Miroir de l'âme : rencontres d'âmes et d'esprits

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 Critique de l'unilatéralité du Soi vue que comme Vieux Sage/toute-puissance parentale

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GnOlus le gnome
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MessageSujet: Critique de l'unilatéralité du Soi vue que comme Vieux Sage/toute-puissance parentale   Lun 2 Nov - 21:14

Pour en finir avec le parentalisme, la toute puissance parentale ce comportementalisme ...... propres à Lacan notamment :

Chez les Grecs de l'Antiquité, bonheur se disait eudaimonia, littéralement le contentement du daimon*. Autrement dit, seul le daimon qui reçoit toute l'attention qui lui est due peut faire le bonheur d'une âme d'enfant. (...)
Vouloir le bien-être spirituel de l'enfant avant votre propre accomplissement moral, c'est tourner le dos à votre akène**. Vous faites de l'enfant un substitut. Vous reportez votre vocation sur lui et personne n'est content. Votre daimon se plaint d'être délaissé, et votre enfant n'apprécie pas qu'on le réduise à une effigie de vous-même. (...)
Au bord du désastre écologique, notre civilisation prend aujourd'hui conscience de l'importance de l'environnement. Or le premier pas vers la nature consiste à échapper au monde familial pour affronter le monde lui-même, autrement plus vaste. Tout ce qui nous entoure fait fonction de parents, si la tâche des parents consiste à veiller sur nous, à nous instruire, nous encourager et nous punir. Croyez-vous vraiment que les humains ont inventés la roue, le feu, les paniers et les outils grâce à leur seul gros cerveau ? Les pierres savaient rouler sur les pentes des collines ; le feu venait du ciel ou sortait de terre ; les oiseaux savaient tisser, fouiller la terre, concasser des cailloux, tout comme les singes et les éléphants. C'est la nature qui a enseigné aux hommes la façon de s'y prendre pour la maîtriser.
Plus nous exagérons le rôle des parents, plus nous les dotons de pouvoirs mythiques, moins nous remarquons le rôle éducateur de tout ce qui nous entoure. (...) le monde fournit le vivre et le couvert, mais aussi l'aventure et les plaisirs. Le monde s'exprime plus par les verbes que par les substantifs. Il n'est pas simplement constitué d'objets et de choses ; il fourmille d'occasions à saisir, d'occasions de jouer, d'explorer. Le loriot ne voit pas la branche, mais la possibilité de se percher dessus ; le chat ne voit pas la boîte vide mais une cachette où il peut se mettre à l'affût. L'ours ne voit pas un rayon de miel, mais la perspective d'un délicieux repas. Le monde ne s'absente jamais. Il bruit et rayonne d'informations toujours disponibles. (...)
Ce qui signifie que les enfants perturbés n'ont pas tant besoin d'attention supplémentaires de la part des parents, mais qu'ils gagneraient plutôt à ce que ces derniers s'effacent afin de leur permettre d'avoir confiance dans le monde physique réel et d'en tirer du plaisir. (...)
Vers quoi l'âme en peine se tourne-t-elle quand elle n'a pas de psychanalyste à portée de main ? Vers les arbres, le bord de l'eau, l'animal de compagnie ; elle se plaît à errer dans les rues de la cité, à se perdre dans le ciel étoilé. Il suffit parfois de regarder par la fenêtre, de faire bouillir l'eau pour le thé, d'inspirer, d'expirer profondément, de se laisser aller, pour que quelque chose arrive de l'au-delà. Notre daimon, préférant la mélancolie au désespoir, semble alors apaisé. Le contact est établi. (...)
Bien sûr, le monde extérieur possède des démons qu'il faut conjurer. Le danger est omniprésent. Mais, au-delà du seuil, il n'y a pas que des microbes, des araignées et des sables mouvants dans les fourrés, il y a aussi l'âme des ancêtres. Or nous avons fait notre deuil des ancêtres de la même façon que nous avons trouvé des substituts aux divinités cosmogoniques. Les parents les ont engloutis.

