Miroir de l'âme : rencontres d'âmes et d'esprits

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 X-Files : réflexions, pensées, ...

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GnOlus le gnome
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MessageSujet: X-Files : réflexions, pensées, ...   Jeu 3 Déc - 3:20

Je me suis mis à regarder pour la 1ère fois la série X-Files et j'ai été comme pris par une inspiration qui vient de je ne sais où. J'ai écrit plus de 6 pages en word, plus de 3650 mots, le temps passait vite, j'étais passionné, j'ai écrit sans me censurer comme ça venait. C'est le 1er épisode de la saison 1 : "Nous ne sommes pas seuls". Attention, il y a du spoiler : si vous n'avez pas vu la série, vous risquez de voir des éléments de l'histoire qui peuvent faire que la surprise et le dénouement n'est plus. Libre à vous de lire, de de ne pas lire pour regarder. Ma demande est que vous regardiez de votre côté avant de lire pour ensuite échanger ... et votre réponse peut être non à cette demande Wink lol!

Mes propos :

Saison 1 Episode 1 Pensées :
Je démarre en ayant en tête les analyses de Fox et cette envie depuis toujours de suivre ce que le "renard" me montre. Après Millennium, voici X-Files. Fox a une influence sur moi considérable, ouvrant des portes que je ne peux que prendre mais à mon rythme. Fox alias bob sur Mérelle écrit que Mulder est Puer et l’homme à la cigarette est un Senex. De suite, en les voyant, je ne peux penser comme cela du moins en partie. Mulder est psy, pas apprécié par ses collègues, le FBI en général, il est vu comme un marginal … voir le début de l’épisode dans le bureau. Ce sont des traits effectivement Puer. L’homme à la cigarette me fait plus penser à un daïmon, un être humain qui est comme un daïmon et/ou à leur service. Oui, il peut être Senex mais il est plus et autre chose que ça à mon sens : il est aussi daïmon. Il me fait penser à un vieux sage et sa cigarette qu’il va laisser de ci de là me fait penser à l’empreinte que les daïmons laissent. Un vieux sage qui serait comme un fripon divin, porteur de chaos et à la fois de sens. C’est comme s’il était un daïmon qui sait ce qu’il se passe. Si pour Mulder, la vérité est ailleurs alors l’homme a la vérité est probablement celui qui sait, qui vient comme d’ailleurs (métaphore) et qui la possède. Tout cela est intuition à vérifier j’en suis conscient. Si je fais une analyse jungienne qui considère que Mulder est identifié à l’esprit Puer alors Scully représente une figure de l’anima porteuse de l’ombre. Son animus est Senex. Par contre, l’anima de Mulder est Senex, ancienne et animiste. Il ressent, réagit comme un animiste qui est connecté à l’intuition et explique les choses inexpliquées à partir d’elle en excluant la sensation qui viendra plus tard dans le développement de la conscience humaine. Nouvelles intuitions à vérifier. Je pense que Jung développe cela dans les types psychologiques. Mulder est comme surpris, sublimé par le mana daïmonique. Scully, par contre, a une anima plus Puer qui est amoureuse de l’animus Senex. Cette anima me paraît amoureuse de la Raison. Elle répond émotionnellement par un jugement et des considérations scientifiques. Leur confrontation est métaphoriquement alchimique. Ils ne peuvent que s’opposer. Je pense que leur moi héroïque va agir et lutter pour s’affirmer, porter le message de l’esprit et de l’âme. La dimension héroïque, daïmonique ne sont pas prises en compte par Fox. La série vise à classer et élucider des enquêtes non-résolues. Il y a une recherche de connaissance. C’est un processus d’individuation en soi (le 2ème selon Pinterovic). La dynamique est plus une reconnexion avec le vieux sage qu’une reconstruction narcissique qui me semble tous les 2 en avoir un bon. Les images et les imaginations ne sont pas aimées par le FBI. Il dit qu’il est celui qui est le moins aimé et me semble bien seul. Ce sont des traits narcissiques. Sa thérapie s’inscrit dans une démarche d’amour : aimer ses images, ses imaginations, ses métaphores. Est-ce que Scully pourra les aimer métaphoriquement, elles et le mythe qu’elles sous-entendent ? Est-ce qu’elle va l’aimer quand même ? Toute l’histoire est une passionnante dialectique entre les 4 fonctions jungiennes. Je pense que Jung aurait adoré . Muld avoue qu’il veut éclaircir, résoudre mais « quelqu’un au bureau s’y oppose et met des bâtons dans les roues ». L’image qui me vient est celle de Jacob qui veut absolument rendre visible l’invisible et se bat avec l’ange pour cela. L’ange s’en va. Jacob accepte que l’invisible le reste littéralement mais il demande une chose : sa bénédiction pour qui il est. Je pense que mon analogie est véritable sauf sur le point de la bénédiction et de la lutte directe: c’est comme si Mulder voulait tout résoudre, éclaircir et que quelqu’un de « haut placé » (dans la hiérarchie) comme l’ange occupe une place plus haute que l’homme étant un être, un esprit hyperconscient qui ne désire qu’une chose : contribuer à la réalisation du rêve de Dieu s’opposait fermement. Une lutte ici plus froide que Jacob et l’ange. Toujours froide et à distance ? Est-ce l’homme à la cigarette ? A voir …
Le daïmonique est mis en avant par rapport au Puer/Senex sur lesquels ils se basent. Le bureau de Mulder ressemble comme à une tour d’alchimiste qui cherche quelque chose. Personnellement, après 20 minutes, ma psyché réagit déjà et je peux dialoguer avec une figure daïmonique qui est comme debout à ma gauche et qui répond à mes questions sur les daïmons. Je me sens comme initié. Je lui demande « Les daïmons peuvent-ils s’incarner ? » Il me répond « oui par des traces, des manifestations, des intuitions soudaines et bien plus souvent que tu ne le crois ». J’ai bien à prendre tout ça métaphoriquement.

