes évolués et réalisés, ils me font bien rire : ils ne savent pas même écouter un enfant mais déballer plein de belles phrases, ça, ça roule hein !

Fondamentalismes et fanatismes :

Oui la foi et Dieu ne se démontrent pas scientifiquement comme l'a montré Kant. L'Eglise a raison contre certains fondamentalistes scientistes qui veulent tout prouver.
Oui, la science a raison contre certains fondamentalistes religieux créationnistes qui prennent la Bible à la lettre et non comme une métaphore, un hymne, un chant et un recueil d'images qui raconte une histoire simple et numineuse à la fois....
Et oui, il est temps que les théologiens fondamentalistes religieux acceptent que Jung est plus pertinent qu'eux sur la psychologie qui est son domaine comme la science l'est pour la Terre et comme l'Eglise l'est pour la foi et Dieu (pour les catholiques). A chacun son job. Jung ne fait pas de théologie : il ne dit pas qui est Dieu. C'est l'Eglise qui projette son théologisme sur lui en lui disant qu'il "psychologise" tout. Idem pour la science. Jung s'arrête aux archétypes et reste empirique. Il reste dans son domaine. L'Eglise ne peut accepter une telle psychologie parce que ça remet en question son mythe qui est, alors, contraint de se transformer ?
Dans ce sens, l'Eglise refuse de parler de l'ombre et refuse une psychologie qui l'aborde et qui l'admet. Elle est, à son tour, refoulé. La psychologie chrétienne est toute lumière, toute belle, tout beau et gentil, on est déjà sauvé, suffit de pardonner, de faire ses b.a et suivre ce que dit le Pape qui est comme un bon père de famille, ...
Mes propos ne sont pas un blasphème et mon intention n'est pas de détruire la croyance de certain(e)s. C'est peut-être celle de mon ombre. La mienne est de provoquer, de titiller l'ombre des cathos qui, comme aujourd'hui, s'empresse de la cacher, de la recouvrir ... d'une feuille de vigne ??? =D Narcissique l'Eglise et le catholique ? (dans le sens qu'il ne veut pas montrer ses taches sombres). Alors oui, il est essentiel de parler de l'ombre. Les psychologues jungiens sont les psys qui ont le moins de chances d'être dans le pouvoir parce qu'ils sont conscients qu'ils peuvent l'être. Ils abordent la question, ils en parlent. Regarder quelque chose le transforme. Parler de la pédophilie des prêtres au sein de l'Eglise est essentiel et montre à quel point la psychologie chrétienne n'a pas une lecture qui invite à la conscience mais au refoulement. Elle est plus du côté du "diabolos" que du "symbole". Refouler, ne pas en parler, c'est mettre comme mettre une bombe à retardement qui va revenir, agir comme un boomerang à un moment de ma vie et agir malgré moi, me posséder ... N'est ce pas ce qui se passe avec les prêtres ? A refouler la sexualité ne sont-ils pas possédés par ses daimons qu'ils voient comme des diables ? Si oui, tout cela montre que je ne peux pas refouler "ça sortira" et je serai "dans ça" et que le daimon est plus fort et me vaincra. L'inhibition est au coeur de la compulsion écrit Hillman. Celui qui inhibe, retient est compulsif et la compulsion soutient ses propres limites, inhibitions. Regarder où sont mes inhibitions montrent là où sont les compulsions qui peuvent me posséder. Au plus j'inhibe ma rage, au plus elle risque de devenir complusive et au plus, elle risque de me posséder. J'ai 2 solutions face à la pulsion daimonique et son influence : l'expier, en parler, en devenir conscient, l'imaginer, la symboliser, collaborer avec le sombre pour lui donner une place qui respecte la vie ou alors le combattre, le refouler, le dénier, le projeter sur les autres et m'en faire posséder, partir en guerre ?
Le "ne nous soumet pas à la tentation" ne suffit pas. Cette phrase montre que le chrétien peut être tenté, il en est conscient mais il a peur et ne va pas regarder, parler et voir (ce qui se comprend). Parce qu'il sait peut-être intuitivement que nommer, regarder, c'est peut-être appelé les dits daimons, réveiller des émotions, des complexes ... En parler peut être vu comme les invoquer et donc c'est prendre le risque de se tenter soi et qu'il nous tente. Alors ils se taisent mais ils ne comprennent dans leur psychologie que ne pas parler ne va pas tuer le daimon. Ils considèrent que se taire, oublier, refouler, c'est le tuer alors que non ! Invoqué ou non, le dieu agira. Ils sont autonomes. Je n'ai pas une émotion, c'est moi qui suis dedans, possédé par elle. Idem pour les pulsions. La phrase suivante serait plus aidante à mon ses "Aide moi à expier les tentations dans l'amour et continue à m'aimer quand même" et "Sois conscient que tu es double, que tu tentes".