Passages du livre de James Hillman "Le code caché de votre destin".

* Daimon : Akène - image, personnalité, sort, génie, vocation, daimon, âme, destin, destinée.
** Akène (ou achaine) - de a- privatif, et du grec khainein, s'ouvrir -, synonyme de "gland", désigne plus généralement un fruit sec formé d'une carpelle qui ne contient qu'une graine.
Destinée inscrite dans l'akène, la graine, la semence, le gland du chêne

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MessageSujet: Re: Critique de l'unilatéralité du Soi vue que comme Vieux Sage/toute-puissance parentale   Lun 2 Nov - 21:38

je ne vois pas ce que cet extrait de Hillman a à voir avec Lacan ?! et puis à quoi bon opposer ces deux penseurs ?! il y a certainement du bon dans les deux oeuvres.
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GnOlus le gnome
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MessageSujet: Re: Critique de l'unilatéralité du Soi vue que comme Vieux Sage/toute-puissance parentale   Lun 2 Nov - 22:02

Chez Haddad, oui.
Chez Lacan, très peu.
Mais ça a tout à voir avec Lacan, Nasio et la clique universitaire et psychanalytique en France qui fait l'apologie de "la castration éducatrice", du "non" qui est un "oui" à un autre chose, à leur "oui". A ces "Puer négatif" qui veulent être les seuls à l'être, qui moralisent les parents parce qu'ils sont absents et font de cette absence la cause de tous les maux et cette inconscience collective qui croit que c'est en étant surprésent à l'enfant que cela réglèra tous les problèmes.

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MessageSujet: Re: Critique de l'unilatéralité du Soi vue que comme Vieux Sage/toute-puissance parentale   Mar 3 Nov - 3:57

que serait devenu Haddad sans Lacan ?! as-tu lu "Le jour où Lacan m'a adopté ?" Tu as l'air d'avoir de la colère en toi jeune guerrier ! je trouve ça positif que tu t'affirmes, mais il faut aussi faire preuve de discernement, de nuance. Dans ce sujet, je trouve tes propos trop tranchants, trop manichéens, trop binaires. Mais si tu t'exprimes ainsi, c'est que tu dois en avoir besoin en ce moment, alors respect...
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GnOlus le gnome
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MessageSujet: Re: Critique de l'unilatéralité du Soi vue que comme Vieux Sage/toute-puissance parentale   Mar 3 Nov - 4:25

Non je n'ai pas lu.
Oui j'en ai besoin et ce n'est pas nécessairement duale, manichéen, colérique, sans discernement et nuance. Je vais pas m'acharner à te démontrer le contraire. Moi je le sais et ça me suffit.

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GnOlus le gnome
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MessageSujet: Re: Critique de l'unilatéralité du Soi vue que comme Vieux Sage/toute-puissance parentale   Ven 13 Nov - 15:16

je ne vois pas ce que cet extrait de Hillman a à voir avec Lacan ?!