Manifestations daïmoniques dans cet épisode : perturbations électroniques dans une voiture alors qu’ils vont enquêter : les instruments déconnent. Ils s’arrêtent. Mulder fait une croix sur le sol comme s’ils reconnaissaient, expiaient leur présence. Scully ne comprend pas. Implants dans le nez. Cadavre mutant. Mort inexpliquée rationnellement. Femme poursuivie par une lumière blanche et un être de lumière. Minute 23 : lumière blanche, flash, plus rien, …, la voiture ne démarre plus, la boussole déconne, va dans tous les sens. Le … correspond à 9 minutes temporelles perdues. C’est comme s’il avait été ailleurs et ne s’en souvenait plus ou le temps s’était arrêtée. C’est comme si la conscience n’était plus là. Cela au même endroit que la croix faite auparavant. Mulder fait le lien avec les témoignages de gens enlevés par des ET où le temps se perd. C’est comme s’il avait vécu cela. Conflits entre Sc et Muld concernant le temps comme donné invariable et inaltérable. Muld en doute. La voiture redémarre toute seule comme si quelqu’un rallumait le contact. Présence daïmonique qui souligne l’importance du message, du conflit, du doute de Mulder ? ALORS qu’ils ont ce conflit, ces échanges, la voiture se remet en route comme pour dire : « c’est ça » ? Retour à la « normale » par un nouvel acte daïmonique significatif qui est alors porteur de sens : ce que dit Muld est significatif, à prendre en compte et les daïmons valident comme par un geste, une remise en route ? Scully me semble bien unilatérale et les daïmons ont ici tendance à donner sens et raison à ce que dit Muld. Je pense que Mulder est lui-même daïmonique sans le savoir : sa présence est importante et des actes se passent en sa présence. Me vient : Ceux qui sont intimement reliés et convaincus de l’existence littérale ou métaphorique des daïmons les constellent ? Je pense que Mulder est littéral dans ses lectures comme un animiste et que Scully vient apporter de la métaphore, de la distanciation, de l’ironie, du scepticisme voire du cynisme … traits particulièrement Senex. Je pense que Mulder est daïmonique et Scully héroïque et que leurs rencontres est alchimique à souhait : autant ils s’opposent, autant ils se complètent. Autant et plus ça frictionne entre eux, au plus c’est créateur, réactif et opérant : l’inconscient daïmonique réagit fortement et entre en dialectique avec eux et manifestent à eux. Ils apportent tout 2 quelque chose à l’autre et à l’enquête. Ils sont comme complémentaires. Ca serait complètement différent si l’un était sans l’autre. Je me demande si Muld réussisait à résoudre les enquêtes sans Scully ? plus difficilement ? Scully a elle-même reçu un implant probablement pendant le vide temporel. Elle qui est sceptique, c’est comme si les daïmons agissaient directement sur elle … Et ça fonctionne : les daïmons jouent dans l’imagination leurs rôles. Elle pense à des implants alors qu’il ne s’agit que de piqures de moustique… et c’est Mulder qui, amusé, sourit … Je le vois aussi comme un signe daïmonique : « ça opère sur elle ». C’est comme si les daïmons opéraient dans le psychisme, par l’imagination. Comme pour l’inviter à se remettre en question elle et son unilatéralité ? Mulder raconte une expérience daïmonique où sa sœur disparaît en sa présence. Il avait 8 ans. La famille a été déchirée, personne n’en parlait (rien de tel que l’absence de mots, de paroles pour faire fonctionner l’imagination qui va alors créer métaphoriquement du sens). D’où son goût pour l’élucidation ? Il associe alors ses études à cet évènement comme s’il avait été une compensation : il va étudier la psychologie pour comprendre et donner du sens au comportement humain. Le psy est fasciné par le comportement énigmatique humain et fait cette vocation pour le comprendre ? Cela résonne en tout cas avec mon histoire. Je pense que l’évènement avec sa sœur a eu un impact sur sa vocation et la vocation selon Hillman, c’est le destin qui est dans l’akène. L’akène est gardé par le daïmon protecteur de l’âme, qui, pour qu’elle se réalise agit daïmoniquement. C’est comme si le daïmon de Muld avait enlevé sa sœur pour qu’il aille vers sa vocation : cette expérience le marquant ? Mulder a une facilité avec le fait de faire le profil des gens. Cette facilité lui a permis d’approfondir ses centres d’intérêt et il s’est alors tourné vers les dossiers X, non-résolus et cela le « fascine » (minute 27). Si je lis métaphoriquement l’histoire, c’est comme si suivre sa vocation ici dans son métier comme Mulder apportait une facilité qui permet alors un approfondissement du centre d’intérêt et contact avec des sujets en soi-même daïmoniques qui le fascinent ? (Jung parlerait de rencontres numineuses ayant un rapport avec le destin et le mythe de l’indiviud). Une invitation à trouver sa vocation pour se connecter à l’âme et aux daimons qui initient ? C’est un bel exemple de processus d’indiviuation développé par Hillman non-héroïque, alchimique (les daimons tant les élémentaux) où le moi subit son caractère, entraîné par les daimons et l’âme. Le moi étant touché par le numen de ce qu’il se passe est comme happé, approfondit et entre en contact psychique avec les daimons qui vont alors construire avec lui son mythe si important pour la psyché ?
Hillman reprend et se base sur Adler, le processus psychique de la compensation et la motivation comme centre psychique avec comme but la révélation du caractère du moi qui alors est relié au daimon. Ce dernier l’a choisi parce que le moi est à même, dans son environnement, de développer exactement ce dont l’âme a besoin pour vivre et s’incarner. Le moi devient comme un héros au service de l’âme et ce n’est pas le moi qui choisit l’âme et qui la crée, c’est le daimon, gardien de l’âme qui sont là bien avant le moi qui a alors un rôle, une mission à jouer : trouver sa vocation, son mythe pour se mettre au service de l’âme. Jung le dira par « Devenir soi pour se mettre au service de tous ». Jung, là, pose à mon sens les briques de la suite qui a été développé par Hillman. Si le but de l’individuation est le développement du moi qui se soumet au Soi alors ça reste qu’une quête héroïque. Si maintenant le moi soumis au Soi se relie à l’âme du monde alors le Soi n’est plus le dominant et n’est plus le seul : l’anima mundi compte aussi et là la quête héroïque sert, en fait, une quête psychique gardé par les daïmons. Le monothéisme jungien s’inscrit dans une perspective polythéiste où l’âme et l’Eros vont compter.
L’attitude de Mulder est psychique et daïmonique. Je pense que Jung n’a pas distingué clairement les 2 dans son approche ayant le nez dedans. Hillman, avec le recul, l’a vu et le signale.

