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| | HILLMAN - PAN ET LE CAUCHEMAR (citations) | |
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Invité Invité
 | Sujet: HILLMAN - PAN ET LE CAUCHEMAR (citations) Mar 29 Sep - 18:25 | |
| Pan et le cauchemar : guérir notre folie
James Hillman
1972
la Grèce est le berceau de notre culture
lorsque la vision du monde dominante qui donne sa cohérence à une culture donnée, se désagrège, la conscience régresse vers des réservoirs plus anciens, cherchant les sources d’une survie qui assureront aussi sa renaissance
les critiques ont vu dans le retour à la Grèce un désir de mort régressif, une façon de fuir les conflits contemporains dans les mythologies et les spéculations d’un monde imaginaire
mais regarder en arrière permet d’avancer , car ce regard ranime l’image de l’enfant archétypique, à la fois moment de faiblesse impuissante et avenir qui se révèle
le christianisme (hébraïsme rebaptisé) renforce le monothéisme de la conscience centrée sur le moi
cette voie convient lorsque la conscience d’une époque ou d’un individu sent sa survie mieux assurée par une structure archétypique d’héroïsme et d’unité
l’image du Christ concentrait en elle Mithra guerrier et Hercule musclé
dans la Réforme, l’individu était conçu comme une unité responsable et indivisible qui affronte Dieu seul à seul, les armes à la main
de nous jours nous suivons la voie monocentrique chaque fois que nous essayons de résoudre une crise de l’âme par les moyens d’une psychologie du moi, chaque fois que nous essayons de réformer
la psyché en crise a bien sûr d’autres fantasmes
les multiples voies de l’hellénisme, celle unique de l’hébraïsme, ne sont pas les seules issues dont dispose la psyché pour sortir de son dilemme pathologique
il y a la fuite dans le futurisme et ses technologies (science-fiction), l’enseignement des gourous orientaux et des indiens d’Amérique
mais aussi sages et brillants soient-ils , ils ne rappellent pas notre histoire imaginale occidentale, les images qui sont effectivement à l’œuvre dans notre âme
en éludant notre tradition imaginale, ces recours nous en privent encore plus et accentuent la perte d’âme que les voies alternatives, mais refoulées de l’hellénisme et de l’hébraïsme auraient pu contribuer à réparer
l’hébraïsme, trop identique à notre vision du monde, est incapable d’affronter le dilemme actuel
l’hellénisme par contre, nous apporte la tradition de l’imagination inconsciente
la complexité polythéiste grecque s’adresse à nos situations psychiques compliquées et inconnues
l’hellénisme favorise le renouveau en offrant de plus larges espaces et une consécration différente à toute la gamme d’images, de sentiments et d’étranges règles morales qui constituent notre véritable nature psychique
si on ne commence pas par l’imaginer mauvaise, celle-ci n’a plus besoin d’être délivrée du mal
aucune autre mythologie connue ne présente la même complexité, la même manière d’être systématique que la mythologie grecque
la Grèce nous offre la structure polycentrique du polythéisme le plus riche et le plus élaboré de toutes les cultures et peut donc contenir le chaos des personnalités secondaires et des pulsions autonomes
la Grèce demeure un paysage intérieur plutôt qu’extérieur ; elle est une métaphore pour le royaume imaginal où les archétypes ont été mis en place comme des dieux
nous pouvons donc lire tous les documents de mythes laissés par l’antiquité comme autant de récits ou de témoignages de l’imaginal
pour la psychologie des profondeurs, les thèmes et les personnages de la mythologie ne sont pas uniquement des sujets de connaissance
ils représentent ce qui est réel et vivant dans l’être humain, des réalités psychiques qui coexistent avec et ont même précédé leur manifestation historique et géographique
l’étude de Roscher sur le rapport entre le Pan antique et le cauchemar contemporain est un exemple
pendant plus de 2000 ans , le judéo-christianisme s’était acharné à refouler le passé païen
on ne peut pas réduire Pan à un complexe individuel