>>> Malheureusement, elle prend dans la psychologie ce qui vient pas déranger ses mythes. C'est ma critique de Ratisbonne : l'Eglise fait comme son supermarché et fait comme les mouvements newâge du moment qui essaient de survivre : elles font comme leur course au supermarché et achète ce qui est potable pour leur machine. Ce qui ne l'est pas ... n'existe pas
Ca m'amuse parce que l'Eglise devient matérialiste et freudienne. Freud ne s'en prend pas aux mythes. Il les utilise et n'a pas de but spirituel : il ne met pas en danger le catholicisme. Jung, oui, car sa psychologie valide, par coincidence et non par désir volontariste l'exactitude de la psychologie gnostique qui rejoint la science empirique de Jung sur l'ombre et le Mal. De plus, Jung avec sa science invite à trouver sa propre reliance, à s'individuer, à quitter les groupes collectifs donc et notamment l'Eglise. Il passe là du spirituel au sprirituel psychologisé cad animé, avec une âme et c'est ce psychologique là que refuse l'Eglise chez Jung. L'individu trouvant sa spiritualité en lien avec sa psychologie qui la pense et l'anime (imagination), lui donne de l'âme, elle peut s'incarner en actes et en passion.

J'aime beaucoup ta reformulation du Pater. Je vais te couper l'herbe sous le pied, elle est souvent expliqué de cette manière. Je fais une correction cependant. Dieu ne nous tente pas.

>> Satan en lui, oui.

Dieu autorise la tentation, c'est différent.

>> Oui tout à fait, il autorise Satan à tenter Job mais Satan est la main gauche de Dieu. Dissocier Satan de Dieu, c'est tomber dans le dualisme que l'Eglise veut éviter. L'unité ne peut être que double et polaire. Paradoxe !

Il y a par ailleurs une limite de traduction. Le Ne nos inducas in tentationem est plus judicieusement traduit par "ne nous laisse pas succomber à la tentation", ou plus littéralement, "ne nous laisse pas induit en tentation".

>> voilà une invitation faite à Dieu pour retenir et regarder sa main gauche.

Le mythe de l'Eglise comme corps du Christ
Déjà l'idée même de l'Eglise d'un point de vue théologique est plus que douteux ... instituer un groupe humain comme "sans le péché" et "l'épouse du Christ" : non. C'est de l'inflation, de la poussée vers le haut qui nie l'ombre et l'humain et c'est un fonctionnement que l'Eglise partage avec les sectes modernes : elle vient sauver le monde et/ou elle est une condition à son sauvetage (elle le "prépare"). Je ne suis pas ici pour changer l'Eglise mais pour critiquer avec ardeur et vigueur le mythe dans lequel elle se complait et ne bouge plus depuis des lustresssss.


Le Christ n'a jamais parlé que l'Eglise serait son corps. Elle s'institue elle-même. Elle n'est pas issue d'une révélation. Pour avoir reçu des cours de théologie, c'est un fait qu'elle vient après interprétations et exégèses des textes et donc déductions sur les paroles de Jésus. Elle vient avec Paul à la solde des Romains qui veulent à tout prix garder le pouvoir. Ils s'arrangent. Une alliance se fait, Paul se convertit et c'est tourné en miracle étant donné que sa part de marché était de se convertir et de raconter une histoire qui montrerait qu'un païen romain pouvait devenir chrétien. Rome a, ensuite, beaucoup moins lutté contre le christiannisme vue qu'il est devenu l'allié de la politique et ça sera le cas officiellement jusqu'à la séparation des pouvoirs. Alors non, elle n'est pas sainte : la théologie est utilisée pour justifer son existence.

Mais là, il est question de foi, donc pas à prouver.

>>> Non ce n'est pas une question de foi dans ce cas. Se rabattre là-dessus est sophiste. Le Christ ne dit nul part qu'il veut une Eglise comme celle-là.