Je reviens à l’histoire : Mulder est retourné sous hypnose pour régresser et revivre ce qu’il a vécu lors de l’enlèvement de sa soeur. Le doute s’installe chez moi : est-ce que les images régressives sont réelles, imaginées, un mélange des 2 voire suggerées par les désirs et les projections ? Je m’égare à vouloir moi-même élucider ce qui n’est pas possible de savoir … Une question plus pertinente me vient : Est-ce que le moi absent n’a pu être conscient et c’est une autre forme de conscience qui a pu sentir « la présence dans la pièce », les cris de sa sœur ? Une conscience consciente du daimonïque mais qui est non agissante étant donné qu’il est paralysé ?
Autre fait daïmonique : comme dans Lost (l’île, dimension daïmonique), une femme en chaise roulante est retrouvée écrasée … et sur ses 2 pieds !
Le « non pour découvrir la vérité » évoqué ci-dessus apparaît en actes : alors qu’ils vont enquêter sur le meurtre (diversion daïmonique), le motel est complètement brûlé : tout est perdu : notes, photos, rapports, … Le cadavre mutant lui a disparu de la morgue. Les daïmons s’arrangent pour que ça ne soit pas élucidé. C’est comme s’ils toléraient que Muld et Sc s’approchent de ce qui fait sens, de percer l’invisible et l’inexplicable que tout se retire, s’enlève. Me vient, je ne sais pour quoi l’image de Job qui lui aussi perd tout. C’est le feu et le vol qui sont ici utilisés pour faire disparaître. Typiquement alchimique et hermétique. Pedraza in « Hermès et ses enfants dans la psychothérapie » montre que le vol réel d’un objet, d’une idée, d’un comportement, d’une partie de soi, d’une énergie (handicap, perte psychique, perte d’inspiration, ...) est comme une manifestation daïmonique d’Hermès qui vient voler parce qu’il y a eu un échange moi  daïmons et il le manifeste. La perte extérieur compense le gain intérieur. Le vol peut être considéré comme un acte daïmonique tant il est rapide, soudain, … Pour les Grecs, le vol est lié au commerce, à l’échange. Pour ma part, je me suis fait par 2 fois dans ma vie fait voler ce qui permet d’écouter la musique : auto-radio et baladeur alors que j’avais laissé les objets dans des endroits sans ma présence. Le vol montre une absence du moi : quelque chose lui échappe et s’en va malgré lui. Au-delà du drame pour le moi que peut être le vol, il est intéressant de regarder et d’inscrire cela dans le mythe de la personne et de son caractère. Pour ma part, j’accordais beaucoup d’importance aux vols et littéralisaient cela en symbolisant : on m’a volé la musique. Les émotions étaient fortes comme une perte de mana, d’énergie psychique comme si ces objets étaient la musique. Depuis lors, j’ai compris l’importance de la musique pour moi. Ca m’a fait prendre conscience que mon cœur est comme un instrument de musique et celui-là ne peut m’être volé que par le meurtre et la Mort. Il est comme un tambour. Les daïmons m’ont volé pour me montrer que la musique est en soi d’abord dans le cœur ? Un ami m’a dit « Mais Alex ce ne sont que des objets ». Et cela a fait eu un impact psychique : littéraliser peut être thérapeutique pour celui qui symbolise sans cesse. Je suis alors arrivé à la danse, je chante et danse et découvre que je peux être porteur de musique et que mon corps peut la danser. Le vol peut donc être aussi vu comme une invitation à chercher ailleurs qu’à l’extérieur ; il peut être vu comme un emprunt qui sera rendu différemment plus ; comme une invitation à voir que, même dans le vol, je reçois quelque chose et que je ne perds pas tout. Nous ne voulons pas comprendre que le pire est compensé par le meilleur disait Jung. L’inverse est valable tout autant. Cette perte de l’objet extérieur a été comme un sacrifice, comme une clé qui m’a ouvert d’autres portes. C’est cette vision qui est thérapeutique. Je peux rire maintenant de ces vols. Je dédramatique et suis plus en paix depuis que j’ai redonné un sens différent, que j’ai compris et que je réimaginais un sens différent. Alors que j’écris cela, la pluie se met à tomber … Mais ici les radios et les photos sont détruites et non volées. Ca se consume. C’est une autre histoire. Une autre dynamique que le vol : moins aérienne, donnant de l’énergie, se consumant. Travail au noir ? Début de l’œuvre ? Mais quelle œuvre ?
Alors que Scully convainc une fille qu’elle ne va pas se faire tuer comme les autres, elle perd d’un coup du sang au niveau du nez. Manifestation daïmonique ?
Celui qui est soupçonné de meurtre serait un garçon … dans le coma qui végète ! Autre manifestation daïmonique où le corps agit sans l’intervention directe du moi conscient mais guidé par un daïmon comme dans une possession ?
Concernant le temps perdu, Mulder parle de quelque chose qui le contrôlerait. J’aime cette idée que le temps peut être comme manipulée et dirigée par un daimon, un être qui en est le maitre qui ne fait pas de lui quelque chose de linéaire. Ah si j’étais lui, je m’amuserai comme un petit fou Very Happy