Roscher soutenait que le grand dieu Pan , sous toutes ses formes , était dans l’Antiquité le démon du cauchemar, et que l’expérience que l’on en avait alors concordait avec les observations de la psychiatrie et de la psychologie de son époque
Il n’alla pas plus loin mais nous pouvons poursuivre et conclure que Pan est toujours vivant, même si nous ne le rencontrons plus qu’en psychopathologie
Des preuves de sa manifestation ne manquent pas
Les dieux refoulés réapparaissent sous la forme du noyau archétypique des complexes symptomatiques
J’ai traité la relation entre Dionysos et l’hystérie, mais celle entre chronos-Saturne et les aspects paranoïdes de la dépression, Hermès-Mercure et ce que nous appelons le comportement schizoïde, restent à étudier dans les mêmes détails
La nature de Pan , à la fois satyre, bouc et phallus, permet de réunir la peur panique et les aspects érotiques du cauchemar en une seule et même figure
Le mythe Grec faisait de Pan un dieu de la nature
Tous les dieux avaient des aspects naturels et pouvaient être trouvés dans la nature
Son lieu d’origine , l’Arcadie, est à la fois physique et psychique
Les grottes obscures où l’on pouvait le rencontrer ont été amplifiés par les néo-platoniciens jusqu’à vouloir désigner les recoins matériels où résident nos pulsions, les trous noirs de la psyché d’où montent le désir et la panique
Dans l’antiquité , Pan habitait les vallons, les grottes, l’eau, les bois, les forêts et les lieux sauvages, jamais les villages et les champs cultivés
On le trouvait dans les sanctuaires des cavernes, jamais dans les temples édifiés
Il était un dieu de bergers, de pêcheurs et de chasseurs, un vagabond sans même la stabilité que donne une généalogie
Il se peut qu’il ait été conçu par Zeus, Ouranos, Chronos, Apollon, etc…, son esprit peut donc surgir presque partout, produit par de nombreux mouvements archétypiques ou par génération spontanée
Le récit principal le montrent abandonné à la naissance par sa mère, une nymphe des bois, puis enveloppé dans une peau de lièvre par son père Hermès qui l’emporta sur l’Olympe où il fut accepté avec joie par tous les dieux
Il plut particulièrement à Dionysos
Premièrement Pan est enveloppé dans une peau de lièvre (animal surtout consacré à Aphrodite, à Eros, au monde bacchique et à la Lune) ce qui suppose qu’il est investi de ces associations
Ce premier vêtement implique l’initiation à leur univers ; il a été adopté par ces structures de conscience
Deuxièmement, Hermès est son patron, ce qui confère à ses actions un aspect hermétique, porteuses de messages
Troisièmement , la joie de Dionysos manifeste l’affinité qui les unit
Ces dieux fournissent donc à Pan une constellation archétypique dans laquelle nous devons nous attendre à le voir se manifester
Cela peut nous en dire long sur les comportements que Pan nous inspire dans nos moments de faiblesse et d’égarement (d’abandon) aussi bien que sur notre luxuria érotique
Car dans le gage d’amour que représente le lièvre, se trouve cachée la nature fruste et sauvage du dieu
Ce qui promettait douceur vire à la violence, et sous la tiède fourrure se cache le bouc
Et pourtant les dieux sourient à l’enfant aux pieds fourchus, le contemplent comme un don incomparable ; chacun d’eux se découvre une affinité avec lui
Pan les reflète tous
Dieu de la nature entière, Pan personnifie pour notre conscience ce qui est tout naturel, le comportement le plus étroitement lié à la nature, en un sens divin ; il transcende le joug humain des buts ; il est totalement impersonnel, objectif, impitoyable
La cause d’une telle conduite est obscure ; elle jaillit soudainement et spontanément
Et tout comme la généalogie de Pan, l’origine de l’instinct est obscure
Le définir comme un mécanisme de détente inné, ou parler d’un esprit chtonien, d’une impulsion naturelle exprime à l’aide de concepts psychologiques confus des expériences troubles qu’on aurait attribuées dans le passé à Pan
Faire l’expérience de Pan ne dépend pas de la volonté du sujet et de sa psychologie du moi
Même quand la volonté est la plus disciplinée et le moi le plus résolu, Pan apparaît déterminant la pan(-)ique
La fuite panique est une réaction protectrice, même si dans son aveuglement elle peut provoquer la mort collective