Si la foi, c'est tout imaginer comme moi je veux et puis les mettre dans la bouche du divin, je peux le faire aussi. Je ne base pas ma foi sur les dires de Paul et du politique romain. Quant aux synoptiques, méfiance : ils ont été probablement commandés par l'Eglise naissante pour justifier leurs actes et les dires. Matthieu s'évertue à faire coller les actes de Jésus comme étant la réalisation des prophéties de l'ancien testament pour ... convertir les Juifs. Maintenant l'Evangile qui s'adresse aux individus sans projet d'Eglise, en les renvoyant à eux-même : c'est une hérésie ... non pas envers Jésus mais envers le projet de l'Eglise.
Quant aux contradictions insolubles propres au christiannisme de l'Eglise, c'est bon pour devenu schizophrène : "la colère est un péché" dit l'Eglise après exègèse (ce n'est à nouveau pas le christ qui le dit). Le Christ se met en colère. Le Christ est donc pécheur. Mais non nous dit l'Eglise.Donc la colère est un péché et n'en est pas un en même.
"Dieu a fait l'homme à son image.L"homme est pécheur alors Dieu aussi et d'abord. Non dit l'Eglise. Dieu est bon et les actes divins ne sont pas à critiquer : Le déluge est signe de bonté divine tout comme le meurtre et le viol des enfants.

C'est pourquoi, avant de cracher sur la foi, si tu demandes qu'on respecte tes convictions, ne craches pas sur celle d'un milliard d'hommes. Si la foi comporte le doute, la haine n'a pas sa place ici, sinon on quitte le débat pour l'idéologie

>>> Il n'est pas question de foi ici. Tu fais exactement comme les témoins de Jéhovah qui font comme l'Eglise mais à l'envers : si cette l'Eglise s'écarte des textes et leur fait dire ce qu'elle en s'écartant définitiviement du Christ, les témoins de Jéovah restent coller littéralement au texte et prennent tout à la lettre. Vous avez en commun le fait de vous protéger derrière la foi pour ne pas critiquer, vous critiquer et être crédicable. Mais vous confondez l'attitude de foi religieuse avec une critique faite sur l'attitude psychologique face au mythe. Vous confondez spiritualité avec psychologie.
La littéralité, c'est prendre les choses à la lettre. La non-littéralité, c'est les prendre comme métaphoriques. Dans les 2 cas, la foi est possible. Ce que je condamne ici, c'est la littéralité et la foi en une lecture littérale. La foi se fait et se vit dans la rencontre que je fais seul face au divin. Ce n'est pas intellectuel, ce n'est pas un credo pondu par d'autres et que je répète pour mieux me laver le cerveau ? Celui qui a la foi n'a pas besoin de l'Eglise vue qu'il est dans sa rencontre avec le divin. Il est déjà dedans et ô combien les mystiques chrétiens ne sont pas passés, pour la plupart, par l'Eglise. Que du contraire même : ils s'en écartent.
Les témoinds deJéovah en se basent sur les révélations bibliques prises à la lettre. Les catho en se basant sur les conciles pris à la lettre. Il peut y avoir haine sans idéologie en restant sur les faits. Si les cathos en restent à ce que dit le Christ, ils admettraient que ce dernier ne manifeste pas d'avis contre l'euthanasie, etc etc Ils reconnaitraient que c'est leur interprétation des textes qui font dire cela. Je peux très bien interpréter les textes bibliques et les faire tourner pour l'euthanasie par exemple. La foi devient iconoclaste quand elle se base sur le faux culte des images : littéralement et unilatéralement et n'est plus alors la foi. Le véritable nom de cette foi est lavage de cerveau. La foi passe par l'expérience non par la récitation mentale et le catéchisme conditionnant.



L'Eglise catholique est tout aussi peu credible que n'importe quelle religion.

>>> Je ne suis pas d'accord. Si tu mets la crédibilité sur le compte de la science, je ne te rejoins pas. Maintenant, y a des religions crédibles qui respectent la psyché et donc l'âme. Elles sont psychologiquement juste pour elle. La finalité de la spiritualité, c'est la psyché : la prise de conscience, le discernement, ... Souvent le spirituel refuse le psychologique. Le psychologique va permettre quand le spirituel l'intègre et l'accepte peut s'incarner. La religion chrétienne actuelle ne peut s'incarner parce qu'elle refuse le psychologique qui remet en question ces dogmes en reconnaissant par ex que l'image de Dieu en l'homme est double : ombre et lumière. Dieu est le Bien et le Mal à la fois. Les cathos ne peuvent admettre cela. En refusant le psychologique, elle reste dans son Plérôme, son Paradis. Elle refuse de croquer dans la pomme et n'en sort donc pas mais reste fondamentalement inconsciente ce qui est la faute psychologique au contraire du péché. Elle ne peut donc s'incarner parce qu'elle ne peut psychologiquement s'équilibrer. Elle dissocie le double en Dieu et le catholicisme devient un dualisme où y a Dieu ET Satan. Le vrai monothéisme, c'est dire que Dieu est unique ET double. Cela a un impact sur la psychologie qu'elle fait et la conséquence première est la dissociation. Y a plus de psychoses, d'alcoolisme, ... dans la culture chrétienne de refoulement que dans n'importe quel autre. Toutes les maladies sont des expressions des pulsions, des dieux, des archétypes psychiques non reconnues. L'anorexie par ex n'existe pas dans les régions où le catholicisme n'a pas eu d'influence conséquente sur les gens.