Muld parle de la forêt comme ayant une force mana de manipuler les gens, de les appeler et de les marquer et donne cela comme raisons à ce qu’il se passe. C’est le sens qu’il y donne. Ils y subiraient des opérations qui font muter les gènes (cadavre mutant). Les gènes se trouvent dans l’Adn qui a la même représentation que le caducée d’Hermès ! Encore un lien véritable entre 2 images. Ce sont donc des daimons « charmeurs de serpents » qui peuvent entrer, agir dans le code génétique qui peut être vue métaphoriquement comme 2 serpents qui se croisent et agissant de manière complètement autonome. C’est l’infini, le nœud de l’inconscient collectif, sa source : il le contient métaphoriquement lui et la mémoire de l’homme. Le charmeur peut influencer cela et donner une autre forme au serpent, le recalculer. L’imagination ici de Mulder montre tout une multitude de daïmons qui agiraient dans un but mythique précis et nous renseigne non pas sur les gens qui ont enlevés et manipulés littéralement mais sur les daïmons qui pourraient agir sur le code génétique en le modifiant donc sur l’inconscient collectif dont il est la métaphore. Ca nous renseigne sur les actions daïmoniques sur l’homme. L’imagination se connectant avec les daïmons et leurs pouvoir. Ca nous dit métaphoriquement que les mutations sont comme voulues et faites par les «daimons de la forêt charmeur de serpent ». Elles sont donc divines et expliquent ce que la science ne peut expliquer : certaines personnes, au contact du nucléaire, subissent des mutations génétiques mais d’autres pas du tout. Il y a quelque chose d’archétypique et de daïmonique dans le changement, la mutation. Nos changements intérieurs profonds ne sont donc pas littéralement issus de la volonté mais sont voulus et validés par les daimons qui comme des charmeurs de serpent modifie notre propre ADN inconscient et idem pour le collectif ? Il s’avère effectivement que c’est le garçon dans le coma qui tue les filles. Son action, le fait qu’il le fasse n’est pas explicable rationnellement. Il est entouré par un vent en spirale comme s’il était aérien, comme un cyclone, une tornade. Il a, en fait, au dessus de lui une lumière blanche. Il porte la fille. Il a l’air d’être comme un passeur daïmonique. Au final, la fille est par terre vivante. Il n’a plus les marques dans le dos. Je ne comprends et ne cherche pas à y trouver un sens quelconque mais ce qui me vient est très animiste et daïmonique : il a été vu par Mulder, son propre père. Parfois les daïmons veulent juste être vus, reconnus et après, s’ils sont honorés, ils s’en vont. C’est ce qui se passe ici à mon sens. Scully n’a pas été présente et ne peut témoigner des faits. A nouveau, Mulder est seul avec son vécu sans preuves n’ayant pas de vérité matériel, juste son expérience et la vérité et je pense que c’est cela que veut dire: « la vérité est ailleurs ». A la fin, il s'avère que non : Scully est avec lui. Ils sont comme en alliance. L'histoire, les évènements a eu un impact sur elle : elle est moins sceptique face à Mulder parce qu'elle les a vécus ?
Suite à ces évènements, Billy semble comme dépossédé : il est sorti du coma, il parle, il a son moi. Il ne végète pas. Il est entré en « état végétatif » après être entré dans la forêt après avoir vu la lueur blanche. Billy a reçu une mission : passer des « tests » et puis aller chercher les autres pour qu’ils les passent aussi. C’est comme s’il avait été possédé. Pendant le Moyen-âge, c’était le diable ce qui était profondément dénié qui entraînait les possessions. Dans cet épisode, ce sont les ET … les daïmons présents métaphoriquement. Ils prennent des apparences différentes suivant le temps (conjonction Puer/Senex) en s’incrustant dans les mythes présents et/ou dans l’ombre (Moyen âge : le diable ; ce jour : l’irrationnel et l’ufologie notamment) pour parler aux âmes et se faire reconnaître de par leurs manifestations ? Il a comme reçu un implant sur le 3ème œil ( ?) et recevait des ordres dans sa tête. C’est la lumière qui donne les ordre. C’est comme s’il était connecté profondément par le chakra du 3ème œil et recevait des instructions de forces daïmoniques qui par ce biais le possédaient. Elles le rassurent mais le test n’a pas marché. Ils voulaient tout détruire et allaient partir. Ca montre que les daimons peuvent comme prendre quelqu’un, le posséder pour le faire agir pour leurs besoins et intentions. Il en a peur et craint leur retour.
A la fin de cette histoire, Scully en tant que scientifique s’avoue vaincu et reconnaît que son rapport va dans le sens de la subjectivité (alors que non) et n’est pas défendable scientifiquement parlant. Cela devant ses supérieurs. Ils ne considèrent le scientifique que comme valable. Le FBI est là Senex, représentation métaphorique de cette société où il faut tout prouver, tout rationaliser ? Je vois cette série comme mettant en scène le mythe moderne encore présent ce jour dans ses dialectiques : le conflit paranormal/science ; objectivité/subjectivité ; daïmons/déni des daïmons. Là sont à mon sens les enjeux qui frappent à la fois l’auteur de la série, les acteurs et nous tous.
A la fin de la série, j’apprends que l’homme à la cigarette dépose l’implant dans les preuves au Pentagone qui a une énergie saturnienne et plutonienne selon Hillman cad mystifiante, rendant mort alors que c’est vivant ailleurs.