L’aspect protecteur de la nature que Pan représente se manifeste dans son affinité avec les bergers mais aussi quand, dans le cortège de Dionysos en marche vers l’Inde, il porte le bouclier du dieu
Dans la légende d’Eros et de Psyché, Pan sauve Psyché du suicide
Inconsolable, lorsque son amour s’est enfui et que l’aide divine lui est refusée, l’âme panique
Psyché se jette dans le fleuve qui la rejette
Et c’est à ce moment que Pan apparaît, accompagné d’Echo, et fait comprendre à l’âme certaines vérités naturelles
Pan est à la fois le destructeur et le protecteur, et ces deux aspects se présentent à la psyché étroitement liés
Lorsque nous paniquons, nous ne savons jamais si ce premier mouvement de la nature ne va pas nous apporter une nouvelle compréhension de la nature, pour peu que nous écoutions l’écho de la réflexion
Ce dieu est toujours un bouc, et le bouc toujours une force divine
Cette configuration nature-animal caractérise la nature en la personnifiant comme quelque chose de poilu, de phallique, de vagabond et de lascif
La nature qui est Pan est brûlante et intime ; elle a son odeur animale et velue, son érection : comme si la force fantasque et arbitraire, et le troublant mystère de la nature étaient résumés dans cette seule figure
Le bouc solitaire est à la fois unité et isolement, existence maudite, errante en des lieux déserts, son appétit les rendant encore plus vides
Son chant est tragédie
La lubricité est donc secondaire, la fécondité aussi ; elles sont produites par le désir desséché de la nature solitaire, de celui qui ne cesse d’être un enfant abandonné et qui, malgré toutes les unions, ne peut s’unir, ni changer tout à fait son sabot fendu pour une patte de lièvre
Il s’accouple mais ne se marie pas ; il joue de la flûte, mais les muses lui préfèrent Apollon
Pan vit encore, il vit dans le retour du refoulé, dans les psychopathologies de l’instinct qui se manifestent principalement dans le cauchemar et dans les caractéristiques érotiques, démoniaques et paniques qui lui sont associées
Le cauchemar fournit vraiment la clé pour se rapprocher de la nature perdue
Dans le cauchemar, la nature refoulée reparaît, si proche, si réelle que nous ne pouvons que réagir naturellement, c’est-à-dire en devenant totalement physiques, possédés par Pan, hurlant et réclamant la lumière, la consolation, le contact
La réaction immédiate est une réaction démoniaque
L’instinct nous ramène à l’instinct
Si Pan est le dieu de la nature intérieure, il est notre instinct
Pan n’est pas tous les dieux, n’est pas tout l’instinct
La panique ne sera plus considérée comme un mécanisme physiologique de défense, une réaction inappropriée ou un abaissement du niveau mental, mais comme la réponse adéquate à l’irruption du numineux
La fuite aveugle devient alors une percée hors de la sécurité protectrice, vers le désert mystérieux de l’existence élémentaire
La panique existera toujours parce qu’elle est enracinée dans la nature humaine
Aussi selon Brinkmann, son maniement doit obéir à un rituel, à une pratique mythologique gestuelle et musicale (on pense au son des fifres qui accompagnait la bataille et l’instrument de Pan n’est pas une syrinx mais une trompette)
D’après Roscher, la erreur de Pan est une forme d’infection psychique attaquant à la fois les hommes et les animaux, alors il semblerait qu’il s’agisse là d’un événement archétypique qui dépasse la seule psyché humaine et place la panique du cauchemar au plus profond de l’expérience instinctuelle que l’homme partage du moins avec les animaux
L’hypothèse Freud-Jones explique le cauchemar sur le plan intrapsychique : le désir refoulé réapparaît sous forme d’anxiété démoniaque
Mais Roscher lui, ouvre la porte à une perspective mythologique : le démon provoque à la fois le désir et l’anxiété |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: HILLMAN - PAN ET LE CAUCHEMAR (citations) Mar 29 Sep - 18:26 | |
| Ceux-ci ne se convertissent pas l’un dans l’autre par l’action de la censure et de l’hydrostatique mécanique, dues au blocage de la libido et de la distorsion onirique