C'est une des moins crédibles car la religion probablement la plus dissociée entre ce qu'elle dit et ce qu'elle fait (avec l'islam). Elle est donc psychologiquement malsaine. La psyché et l'âme en pâtissent. Elle ne renvoie pas les gens à eux-mêmes mais à un code moral qu'elle va dire "objectif" alors qu'il est ruminé en concile et que c'est un avis collectif humain. Mais parce qu'ils sont cathos, le Saint Esprit aura agi. Moi aussi je fonde une morale et je dis que parce que je suis catho, c'est l'action du Saint Esprit et donc il faudra croire ce que je dis parce que c'est quand même un peu issue d'une révélation. Raël fait exactement la même chose.



Le mythe biblique :
La Bible est comme un conte de fée qui raconte comment ce monde a été crée, comment le divin a fauté contre les hommes et comment il se rachète avec l'aide des hommes. Ce n'est pas à lire littéralement mais métaphoriquement. Suite à la lecture de l'histoire que chacun SEUL en tire les leçons spirituelles et psychologiques. Là, c'est un acte psychologique qui peut être de l'ordre de la foi. Ce que je vais interpréter, dire, ressentir vient alors de moi et la lecture de l'histoire sera mienne et je pourrai avoir la foi ou pas.

Peu importe l'existence ou non du Christ, mythiquement, il influence les esprits, les âmes, les coeurs dans un sens ou un autre. Ce qui compte ce n'est pas si c'est vrai ou faux mais l'impact. Des gens déforment des souvenirs, en rajoutent, en enlèvent et nous le faisons tous plus ou moins inconsciemment. L'âme se fiche de la vérité empirique. Elle veut du mythe qui lui parle. Du merveilleux.Concernant l'évangile de Thomas, les cathos nous font croire qu'il découle des évangiles synoptiques ALORS que c'est l'inverse. L'évangile de Thomas est antérieur. L'autre argument est risible voire une ridicule projection : "les apocryphes sont fantaisistes". Jung montre, dans Réponse à Job, que l'apocalypse n'est pas à prendre littéralement mais que c'est un imaginaire complexe, une inflation psychique de St-Jean qui est complètement en train d'halluciner.
Je vous suggère la lecture d'un livre "Judas, traître ou initié" de Gillabert :

Et si Judas, au lieu d'être le traître honni et bafoué dont l'histoire a véhiculé le mythe, était le véritable initié, celui qui avait les faveurs du Maître, celui qui était à même de transmettre le message ! Cette hypothèse, remise à l'ordre du jour récemment (réapparition d'un manuscrit appelé l'Evangile de Judas), Emile Gillabert la soumet à l'épreuve des textes. Si elle trouve son fondement dans les évangiles canoniques, elle est confirmée par l'Evangile selon Thomas découvert en 1945 à Nag-Hammadi. Dans des documents importants, bien que non reconnus par l'Eglise, le nom de Judas est associé à celui de Thomas, qui veut dire Jumeau, alter ego, et parfois à celui de Didyme, qui est également synonyme de Jumeau. Ce double, voire triple nom, sert toujours à indiquer le disciple que Jésus aimait, l'Initié. Dans ces conditions, la réhabilitation de Judas, si elle est acceptée, ne peut qu'être totale, et le baiser de Judas, au lieu d'être celui d'un lâche indicateur, devient le témoignage de la loyauté, du courage et de l'Amour fraternel

les ultrarationalistes sont hors de la science : ils dénient la loi scientifique fondamentale et la plus élémentaire : chaque phénomène que je l'aime ou pas est à prendre en compte et à questionner. C'es un fait que des historiens romains parlent d'un homme à Jérusalem qui se fait appeler le Messie.Je te rétorque avec Jung aux croyants purs et durs (littéraux voire fanatiques) et aux sceptiques, ultrarationalistes :

« Il y a beaucoup de symboles toutefois, et parmi eux les plus importants, qui ne sont pas individuels mais collectifs, à la fois dans leur nature et leur origine. Ce sont surtout des images religieuses.