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Dernière édition par GnOlus le gnome le Lun 20 Déc - 21:18, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: X-Files : réflexions, pensées, ...   Jeu 3 Déc - 3:37

[b]Au final, la fille est par terre vivante. Il n’a plus les marques dans le dos. Je ne comprends et ne cherche pas à y trouver un sens quelconque mais ce qui me vient est très animiste et daïmonique : il a été vu par Mulder, son propre père.[/b]

Mon inconscient me jouerait-il des tours en me faisant dire ce que je n'ai pas dit ?? lol!. Je voulais écrire "ET son propre père" Il dit que Mulder est comme le père métaphorique de Billy : c'est lui qui permet à Billy de se dire, c'est la présence de Mulder, son père métaphorique, qui le voit qui fait que le daïmon parte ? Mystères, mystères ... Very Happy

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MessageSujet: Re: X-Files : réflexions, pensées, ...   Jeu 3 Déc - 21:58

Episode 2

Un homme apparaît avec plein de taches sur sa peau. Des pilotes disparaissent.
L’homme à la cigarette apparaît et entre en dialectique avec Mulder. Il lui révèle qu’il sait plein de choses. Il ne veut pas dire qui il est et pour qui il travaille. Il donne des conseils pour « préserver leurs vies de risques inutiles. »L’homme disparaît au détour d’un couloir comme par magie. Des hommes de l’armée qui font des expériences sur des nouvelles armes et technologie perdent l’esprit et posent des actes irrationnels. Scully comprend, à la lecture, d’un article que c’est une zone à forte présence de daïmons ET. Ils rencontrent une 1ère dame qui désire recevoir des infos et ne les a pas. Elle semble épleurée. Elle en veut à l’armée et désire réponses et reconnaissances. Une autre dame est avec son mari qui se tire les cheveux. Elle semble rationaliser et attribuer cela à l’angoisse, au stress et est contente quand même « qu’il soit vivant ». Elle n’en veut pas à l’armée, elle est reconnaissante : l’armée s’occupe d’eux, soigne et paie pour son mari. Elle estime que son mari fait un métier à risques et que c’est à lui à assumer les conséquences. La 2ème dame traite la 1ère de folle pour « lui avoir amené le FBI » chez elle. Scully explique que l’homme qui tire ses cheveux fait de la stéréotophie qui est un stress post-traumatique observé chez les soldats et chez les animaux maltraités/en zoo. Mulder est sceptique et dit que cela fait partie de leur métier (pilote de l’air) que d’être sous pression. Il dit que le 2ème ne s’est pas dégonflé de sa vie. Il ne croit pas en la rationalisation de la femme. L’armée refuse tout contact direct. Rencontre avec un journaliste à qui Muld se renseigne pour savoir où aller pour rencontrer les ufologues de la région. Scully se plaint que Muld ne le tienne pas au courant … il le fait pour éviter à se justifier ? En effet, la base aérienne n’est pas sur la carte du gouvernement. Ils sont dans l’auto près de la base. Elle est à l’arrêt, contact coupé. Scully dort, la voiture se met à trembler. La vitre arrière éclate. Ils vont sur la colline. 2 lumières blanches volent librement comme des lucioles. Ils tentent d’expliquer le phénomène : Scully ne pense pas que ça soit des avions mais que ce sont des lasers projetés depuis le sol. Ils montent vite, se percutent et explosent. Un hélico approche et 2 individus sortent de la base. Ils sont poursuivis par l’hélico. Ils les rejoignent. Ils les interrogent. Les étudiants parlent de nouvelles technologies, de cyborgs et de drones en faisant référence à Star Wars. Ils parlent de la guerre du Golfe 2 où ils les enverront chez Sadam. 16 ans plus tard, c’est un fait que les Américains sont retournés chez Sadam. Intuition de Carter ? Scully doute à propos des jeunes. Pas Mulder. Il pense que l’armée dispose de technologie ET. Si c’est le cas alors métaphoriquement, c’est comme si des daïmons collaboraient avec certains êtres humains en leur apprenant des technologies. Ils dialectisent : Mulder explique et soutient sa théorie avec des preuves, Scully doute des preuves et n’émet pas de théories. Entretemps, le mari de la 1ère dame est revenu ! ALORS qu’ils enquêtent, voient ce qu’il se passe aux abords de la base, le mari revient. Les daïmons provoquent l’enquête pour qu’à nouveau ils soient vus et qu’ils s’intéressent à eux? La femme est en pleurs : elle ne reconnaît pas son mari. Il dit qu’il a été à l’hôpital. Il ne se souvient pas de ce qu’il s’est passé. Il a comme une amnésie. Mulder pense qu’il a subi un lavage de cerveau. Scully en doute et parle d’amnésie. Muld pense que non. Il vient avec l’intuition et la théorie, la thèse du complot. Elle s’oppose par la sensation et l’hypothése à vérifier et découvrir. Je parlais, pour le 1er épisode, des conflits entre les fonctions jungiennes. Je n’ai pas