L’anxiété n’est pas un résultat secondaire de la sexualité subliminale, mais l’anxiété et le désir sont les noyaux jumeaux de l’archétype de Pan
Ni l’un , ni l’autre n’est premier
Ce sont les qualifications sensuelles des pôles plus abstraits de l’instinct qui se déplace entre tout ou rien
Pour Jung, la peur met en relation avec la nature (Pan), comme la faim, la sexualité et l’agressivité
La peur, comme l’amour, peut être un appel adressé à la conscience ; on rencontre l’inconscient, l’inconnu, le numineux et l’incontrôlable en gardant le contact avec la peur, qui élève la panique instinctuelle et aveugle du mouton à la terreur avisée, rusée et respectueuse du berger
Où il y a panique, il y a Pan
Lorsque l’âme panique, comme dans l’histoire du suicide de Psyché, Pan se révèle avec la sagesse de la nature
Demeurer sans crainte signifierait une perte de l’instinct, une perte de la relation à Pan
La panique et la paranoïa selon Jones peuvent être inversement proportionnelles : plus nous sommes vulnérables à la panique instinctuelle , moins nos systèmes paranoïdes sont efficaces
Un complexe qui provoque la panique est la via regia pour démanteler les défenses paranoïdes
C’est la voie thérapeutique de la peur
Elle mène hors des murs de la cité, en rase campagne, au pays de Pan
La panique, surtout la nuit lorsque l’obscurité tombe sur la citadelle et que dort le moi héroïque, est une participation mystique directe à la nature, une expérience fondamentale du monde dans ce qu’il a de vivant et de terrifié
Les objets deviennent sujets ; ils sont animés de vie tandis qu’on est paralysé par la peur
Lorsque nous faisons l’expérience de l’existence par les niveaux instinctuels de la peur, de l’agression, de la faim ou de la sexualité, les images se chargent d’une vie irrésistible qui leur est propre
La masturbation est une façon de représenter Pan
L’élimination de la masturbation en tant qu’acte physique détruit ses contreparties psychiques
Et lorsque cette répression commence, la bataille concernant la masturbation se transforme en dispute théologique intérieure faisant écho au refus judéo-chrétien qui réforme la nature en nous
La conception psychanalytique associe le viol aux fantasmes libidinaux infantiles de viol par un parent, ou au fantasme de toute-puissance de viol d’un parent
Les jungiens y ont ajouté la notion de mère phallique qui unit la sexualité à l’agression et qui est exprimée par l’image du sanglier ouroborique
J’aimerais écarter cette tradition
Le viol n’est pas spécifique à Pan , encore qu’il le caractérise
Le viol montre la nécessité compulsive inhérente à toute génération
Plus on est proche du monde de la nature matérielle, plus la puissance divine se montrera sexuelle et compulsive
Le viol est le paradigme de la pénétration divine et de la fécondation du monde résistant de la matière
Le comportement pathologique est une mise en acte du mythe
Le fantasme est également physique, il est une façon d’être au monde
Nous ne pouvons pas être dans le monde physique sans du même coup et sans cesse, manifester une structure archétypique
Nous ne pouvons pas bouger, parler ou ressentir sans mettre en acte un fantasme
Nos fantasmes ne sont pas uniquement dans notre esprit, nous les agissons
Fantasme et comportement ne font qu’un
En reconnaissant que Pan est à l’œuvre dans la panique, la masturbation et le viol, nous ramenons le dieu dans la vie et redonnons vie au dieu
Pan chasse les nymphes, c’est-à-dire que le viol vise une forme de conscience vague encore située dans la nature, mais qui n’est pas incarnée dans une personne
Cette conscience est encore purement naturelle, tout comme la pulsion de Pan
La nymphe fait encore partie des bois, des eaux, des grottes,… ; elle est chaste , nature encore vierge, pure jeune fille
Pan apporte du corps, un corps de bouc
Il impose la réalité sexuelle de la génération physique à une structure de conscience qui n’a pas de vie physique personnelle, dont la vie est tout entière extérieure dans la nature impersonnelle
L’assaut de Pan transforme soudain la nature en instinct
Le viol la rend intime
Il la ramène de l’extérieur vers l’intérieur