Le croyant leur attribue une origine divine, et les considère comme issues d'une révélation. Le sceptique affirme qu'elles ont été inventées. L'un et l'autre ont tort. Il est vrai, comme le remarque le septique, que les symboles et les concepts religieux ont été pendant des siècles l'objet d'une élaboration minutieuse et très consciente. Il est également vrai, comme l'entend le croyant, que leur origine nous fait remonter si loin dans le mystère du passé qu'ils semblent n'avoir pas d'origine humaine.

Mais ils sont en fait des "représentations collectives", émanant des rêves et de l'imagination créatrice des primitifs. En tant que tels, ils sont des manifestations involontaires, spontanées, qui ne doivent rien à l'invention délibérée. »

C.G. Jung " L'homme et ses symboles ", Robert Laffont, 1964 p 55.

Le 1er pape est une ... femme :

Dans les apocryphes, le 1er pape est ... Marie-Madeleine ésigné par Jésus lui-même ... reconnaître l'autorité des apocryphes, ça serait valider le discours des gens qui veulent que les femmes aient accès au pontificat donc à la prêtrise ... mais bien sûr ... selon la Genèse et comme le dit C. Singer dans le livre audio "Choisis la vie et tu vivras", la femme est plus encline que l'homme a être libre et à ne pas suivre les dogmes de l'esprit tyrannique ... parce qu'elle est comme l'âme ...

Enfin, je cite Jung pour appuyer au final mes dires :

La figure psychologique du Christ, comme toute figure de l'inconscient possede une Ombre, l'Antechrist, et c'est tout ce que Jung affirme en sa qualite d'empiriste. Dans la vision chretienne, " l'archetype est scinde en deux moities deses perement irreconciliables [...] ". (AI p.57) La vision chretienne a nie l'Ombre de Dieu en erigeant une figure dogmatique du Christ " sublime et immaculee " (AI p.57). Mais le Mal, lorsqu'on le chasse, revient au galop, et Jung voit le retour du Mal dans l'evolution du monde au XXe siecle, dans les guerres mondiales et dans le regne du rationnalisme forcene aux depends de l'irrationnel. " Le monde chretien est maintenant confronte avec le principe du mal, c'est a dire ouvertement avec l'injustice, la tyrannie, le mensonge, l'esclavage et l'oppression des consciences ". (MV p.373) Lorsqu'on etouffe une partie deplaisante de la psyche, comme cela a ete fait dans l'ere judeo-chretienne, celle-ci est inconsciemment projettee a l'exterieur et revient sous la forme du "destin".


" Telle est aujourd'hui la situation psychologique du monde. Les uns s'imaginent encore chretiens et croient qu'ils peuvent fouler au pied le pretendu mal; alors que les autres y ont succombe et ne discernent plus le bien. Le mal est devenu aujourd'hui une grande puissance visible : une des moities de l'humanite s'appuie sur une doctrine fabriquee a coups d'elucubrations humaines; l'autre moitie souffre de manquer d'un mythe approprie a la situation ". (MV p.376) Pour Jung, le mythe chretien est mort, il n'a pas pu evoluer, le christiannisme est devenu une.religion statique.. Pour Jung, " cette fois-ci, il y va de .l'ame de l'homme., oubliee depuis longtemps ". (MV p.378)


Que propose Jung face a ce constat ?


Jung a mis en evidence le processus d'individuation qui offre la possibilite d'integrer les differents aspects de la personnalite en une totalite, le Soi. Que l'archetype du Soi se manifeste par la conscience sous une forme identique au symbolisme rattache a la figure du Christ invite a reinterpreter le christiannisme, a le vivre comme une experience personnelle de Dieu. L'homme, comme nous l'avons vu, possede en lui la figure divine; s'il en prend conscience, il fera l'experience de la puissance numineuse dont il a ete question dans ce travail et ce sera la son Bonheur et son Salut.

La religion prend des lors le sens d'une prise en consideration attentive de l'inconscient, d'un devenir conscient, ce qui est le but de l'individuation. L'homme religieux et l'homme individue ont ceci en commun qu'ils ont tous deux decouvert la totalite qui les habite, le Christ pour l'un et le Soi pour l'autre.