parlé du contexte : trouver la gnose, la connaissance, la vérité cachée. Elles ne peuvent que collaborer pour la toucher en même temps, le paradoxe est qu’elles s’opposent d’où dialectique, tension et alchimie. Mulder parle de complot et de lavage de cerveau. Scully dialectise en émettant son avis opposé mais aussi en questionnant Mulder « Pour quoi le font-ils ? » Réponse : « Contrôle des informations et de la démence du gars ». Scully en reste à la dépression nerveuse. Mulder pense que la démence est due au fait d’être confronté à cette technologie nouvelle qui crée comme une inflation sur le moi du pilote qui ne la connaissait pas et qui serait profondément affecté autant par la nouveauté, par l’exclusivité de sa tâche que par le fait d’être gardien de gnoses, de connaissances cachées. Ils sont arrêtés par des hommes en noir qui les possèdent de toutes preuves matérielles. Le système étant basé sur le fait qu’il faut tout prouver, ils créent exactement ce qu’il faut pour se protéger. Ils le manipulent. Mulder pense que les 2 jeunes sont des taupes qui les ont gentiment approchés pour savoir ce qu’ils savaient. Il raconte alors sa rencontre avec l’homme à la cigarette (début de l’épisode). Il pense qu’ils sont au cœur d’une conspiration et qu’ils sont prêts à tout pour garder le secret sur l’ovni de Roswell. Scully lui dit qu’il rêve. S’il a raison, l’enjeu est que la vie extra-terrestre sera prouvée matériellement parlant. Scully l’invite à réfléchir, à se tourner vers la sensation et la pensée en disant « ce que nous avons vu peut être un avion expérimental ». Elle montre ici les ombres de l’intuition de Mulder qui les posent presque en vérité sans aller les confirmer. Si c’est un avion expérimental, Scully pense que le gouvernement peut protéger ses secrets. Mulder est d’accord mais il trouve que le gouvernement ne peut spolier et utiliser sans dignité l’esprit des êtres humains pour progresser technologiquement. Là, Mulder s’oppose au scientisme rationnaliste et prométhéen qui est prêt à tout pour arriver à ses fins scientifiques et économiques. Il est du côté de l’âme et de l’esprit. Scully l’invite à en rester là. Mulder, amer, lui dit « tu n’es même pas curieuse ». Ca montre le côté Puer, aventurier et explorateur de Mulder. Il accepte, pour finir, de partir. Mais c’est une feinte. Les 2 jeunes le conduisent au trou dans le grillage. Il entre dans la base. Le soir, il arrive sur la piste d’atterrissage et un vaisseau triangulaire arrive et se met au dessus de lui puis il repart. Il est enlevé par des militaires qui l’enlèvent et l’attachent. Il reçoit des piqures. C’est comme si, contrairement au 1er épisode, il dépassait un interdit posé par les daimons. Il subit une opération. Scully va le rechercher. Un agent de sécurité les invite à voir ce que c’est leur attitude qui est dangereux. Eux, ils ne font que protéger. Mulder est, à son tour, amnésique. C’est comme si sa memoria, son inconscient avait été manipulé par les daimons « charmeur de serpent » capable de modifier en profondeur le psychisme. Scully se fâche face aux intuitions de Mulder et nomme « Nous ne sommes sûrs de rien. Nous n’avons aucune certitude ». Ce qui ne veut pas dire qu’ils n’ont pas des exactitudes. Concernant l’homme qui devient dément après avoir piloté l’apparei. Si les pouvoirs daïmoniques sont à l’image de l’appareil expérimental alors le moi possédant ce pouvoir risque la psychose (dissiciation suite à l’inflation de la mana) et notamment l’amnésie ? L’affaire est classée. A la fin, Mulder rencontre l’homme à la cigarette qui lui dit que sa vie est en danger. Il veut de la discrétion. Il est ok de donner des infos que si son intérêt est servi. Ca ressemble à une forme de commerce et d’échange. Dans l’épisode 1, ce sont les preuves qui sont volées. Ici c’est Mulder lui-même qui vole des images de ce qu’il se passe sur la base. Le vol du 1er épisode est compensé par celui de Mulder dans le 2ème ? En tout cas, l’homme à la cigarette entre en dialectique avec Mulder. Un échange peut se produire. Son intérêt, à l’homme à la cigarette, est la vérité. Celle-ci est une titanéide pour les Grecs ? Il serait daïmon d’énergie balance (zoodiaque) qui garde, préserve, conduit , révèle et cache la justice et la vérité ? Des daïmons favorisant l’équilibre ? Il révèle à Mulder que l’appareil est un ovni militaire. Il demande à Mulder pour quoi il continue à chercher alors que les preuves de vie d’ET n’est pas prouvée littéralement. Il répond que les preuves laissent dans le doute et l’expectative. Il est d’accord avec lui. Il dit qu’ils sont parmi nous depuis la nuit des temps. Il parle probablement métaphoriquement.

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MessageSujet: Re: X-Files : réflexions, pensées, ...   Lun 7 Déc - 4:00