L’impersonnel, en pénétrant par le bas dans le corps le plus intime, devient une expérience personnelle
Le viol est une horreur parce qu’il est une transgression archétypique
Il enjambe par la force deux structure de conscience sans rapport entre elles et dont la distance respective est exprimée en termes d’opposés
Mais cette transgression représente aussi un lien entre ces structures
Le violeur poursuivant la vierge est une autre façon de dire que le comportement est en quête de fantasme pour calmer sa compulsion
Le dégoût de la vierge est une autre façon d’exprimer la crainte de toute manifestation physique inhérente au fantasme
Mais le viol de la vierge est inévitable dès que les frontières qui séparent les fantasmes trop désincarnés des fantasmes trop incarnés deviennent très rigides
La métaphore concrète de la juxtaposition génitale forcée est alors constellée, réunissant fantasme et comportement
Le concept de compensation exprimerait cette idée en disant que le concret s’introduit chez un individu ( sous forme de viol, de panique ou de cauchemar) lorsque sa conscience est trop éphémère
Le concret vient compenser l’éloignement de la vie physique dont les organes génitaux sont un paradigme concentré
Ces horreurs (viol, panique, cauchemar) surviennent nous dit-on parce que le moi agit de manière erronée
L’irruption de la force numineuse se réduit à un mécanisme psychique qui vise à corriger le moi
Les explications en termes de compensation omettent que l’expérience est transpsychologique
Elle se manifeste en tant que numineux
Le viol, la panique et le cauchemar se rencontrent là où l’anxiété et la sexualité sont prises concrètement, si bien que la psyché est déjà victime, opprimée et prisonnière
L’horreur l’a déjà investie
Toutefois pour la conscience de la nymphe, le viol sera toujours l’horreur
L’horreur est un avertissement
Elle cherche à conserver intacte une structure de la conscience
La conscience réflexive risque d’être submergée et violée par le monde physique qu’elle reflète
Elle se détourne
C’est là son mouvement naturel car la réflexion est aussi instinctuelle
Afin de garder sa structure réflexive libre de toute entrave, cet aspect de la conscience ne doit pas laisser le cauchemar (la nature) prendre le dessus et la recouvrir
L’aspect cauchemardesque de la nature est ce concrétisme écrasant
Pan et les nymphes sont interchangeables car identiques
Beaucoup de nymphes , ces amours de Pan n’ont pas de nom et dénotent l’impersonnalité de la pulsion
La musique qui émane de la flûte de Pan propose un fantasme rêveur qui inhibe la compulsion
La nature instinctuelle désire ce qui pourrait la rendre consciente d’elle-même
Lorsque nous considérons la nature comme un remède miracle, que nous croyons aux bienfaits des traitements naturels, parlons d’un ton sentimental de la pollution et de la protection de la nature, lorsque nous nous attachons à un arbre en particulier, à un lieu, un paysage, que nous essayons de comprendre ce que dit le vent ou que nous nous adressons aux oracles, alors la nymphe est à l’œuvre
Dans chaque nymphe il y a un Pan et dans chaque Pan une nymphe
La crudité va de pair avec la timidité
Nos réflexions sur les aspects sales de notre sexualité et le plaisir qu’ils nous procurent sont les échos de la nymphe en nous
Et quand des sentiments et des images de bouc lubrique font irruption dans nos rêveries , c’est qu’une nymphe vient à nouveau d’évoquer Pan
La peur est appel à la conscience
Les nymphes manifestent cette peur dans leur fuite panique
Elles montrent ainsi que la fuite est l’une des voies de la nature, l’une des 4 réactions instinctuelles primaires
Au niveau psychologique, la fuite devient réflexion, un mouvement opposé au stimulus, mais le recevant indirectement par la lumière et l’esprit
La culture commence avec la compulsion de Pan et la fuite devant cette compulsion
Quand la réflexion est enracinée dans la peur, nous réfléchissons pour survivre
L’heure de Pan a toujours été midi
L’heure de midi, le zénith du jour est le point le plus haut de la force naturelle qui constelle à la fois l’élan vital, et son opposé, le déclin , nécessaire
Midi est l’instant inquiétant où je ne fais plus qu’un avec mon ombre