le "non" castrateur lacanien est la solution aux problèmes idem pour l'interventionnisme du tiers (contrôle?) qui est sans cesse donné aux parents qio doivent agir pour faire "grandir" l'enfant et le déinfantiliser.
Rappelons que Lacan donne une réponse au mythe d'Oedipe qui est projeté ... partout et qui est central chez lui comme Freud alors que non. Jung montre que l'Oedipe s'attache uniquement à la sexualité et dans la relation avec la mère physique et non la Mère symbolique, archétypique où Jung insiste justement l'importance de garder l'inceste, d'y retourner. Il s'agit bien de discerner et de ne pas confondre inceste réelle avec la mère physique où le "non" est de mise avec le "non" à une connexion avec la Mère soutteraine, océanique, chtonienne, céleste par l'imagination (active), la rêverie, ... et tout moyen permettant de se connecter aux daimons.
Quand l'Oedipe est vu partout et que le "non" est la réponse à l'Oedipe alors il faudrait dire "non" à tout désirs, élans de communion, de fusion, d'extase, de transformation, à toute hierogamos symbolique et/ou littéral avec un archétype, daimon en vue de coller à une théorie (Freud, Lacan) ou pour éviter une "inflation (continuateurs de Jung) ? L'inflation n'est pas à confondre avec l'abaissement mental où la conscience subsiste et n'est pas totalement annihilée par l'expérience chamanique, iniatique, daimonique. Elle est pénétrée mais elle n'explose pas. Un moi bulle, malléable tout en étant ferme, souple.Hillman propose ici une alternative au contrôle parental qui est le fait que le monde et la vie éduquent, donnent des leçons et ont une fonction de maître. N'est-ce pas une tentative de Lacan de poser les parents en Dieux qui séduit les enfants nés autour de mai 1968 et qui ont eu des parents permissifs, new-âgeux à qui mieux mieux, laissant l'enfant complètement libre, n'ayant plus besoin de parents ? N'est-ce pas une tentative d'inviter les gens, les parents à s'enfermer dans la persona parentale qui deviendraient le lieu de réalisation de soi : je me réalise à travers mes enfants pour ne pas avoir à vivre mon expérience, je me réfugie derrière ce masque où je m'identifie littéralement à un Dieu (au Soi?) ?
Les parents sont importants, ont un rôle à jouer c'est un fait. En même temps, ils sont plus et autre chose que des parents : ils sont des individus. Foncer sur la parentalité sert à combler un vide, un manque identitaire qui apparaît alors que l'enfant naît ? Qui apparait au moment où le Puer Aternus, germe du devenir, du parent se projette sur l'enfant ? Je pense que les parents sont poussés à régresser profondément en devenant parents de par la présence de l'archétype de l'enfant constellé par leur enfant et refusent de reconnaître leur Enfant archétypique qu'ils projettent complètement alors sur l'enfant. L'enfant physique devenant ici le LIEU du devenir pour le parent qui n'a plus à devenir. L'enfant physique devant littéralement l'incarnation du petit dieu, du Puer Aeternus. Ils pourraient renaître symboliquement de par l'arrivée de l'enfant, l'enfant apportant un devenir pour la famille, pour les parents. Ils pourraient redevenir comme l'enfant. Être présents à lui, oui tout en étant présents à l'opportunité que constituent une naissance littérale de l'enfant pour s'occuper de leur renaissance symbolique, spirituelle sans l'enfant physique, en connexion avec le Puer.Jung écrit :

Citation :
"Infantile est non seulement celui qui persiste trop longtemps dans l'enfance, mais aussi celui qui, s'en séparant, prétend que ce qu'il ne voit plus n'existe pas. Mais quiconque s'en retourne au pays de l'enfance craint de redevenir infantile. C'est ignorer que tout ce qui est spontanément psychique revêt un double visage : l'un est tourné vers l'avenir et l'autre vers le passé, double visage équivoque et par suite symbolique, comme toute réalité vivante."