Episode 3

Un homme se rend en son bureau et nous voyons une paire d’yeux dans une bouche d’égout. Plan américain. Le haut du visage est un peu difforme. Le bas n’est pas visible. L’homme est suivi. Quelqu’un pénètre dans son bureau. Il est tué après bagarre. La « chose » s’en va.
Scully mange avec un ami chargé de l’enquête du meurtre relaté ci-dessus. C’est un tueur en série. Les victimes n’ont pas de lien entre elles. Ce qui relie les meurtres : le point d’accès : il y en a aucun. Directement, je pense à un daimon qui a la capacité de se faufiler partout, voir de passer à travers la matière. Un daimon d’énergie mercurielle capable de passer partout. Le meurtrier est invisible aux caméras, aux vigiles. C’est insolite. Les victimes ont eu le foie arraché, sans qu’aucun outil ne soit utilisé. Son ami veut utiliser Scully dans cette enquête. Une fois résolue, l’ami obtiendrait une belle promotion et selon ses dires « Scully ne devra plus jouer à Madame Martienne ». Il semble dénigrer Mulder. Scully dit qu’il est un agent compétent. Un dialogue s’en suit entre Mulder et Scully. Il se sent comme pas pris en compte : on en parle à elle et non à lui. Il pense que les gens ne le trouvent pas simple parce que l’ami de Scully vient « simplement » la trouver en tant qu’amie. Ils échangent sur la réputation de Mulder qui est vu comme un martien. Très Puer cette vision projetée sur lui. L’ami arrive, une poignée de fer se vit entre les 2 hommes. L’ami charrie Mulder sur les petits hommes vertes qui lui rétorquent que « la réticuline leur donne une allure grise et que ce sont des petits hommes gris qui ont la tendance à enlever le foie des gens parce qu’il en manque dans l’univers ». C’est intéressant cette image du foie enlevé pour leur fer. L’image montre que les daimons viendraient prendre ce qui est rare dans l’univers mais disponible en l’homme ? Ca montre que l’homme a et dispose d’atouts rares que les daimons n’ont pas et veulent s’approprier ? Me vient encore l’idée du vol avec cette ablation de foie. C’est le foie qui donne la couleur au réseau de réticuline. Y a un lien scientifiquement établi entre le foie et la peau (jaunisse notamment). Le foie, je le vois comme un laboratoire d’alchimie où se joue nombreuses transformations. C’est un esprit gardien de l’équilibre entre l’intérieur et l’extérieur (peau) ? La peau, je la voie comme une enveloppe qui mue et s’enlève au fil des mois sans qu’on la voit. Elle change seule, subtilement, doucement mais sûrement. Elle change et ne change pas en même temps.
Mulder enquête et découvre les mêmes empreintes sur les différents lieux de meurtre. Dans l’un d’eux, la « chose » est entrée par une bouche d’aération de 45 cm sur 25 ! Cela me fait penser à la bouche d’égout. Nous avons donc la présence métaphorique d’un daimon enlevant les foies, passant par des bouches très étroites s’infiltrant ainsi comme le Mercure dans des lieux, à la base, inaccessible ? Toujours les mêmes débats de fond entre Mulder et Scully. Dorénavant, je n’y reviens que si du neuf m’apparaît. Scully souligne que son bureau est à l’écart et que personne ne croit en ses théories. Mulder dit qu’elle est aussi dans ce bureau. Il propose à sa collègue de mener l’enquête de leur côté sans interférer sur celle de leur collègue. Mais est-ce que cela est possible ? Scully voit en l’ablation du foie comme un acte de rédemption par transfert : le foie nettoie le sang comme le meurtrier enlève le foie pour se purifier. Ils appréhendent un suspect qui passe au détecteur de mensonge. Mulder inscrit des questions insolites « Avez-vous plus de 100 ans ? ». La personne dit « non ». Mulder observe la courbe et voit que la personne ment. Mulder m’apparaît là comme un « GhostBuster » cherchant le daimon caché par le biais de la technologie. Les gens autour de lui ne sont pas ok avec son interprétation et voit la montée cardiaque comme un signe de surprise face à ce genre de questions. Mulder reste convaincu. Le suspect peut partir. Scully a une intuition : elle pense que Mulder ne dit pas tout au sujet de ce test et veut en avoir le cœur net. Je pense que son moteur est la curiosité par rapport au dossier classé et à l’esprit Puer de Mulder. Ca montre qu’elle a un esprit à fois ouvert à l’inconnu tout en étant ferme sur les preuves matérielles. Un animus certes Senex mais pas coupé du Puer. Et justement ! Mulder prouve que cet homme a été dans la pièce : il suffit de rallonger les empreintes, de les étirer pour qu’elles collent. Capacité daïmonique à changer de corps et forme ? Daïmon loup-garou et mutant ?
Le meurtrier passe à l’action sur quelqu’un d’autre. Il a les yeux oranges/jaunes. Il monte sur le mur comme Spiderman. Nous avons donc une action daïmonique où l’individu a la capacité de s’étirer, de changer son corps et d’être comme une araignée sur son fil déifiant les limites humaines. Il passe par la cheminée. Il a le bras élastique. Quand Mulder et Scyully arrive sur les lieux du crime, le collègue du FBI rationnaliste (« seul ceux qui ont une approche raisonnable peuvent entrés ») s’interpose et ne veut pas que Mulder entre. Scully s’interpose à son tour. Le collègue « tu es de quel côté ? » comme s’il s’agissait d’une guerre idéologique. Scully répond qu’elle est du côté des « victimes ». Je trouve que cet épisode est centrée sur elle : on la voit plus que Mulder, elle parle plus, tient plus la vedette. Je pense que Carter veut montrer qu’il est possible à la fois de concilier « intuition » et « sensation » et cela se fait ici en Scully qui est comme une médiatrice entre le tout intuition de Mulder et le tout sensation du FBI. Ici, en tant que médiatrice régulante, gardienne d’un équilibre, elle ramène le débat sur le fond, le sentiment et la pensée : découverte de la vérité et service aux victimes. Elle montre que l’intuition et la sensation peuvent être (ré)conciliées ensemble et fonctionner ensemble en étant au service de la pensée et du sentiment. La guerre idéologique entre rationaliste et intuionniste fait fi de la pensée et du sentiment qui valide uniquement le bien fondé d’une entreprise que si elle respecte une méthode et un mode de perception précis. Scully donne ici une piste pour sortir de cette guerre ? Elle fait comme Jung qui prend compte l’intuition et la sensation de par la méthode scientifique empirique qui serait alors une conjonction des opposés entre le rationalisme et l’intuitionnisme comme méthode perceptive ?