C’est le moment où le temps semble immobile
Spontanéité veut dire autogénération, imprévisible qui ne se répète pas
En considérant que Pan est l’arrière-plan de la spontanéité, nous suggérons une approche des évènements spontanés par le biais de la psychologie archétypique
Silberer attribuait les évènements fortuits à l’apparition spontanée des figures de daimon (qui mettait soudain Socrate en garde, ou comme tout autre personnification d’un événement surgissant sur notre chemin telle une entité douée de volonté propre)
Jung y voyait en partie des complexes psychiques, en partie des démons de l’esprit
Mais surtout il reconnaissait en eux des phénomènes naturels authentiques
Jung a étudié les évènements fortuits en relation avec les problèmes de synchronicité
Ce terme fait référence aux coÏncidences significatives d’évènements psychiques pour lesquelles on ne trouve aucune explication satisfaisante aux moyen des catégories courantes de causalité , d’espace et de temps
Il considérait que la synchronicité était un principe égal aux trois autres, et faisant, comme eux, partie de la nature
Il remarqua que les évènements synchronistiques surviennent surtout quand les niveaux instinctuels ( émotionnels, archétypiques, symboliques) de la psyché sont impliqués
On ne peut identifier Pan à toute émotion, à tous les archétypes
Mais quand survient une coïncidence significative à tournure sexuelle particulière, ou qui panique, ou encore qui se rapporte à l’heure de Pan (midi et cauchemar), à son paysage et ses attributs, ou à l’humeur de ses nymphes, alors nous devons nous tourner vers lui pour en pénétrer la nature
Pan joue peut-être un rôle dans la synchronicité en général puisque comme elle, il unit la nature intérieure à la nature extérieure
Le dieu qui apporte la folie peut aussi la remporter |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: HILLMAN - PAN ET LE CAUCHEMAR (citations) Mer 30 Sep - 15:59 | |
| Passionant! Oui, je suis tout-à-fait d'accord, il y a une dimension numineuse dans l'horreur. Pan n'est pas mon dieu préféré, mais je retrouve un peu de ses characteristiques dans la creature d'Alien. J'associe davantage Pan au compulsif plutôt que l'impulsif. Le sexe peut être aussi une addiction. C'est probablement la racine de toutes les autres addictions. La gratification instantanée, répétitive, à n'importe quel prix pour echapper au neant, à l'inconnu, l'incertitude. Enfin, c'est juste une idée. Je vois vaguement le parallele entre Pan et l'instinct, mais je considere que l'instinct est sage en regle generale. Et pour moi, Pan ne represente pas le monde des instincts, car il est trop excessif. Mais bon, comme explique la theorie d'Hillman, c'est l'unilateralité de la nymphe qui le rend excessif par compensation. Ils sont effectivement les deux faces d'une même piece, pris dans cette optique. Je pensais que les nymphes etaient quand même davantage ancrées dans le materiel, ou bien est-ce l'interpretation personnelle d'Hillman? En tout cas, elles ont donné le therme nymphomane qui est tout à l'opposé du portrait qu'Hillman en donne. |
|  | | GnOlus le gnome Admin

Nombre de messages: 4400 Age: 28 Localisation: Sous un champignon, contemplant l'automne Date d'inscription: 03/07/2007
 | Sujet: Re: HILLMAN - PAN ET LE CAUCHEMAR (citations) Mer 30 Sep - 17:30 | |
| Très intéressant =D ! Je ne rejoins pas Hillman sur ce point
les multiples voies de l’hellénisme, celle unique de l’hébraïsme, ne sont pas les seules issues dont dispose la psyché pour sortir de son dilemme pathologique
Il y a la fuite dans le futurisme et ses technologies (science-fiction), l’enseignement des gourous orientaux et des indiens d’Amérique
Il fait là preuve d'unilatéralité : si on est européen, il ne faut prendre en compte que l'inconscient collectif européen. Il omet le fait que l'inconscient est collectif et s'en fiche des continents.
Je pensais que les nymphes etaient quand même davantage ancrées dans le materiel, ou bien est-ce l'interpretation personnelle d'Hillman? En tout cas, elles ont donné le therme nymphomane qui est tout à l'opposé du portrait qu'Hillman en donne.