La régression n'est pas nécessairement infantilisation et l'infantilisation n'est pas nécessairement régressante. Au contraire, celui qui se pose comme étant sorti de l'enfance, grandi, individué, "castré, y est ... encore (toute-puissance daimonique qui fait croire qu'il n'existe pas, qu'il n'est plus. Le fait de dire qu'il n'est plus est en elle-même l'expression de la toute-puissance : il serait complètement et totalement coupé de l'enfant intérieur ...vouloir grandir, se croire grandi, le dépassement vertical de l'enfance par la croissance est donc plus pathologique que le fait d'être enfant, infantile, que de le laisser vivre. Le dépassement de l'enfance voilà ce que veut le Senex négatif pour s'identifier au Vieux Sage (caractéristiques : sage, sérieux, réfléchi, patient, expérimenté, érudit, ...) faisant de lui le Soi unilatéralement (institution du Soi comme étant le Vieux Sage commence avec ML Von Franz après la mort de Jung et continue par les continuateurs de Jung suivants notamment: Corneau, Cazenave, Solié, Perrot ... On en parle dans une édition de Spring dont le titre est "le fondamentalisme "jungien") alors le Soi est les 2 à la fois). Chez MLVF, on retrouve là une fascination classique de la femme lesbienne, identifiée à l'animus pour le Vieux Sage dont elle cherche à être la fille symbolique. Mettre le Vieux Sage comme étant le Soi est un acte symbolique pour le mythe de MLVon Franz qui se pose ainsi en fille du Soi alors que le Vieux Sage n'est qu'une part de l'animus. Ces continuateurs font de l'animus un Soi monothéiste et à celui-là que je m'en prends ailleurs sur le forum et non au Soi.
De ce fait et dans cette perspective, il est facile alors de faire le syncrétisme dans lequel Monique est tombé entre "Jung" (faux, il s'agit des continuateurs de Jung) et "Lacan" en identifiant le Vieux Sage (donc le Soi) au Parent castrateur, expérimenté, agissant dans un savoir tout-puissant, sachant ce qui est bon pour son enfant et ne se remettant plus du tout en question vis à vis de ceux qu'il va trouver enfantin. Il va s'identifier au Vieux Sage, il va savoir ; comme il est l'incarnation de la sagesse, il dit vrai, ne peut être remis en question nul part et last but not least ne se remet en question. Devenir comme le vieux sage devient, pour eux, être comme le Soi, castré à lui alors qu'il n'est que persona étant donné que le Soi se découvre seul sur son chemin. L'individuation devient un chemin comportementaliste tout tracé sans aventures, surprises et découvertes (domaine de l'enfant!)où le but est de devenir "Sage", "individué" dans le sens : réfléchi, sérieux, sans aucune trace de l'enfance.
Ainsi psychanalyse freudienne, lacanienne et comportementalisme sont frères ... ennemis ... ennemis peut-être, frères sûrement : ils se ressemblent autant qu'ils sont différents.
Jung invite à être humain : simple, dans le quotidien et insiste sur l'humour tout autant que sur le sérieux. Et être humain, c'est être enfant, adulte et vieillard en même temps. Je suis l'enfant, certes puérile, mais qui est la germe qui prépare les jours et l'arbre de demain, le vieillard, certes radoteur, arrogant mais fruit sublime des jours d'hier et aujourd'hui, je suis un homme dans lequel l'enfant et le vieillard se réconcilient et oeuvrent ensemble, autonomes, avec la collaboration pour m'emmener vers un destin qui me dépasse. Le corbeau et l'aigle sont sur mes épaules chaque jour. L'hibou, lui, est sur ma tête et dans le ciel vole tantôt un condor, une mésange, un faucon ... et on se marre bien ensemble lol! lol! lol! lol!

(Je prends conscience qu'en me coupant de la soi-disant mauvaise partie d'un archétype, je me coupe de sa soi-disant bonne partie. En fait, je me coupe de l'archétype tout court. Accepter la puérilité permet de consteller la sagesse dans l'inconscient et vice-versa et cela permet que les archétypes dialectisent entre eux en imagination active par exemple. Le moi prenant conscience de ce qui passe. En me coupant de la mauvaise partie, je me coupe de l'archétype, de la tension, de la syzigie, de la constellation, de la rencontre, du 1er terme. En rejetant la mauvaise partie, je me coupe de la bonne et de leur conjonction. Jung a été mal compris par ML Von Franz : les archétypes se prennent entier cad dans leur dialectique syzigique (l'enfant est à la fois sage de par son esprit enfantin et à la fois puérile ; inconscient et candide ; ...) et non ce qui arrange le moi pour se conforter dans une persona qui lui voudra pour une identité. Le pire est de croire que cette persona est fils/filles du Soi). Rejeter la puérilité est compormentaliste, voulu par le moi identifié au vieux sage unilatéralement et cela peut être dissociant. Il s'agit de rejeter cette attitude unilatérale de rejet. L'atttitude narcissique va être de rejeté la puérilité parce que me reconnaître puérile,être vu comme tel ce n'est pas être reconnu comme beau et aimable. L'attitude psychique va aimer la puérilité, lui donner du sens et discerer le beau du laid, le bien du mal, le positif du négatif (=croquer dans la pomme). Cette attitude est alchimique dans le sens que la puérilité est vue comme lourde, sombre et surtout sans valeur. Par la transformation, le fait de la brûler, la discerner, elle va être vue (esprit!), décantée et elle va se transformer en or. Cela demande de la contenir, de pas rejeter cette merde. Elle va s'intégrer et l'individu pourra aimer sa propre puérilité, celle des autres. Je peux être puéril et aimable (le narcissique ne s'aimant pas du tout!). Cela demande d'être aimé dans sa puérilité.
C'est la transformation et la confrontation toute alchimique des différents éléments (puérilité lunaire avec sagesse solaire ET puérilité solaire avec sagesse lunaire) qui est à contenir et à laisser agir, faire ... sans prendre tout ça au sérieux lol! lol! lol! lol! ) afro