Le precepte de Socrate : "connais-toi toi-meme", " reste a la base de toute evolution veritable ". (VW p.57)


Il faut que l'homme soit seul face a lui-meme, qu'il devienne un tout pour qu'enfin il puisse affronter la divinite et etre Homme au sens fort du terme. L'homme doit passer outre, grandir au-dela, de "l'animal doue de raison" dont nous parle Aristote. Dans l'Evangile du Luc (Lc 14:28) nous lisons: " Qui de vous en effet, s'il veut batir une tour, ne commence pas par s'asseoir pour calculer la depense et voir s'il a de quoi aller jusqu'au bout ? ". (BI p.1505) Dans une perspective chretienne c'est dire ceci : avant de fixer le projet d'une vie il faut s'asseoir face a soi-meme, entrer en soi et y decouvrir la figure du Christ. Le processus d'individuation invite a la meme recherche de totalite,

et c'est la je pense la solution que Jung propose pour eviter la mort definitive du mythe chretien dont il etait question en introduction.


Lorsque Jung parle des figures qui apparaîssent dans les recits bibliques il est utile d'avoir a l'esprit qu'il se refuse toute prise de position quant aux eventuelles realites metaphysiques qui se cachent derriere. Jung a toujours ete un empiriste, qui a travaille sur la base de faits resultants d'observations cliniques et de comparaisons trans-historiques et trans culturelles . Ses conclusions ne s'appliquent par consequent qu'a l'homme et a sa psyche et ne peuvent en aucun cas servir a demontrer l'existence d'un Dieu. Au dela des archetypes, rien n'est demontre.

http://tecfa.unige.ch/~jermann/staf14/jung/jung_39.html

Sur le nouvel évêque belge :

Un pharisien à la tête de l'Eglise de Belgique ... Un comble !
Plus proche des dogmes et des lois de l'Eglise que du Christ et du peuple, il est comme un phrasien qui critique la société qui a la paille de l'homosexualité ... sans s'occuper de la propre poutre de son Eglise qui a, en masse, des pédophiles homos qui agissent librement... Jésus est du côté des bannis, des méprisés et Christ est plus proche de l'homo méprisé par Léonard que de Léonard. Je commence bien à comprendre que l'Eglise est la représentation métaphorique des pharisiens : proche de lui, prenant tout à la lettre. Le christique est gnostique et n'a pas besoin d'Eglise.
Digne des sophistes de l'Antiquité, il épate les jeunes et les foules avec ses arguments fallacieux, simplistes (Freud pour souligner l'anormalité de l'homosexualité reviendrait au même que citer Raël !!! / Compare l'anorexie à l'homosexualité). Ces mêmes arguments, ces mêmes attitudes sont salués de vive voix par l'extrême droite belge...
Concernant Ratisbonne, il fait comme le pape : son supermarché là où ça l'arrange et prétend être ouvert et tolérant à d'autres domaines alors qu'il ne prend uniquement que les propos qui ne remettent pas en question l'Eglise catholique ou à d'autres approches qui font concurrent au "Tout à Christ" (New Âge, C.G Jung, ...). En bref, favoritisme, corporatisme et clientélisme (citation de scientifiques chrétiens la plupart du tempsn, les autres sont mentionnés en petites étoiles et leur nom est écrit en tout petit en bas de la page).
Il s'en est pris à des homos à Namur dans la rue. Un ami d'un ami a été personnellement insulté par Léonard qui n'a pas été ouvert à discuter.
L'Eglise revient à une forme d'Inquisition plus psychologique, plus cachée. Elle régresse psychologiquement. Elle convoque et appelle sa propre mort et son propre sucide.
Léonard et Rome sont complètement dans le déni par rapport au peuple et aux chrétiens : ils n'en veulent pas. Seul compte la gérontocratie plutocratique/aristocratique de romaine qui creusent un écart avec le peuple. Nous sommes dans une dictature spirituelle qui a ses jeunesses (analogie avec Hitler), sa propagande, ses dogmes et qui veut à tout prix garder le pouvoir.

_________________
"Quand l'amour s'en va, c'est le pouvoir qui prend sa place" Jung

Comme un gnOme : http://www.youtube.com/watch?v=7GN1I7M3yCc

Ofélia, puisses tu guider les êtres vers le Coeur, âme soeur, pour qu'ils puissent vivre avec l'Amour jusqu'à la fin de leur chemin, de leurs jours ; moi, je viens avec toi, tiens prends ma main ... : http://www.youtube.com/watch?v=GQCUF8ZvQTU&feature=player_embedded
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