Ces femmes sont bien dans la matière et sont plus proches de lui que des nymphes. Elles n'ont pas l'attitude des nymphes : elles ne fuient pas : au contraire, elles en redemandent. Elles sont dans la matière comme Pan et cherchent la spiritualisation. _________________ "Quand l'amour s'en va, c'est le pouvoir qui prend sa place" Jung
Comme un gnOme : http://www.youtube.com/watch?v=7GN1I7M3yCc
Ofélia, puisses tu guider les êtres vers le Coeur, âme soeur, pour qu'ils puissent vivre avec l'Amour jusqu'à la fin de leur chemin, de leurs jours ; moi, je viens avec toi, tiens prends ma main ... : http://www.youtube.com/watch?v=GQCUF8ZvQTU&feature=player_embedded
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|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: HILLMAN - PAN ET LE CAUCHEMAR (citations) Mer 30 Sep - 19:30 | |
| "aucune autre mythologie connue ne présente la même complexité, la même manière d’être systématique que la mythologie grecque"
Hillman est vraiment fana de l'hellenisme mais ne baser ses theories QUE sur la mythologie grecque, je suis d'accord, c'est trop unilateral. Je comprends pas pourquoi il fait une fixation comme ca. Je comprends son enthousiasme mais parfois, il est bourré d'à-prioris et d'idées arrêtées. Comme quoi, on est tous limités. Même quelqu'un d'aussi brillant que lui. Il suffit de se pencher sur nos rêves respectifs pour se rendre compte que ce que l'on y trouve, les motifs, les archetypes sont issus parfois de cultures non-occidentales. D'ailleurs, en occident, il n'y a pas que l'hellenisme, si on va par là. Il y a les slaves, les celtes, les germains, et gitans. Les sources ecrites sont bien moindres, c'est clair, mais ce materiel est toujours bien vivant dans nos psychés. |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: HILLMAN - PAN ET LE CAUCHEMAR (citations) Mer 30 Sep - 19:47 | |
| Salut Alex, oui tu as raison, il y a plusieurs aspects où je ne suis pas d'accord avec Hillman. Il présente que le christiannisme nous fait "refouler" les dieux grecs (ou romains) mais effectivement comme tu le dis, les peuples amérindiens qui ont subit le christiannisme n'ont pas refouler les mythes grecs mais leurs mythes. Les dieux grecs ou romains sont certes des composantes qui manifestent des forces précisent comme la panique (pour Pan par exemple). Mais je crois que les dieux grecs ont eux mêmes écrasés des croyances plus profondes comme le chamanisme. Donc d'après moi, et ce n'est donc qu'un point de vue, le dieu Pan doit lui-même renvoyer à des dieux encore plus "primitifs". Ces dieux qui doivent partager de nombreux points communs avec ceux des amérindiens. Je me suis renseigner et j'ai constater que zeus était associé à l'aigle et de même pour les autres divinités qui sont associées à d'autres animaux. Je pense que les animaux, les végétaux et le monde minéral (lune, soleil, terre, cristal...) à profondément marqué l'homme. Je dirais même plus!!!  les animaux doivent être les premiers dieux des Hommes. Ils représentaient les pulsions, les instincts, les peurs, le courage, l'intelligence, etc... Par exemple dans la culture amérindienne, le Coyote est un trickster assimilé à Dionysos. Le corbeau est un messager des dieux que certains rapprochent à Hermès,etc... Bonne soirée à tout le monde  |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: HILLMAN - PAN ET LE CAUCHEMAR (citations) Mer 30 Sep - 19:49 | |
| Pardon Gamaïoun, tu as postée juste au moment où j'envoyais mon message. En anthropologie, on dirait que Hillman est un peu ethnocentrique!!! Cependant je dois avouer que certaines de ses théories sur les daimon sont très séduisantes. |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: HILLMAN - PAN ET LE CAUCHEMAR (citations) Mer 30 Sep - 20:05 | |