Amitiés,

Alex

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MessageSujet: Re: Critique de l'unilatéralité du Soi vue que comme Vieux Sage/toute-puissance parentale   Ven 13 Nov - 20:23

Avec le vieux sage et le refus du Puer se constelle : déni de l'importance de l'imagination (infantilisme), surinvestissement de l'introspection, de l'héroïsme et donc ... du moi au mépris de l'esprit et de l'âme :

http://archetypes.forums-actifs.net/espace-de-lecture-publique-f23/hillman-plaidoyer-pour-une-psychologie-de-l-imagination-t702.htm?highlight=plaidoyer

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MessageSujet: Re: Critique de l'unilatéralité du Soi vue que comme Vieux Sage/toute-puissance parentale   Dim 8 Mai - 16:18

Ajoutons-y ma critique sur le langage des oiseaux chez les lacaniens qui est à nouveau du grand n'importe quoi, extrait de mon article :

http://clidre.skyrock.com/2926528885-Le-parler-noir-de-Morgoth-relativisme-et-absolutisme-langue-des.html

Prenons un autre exemple d'interprétation fallacieuse, douteuse voire psychiquement dangerueuse qui est, à mon sens, bien pire car encouragée par la psychologie lacanienne que bien des lacaniens prennent trop au sérieux et à la lettre :

Lacan insiste sur le langage des oiseaux pour chercher le petit "a" caché dans les phrases et qui révèlerait toute la lumière sur les désirs de l'inconscient. Et c'est cela qui fera guérir la personne. On est plein délire prométhéen.

Ainsi la phrase : Il a fait beau aujourd'hui, merci soleil ! deviendra un non-sens complet, le néant en "Il a fée beau eau jouir d'lui" et ils en tireront des vérités sur l'inconscient.

Pour moi ces phrases, la langue des oiseaux appartient à l'alchimie que Lacan détourne à son profit pour pondre sa théorie d'une part et d'une autre part pour fasciner l'inconscient collectif français, dada de linguistique et de mathématiques. Or, la langue des oiseaux est un code élaboré par le moi en contact avec l'esprit pour communiquer de manière ésotérique à d'autres moi. Ce n'est qu'un code de communication que seuls les "oiseaux", métaphore des gens alchimistes et spiritualisés, peuvent entendre. C'est tout simplement un code pour le morse. Voici qu'oiseau est ici une métaphore et non une lecture littérale. En dehors de cela, cela n'a aucun sens, ça devient un langage détourné, le langage du parler noir, la langue de non-être : une langue bâtarde de l'elfique, celle des orcs, des phrases sans aucun ordre, aucun liant. Les phrases de ce genre ne veulent rien dire et parlent plus de la déstructuration du moi, l'annihilation du moi dans son mythe qui voit dans ces phrases un sens qui n'appartient qu'à lui, sans esprit. Il est alors béat et croit savoir lire au-delà des mots. Pire est encore l'analyse des mots pour y chercher des synchronicités, des sens cachés qui nous parleraient. Plus explicitement, c'est comme si je disais que le morse doit être pris à la lettre et tout doit être interprété en morse.
Est-ce que ce détournement est irrationnel ? Non ce n'est même pas irrationnel, c'est en-deçà de la raison et de l'irraisonné. L'irrationnel n'est pas une absence de raison mais d'une raison du coeur et de l'esprit qui n'est pas le ratio de l'intellect. C'est un logos, un discours cohérent pour l'âme qui ne l'est pas pour la ratio mentale. Ici, c'est du non-être, c'est pas un discours, c'est le néant.