Le meurtrier tue toutes les 30 années 5 personnes. 5 meurtres en 1933, 1963 et maintenant 1993. L’intervalle entre les années est long. Il remarque que le personnage n’est pas né, n’est pas marié, pas de traces matérielles de son existence. Il me semble être comme un daïmon en dehors du temps et à la fois dans le temps, jeune et vieux, qui réapparaît tous les 30 années. Il est donc comme éternel et immortel. Un homme témoigne sur ce qu’il s’est passé en 1903, le départ de tout cela. Il parle du Mal ontologique incarné dans un monstre et qui rassemble tout ce que l’humanité peut créer. Il parle des camps de concentration et de l’épuration (tiens tiens le foie et la pureté, elle se constelle ici encore) ethnique. L’homme révèle que le daïmon emporte aussi des éléments tout personnels … comme des fétiches ou des trophées ? Il a les preuves matérielles de 1963 et on voit le même homme. Il n’a pas vieilli. C’est donc un daïmon Puer, éternel. Comme un esprit qui revient accomplir les mêmes tous les 30 ans. Me vient l’image, spontanément, dans mon esprit du film « Predator ». Ces chasseurs reviennent sur la Terre chasser des humains, récoltent des organes, des trophées. Sur le lieu où vivait l’assassin en 1963. Y a comme un autel avec les trophées et une entrée. Ca sent très fort la bile. Ca me fait penser à un antre daïmonique. Mulder pense (intuition !) que ce lieu est un endroit d’hibernation. Il pense qu’une mutation génétique donne le pouvoir d’hiberner tous les 30 ans et de pas vieillir. Je suis surpris de voir Mulder faire recours ici à la sensation et à la matérialité. Ca me fait penser aux daïmons charmeurs de serpent qui sont comme capable de modifier profondément la structure en charmant le serpent intérieur et en lui faisant prendre la forme qu’ils veulent. Forme qui influence qui il est. Etant donné que regarder quelque chose, le transforme. Le foie humain est vue comme un aliment qui permet de se nourrir pendant cette période. Le foie serait donc dans les images mulderiennes vue comme un aliment régénérant, une pierre philosophale. Dévorer le foie me fait penser ici à Prométhée … mais doutant de la validité de mon amplification, je n’y irai pas plus loin. Cette dernière demandant une étude intérieure plus approfondie avant énonciation. Ils veulent l’attraper et mettent un plan en place pour se faire.
Le daïmon, présent dans la pièce, vole le pendentif de Scully ! C’est comme s’il prenait quelque chose parce que échange psychique avait eu lieu. Je pense au fait qu’elle apprend de Mulder, qu’elle voit, dans cet épisode, que ces intuitions, certes à vérifier, peuvent amener à du concret et amener des hypothèses qui peuvent se vérifier.
Le collègue, rationaliste, qui se moquait de Mulder au début de l’épisode est en colère. Scyulle ne partage pas ses pensées. Elle, qui doutait de Mulder au début, lui fait ici confiance contre ce collègue et ses jugements. Je vois là un renforcement de l’alliance entre Mulder et Scully. Le choix de Carter pour le prénom « Fox » me trouble particulièrement. Mulder se rend dans le lieu de l’habitation et découvre le pendentif de Scully. C’est lui qui va l’amener à Scully qui est alors au prise avec le meurtrier. C’est si le daïmon s’en prenait à la médiatrice, à l’âme de Mulder qui agit sur lui pour équilibrer sensation et intuition et en même temps, le daimon sème l’indice à Mulder qui le trouve sur l’autel pour être retrouvée afin qu’il sauve métaphoriquement son âme ? Il a coupé son téléphone, elle ne peut le joindre. C’est comme s’il coupait toute communication entre lui et son âme ? Il arrive, la sauve et menotte le daimon au tuyau de la baignoire … Images intéressantes à développer … Le lit avec Prométhée me semble maintenant plus évident : Mulder nomme qu’il se fonde, je cite, un « nouveau nid ». Le lieu avec le rationalisme du collègue, le nid, le foie dévoré par un oiseau voilà 3 caractéristiques qui relient les images. Si ce daimon est comme l’aigle qui dévore le foie de Prométhée, qui a comme un nid alors il est comme un daimon zeusien, envoyé pour punir les hommes ? de quelle faute ? Celle du rationalisme ? En tout cas, Scully apparait ici, comme je l’ai dit plus haut, comme une médiatrice entre sensation (raison) et inuition (irrationnel) et le daimon, en s’en prenant à Scully, tente de détruire cette âme, cette médiation ? Si oui, c’est paradoxalement le fait de s’en prendre à elle qu’il devient prisonnier, enchainé comme Prométhée et punit comme lui ? La science et donc la pensée montre que cet homme est un mutant. Un daïmon incarné. La pensée ici valide les intuitions contre le rationalisme uniquement tournée vers la sensation, qui méprise l’intuition et les hypothèses irrationnelles. Cette histoire montre que la perception irrationnelle peut être fondée rationnellement. C’est une conjonction des opposés. Cet épisode est le 3ème. Trois comme la fonction médiatrice et transcendantale chez Jung : celle qui réunit les opposés en un symbole nouveau. Mulder conclut, un brin cynique (lui si Puer, est-ce là le signe d’une contamination Senex ?), on dépense un pognon fou à mettre des barreaux, des systèmes de sécurité infaillible et quand je le regarde, je me dis que tout ça est bien inutile ». N’est-ce pas une métaphore que l’homme peut construire toutes les forteresses de fer, toutes les prisons qu’il veut, le daïmonique, le mercure s’infiltrera quand même et atteindra son objectif peu importe les défenses (du moi of course ) ?

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