Dans la métaphore que je donne ci-dessous, il s'agit bien du parler noir de Morgoth. On ne le parle pas selon Gandalf et les elfes car ils sont conscients que le parler, l'évoquer, c'est invoquer Sauron, les voleurs de feu, les sans-esprits, ça donne du feu par le verbe à la gueule de Sauron, ça les attise dans un cercle infernal : au plus on en parle, au plus ça déstructure et corrompt le moi, l'annihile. L'image ravit l'âme et ça la ravie, imaginer la constelle, l'appelle et l'invoque. La poésie de même avec l'esprit et sa lumière.

Les forces sombres ne sont pas à exalter comme le préconise Nietzsche. Ca, je ne rejoins pas et j'oppose alors la raison et l'ir-raison. Par exemple, je ne vais pas encourager quelqu'un qui se prend pour le Christ à l'être encore plus en attisant son identification littérale à un archétype "parce que ça a un sens pour lui" alors qu'il prend l'explosion d'un ampoule comme le levé du soleil.

Ce langage est à censurer. Je vois déjà des boucliers se lever. Je leur réponds que la censure est ici psychologique. Les mécanismes de défense ne sont pas à rejeter en bloc (Nietzsche à nouveau les rejette). Si elles sont là, c'est qu'elles ont un sens, une essence. J'entends la censure comme tel : "Allons bon, j'ai envie de faire l'amour à cette jolie femme qui passe dans la rue, je vais aller le faire et pas le censurer sans rien lui demander!!!!!!!" Allons bon comment vit-on ensemble alors ?

Pour voir le non-être de ce langage, il s'agit de demander à quelqu'un de son entourage de te lire et regarder s'il y comprend quelque chose dans le sens des signifiants: ce que la phrase veut dire en elle-même.

Le non-être est présent quand il y a confusion entre raison/manque de raison avec sens/non-sens. Ils se valent. Tout alors a un sens ou un non-sens, tout est irrationnel et rationnel à la fois. La raison, l'irrationnel, le sens et le non-sens sont alors pulvérisés, atomisés dans leurs différences respectives. Ils se valent totalement et ne valent donc plus rien. Une explosion d'ampoule devient l'explosion d'un soleil, un simple mot qui renvoie à une image n'existe plus. Nuage devient, par exemple, nu-âge et le sens est l'âge nu ou la nudité qui n'a pas d'âge. Y a pas de métaphore. Y a pas de discernement. Leur essence vole en éclat.

Ici, je charge métaphoriquement pour le langage poétique des hommes et des elfes contre tout langage annihilé d'esprit : celui des orcs. Je charge ici pour l'âme, elle qui est en jeu. C'est l'âme qui est en jeu alors oui je m'insurge par l'esprit et avec amour pour son salut contre le non-être. L'épée au service du coeur et le coeur au service de l'épée. Hillman in "la fiction qui soigne" donne très clairement une autre vision d'une dame qui arrive en thérapie et qui s'exclame "Moi, je suis une victime comme le Christ et rien ne va dans ma vie". Il répond ouvertement "A mes yeux, vous n'êtes pas cela, vous pouvez être comme cela mais dans mon regard vous n'êtes pas réduite qu'à cela". Elle est partie en claquant la porte.

[i]

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