| Tu as tout-à-fait raison, le chamanisme etant la plus ancienne religion, toutes les mythologies en sont issues. Et il faut pas oublier que tous ces lettrés qui nous ont donné les sources ecrites sur les mythologies etaient des gens des villes et n'etaient pas en etroite relation avec la nature, parfois même ils en etaient divorcés donc toutes ces histoires colportées refletent aussi ce schisme. C'est pour cette raison que mon instinct me porte à davantage me tourner vers les contes, issus d'une tradition orale, chéris par les sages des village et qui demeurent réellement hermetiques. De plus, ils nous enseignent des choses qui sont vitales, même pour l'homme moderne. Ils ne sont pas fatalistes comme certaines mythologies, ils constituent une veritable initiation. Particulierement la mythologie grecque encourage la paranoïa. Tous s'infligent des chatiments à longueur de temps. Des chatiments qui n'initient même pas. Je soupconne que le materiel d'origine etait beaucoup plus interessant mais qu'il a été mal compris, déformé par des lettrés qui avaient des tas de problemes (problemes de leurs temps aussi). La peur du chatiment est bien une maniere de contrôler la populace. Un mythe qui se termine mal est un echec. Il aurait mieux valu ne rien raconter du tout. Alors lorsque les mythes deviennent des cauchemards, cela signifie que le rêveur ou celui qui raconte s'enlise dans un complexe de paranoia. Au lieu de puiser dans ses ressources de creativité, d'inspiration, il devient mort-né. Quel gâchis. |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: HILLMAN - PAN ET LE CAUCHEMAR (citations) Mer 30 Sep - 20:06 | |
| Oui, c'est ce que je prefere chez Hillman, lorsqu'il parle des daimons, il est tres inspiré. |
|  | | GnOlus le gnome Admin

Nombre de messages: 4400 Age: 28 Localisation: Sous un champignon, contemplant l'automne Date d'inscription: 03/07/2007
 | Sujet: Re: HILLMAN - PAN ET LE CAUCHEMAR (citations) Mer 30 Sep - 20:36 | |
| | Citation: | | Hillman est vraiment fana de l'hellenisme mais ne baser ses theories QUE sur la mythologie grecque, je suis d'accord, c'est trop unilateral. |
Il règle ses comptes avec la psychologie monothéiste et sa propre culture juive ?
| Citation: | | Je comprends pas pourquoi il fait une fixation comme ca. Je comprends son enthousiasme mais parfois, il est bourré d'à-prioris et d'idées arrêtées. Comme quoi, on est tous limités. Même quelqu'un d'aussi brillant que lui. |
tout à fait :-)
| Citation: | | Il suffit de se pencher sur nos rêves respectifs pour se rendre compte que ce que l'on y trouve, les motifs, les archetypes sont issus parfois de cultures non-occidentales. D'ailleurs, en occident, il n'y a pas que l'hellenisme, si on va par là. Il y a les slaves, les celtes, les germains, et gitans. Les sources ecrites sont bien moindres, c'est clair, mais ce materiel est toujours bien vivant dans nos psychés. |
Oui c'est une chose à lui rétorquer ;-) et les gitans viennent de l'Inde ... donc ... ! =D
| Citation: | oui tu as raison, il y a plusieurs aspects où je ne suis pas d'accord avec Hillman. Il présente que le christiannisme nous fait "refouler" les dieux grecs (ou romains) mais effectivement comme tu le dis, les peuples amérindiens qui ont subit le christiannisme n'ont pas refouler les mythes grecs mais leurs mythes. |
c'est le propre de la conversion.
| Citation: | Les dieux grecs ou romains sont certes des composantes qui manifestent des forces précisent comme la panique (pour Pan par exemple). Mais je crois que les dieux grecs ont eux mêmes écrasés des croyances plus profondes comme le chamanisme. Donc d'après moi, et ce n'est donc qu'un point de vue, le dieu Pan doit lui-même renvoyer à des dieux encore plus "primitifs". |
Cernunnos me semble encore spécifique et caractéristique que Pan. C'est un dieu tout aussi cornu qui a une relation lui avec les saisons.
| Citation: | | Ces dieux qui doivent partager de nombreux points communs avec ceux des amérindiens. |
tout à fait !
| Citation: | | Je me suis renseigner et j'ai constater que zeus était associé à l'aigle et de même pour les autres divinités qui sont associées à d'autres animaux. |
Oui, y a des analogies profondes. La différence est que les amérindiens n'ont pas rationalisé les choses. Voilà ce que dit Hillman à ce sujet :
et troisièmement, comme le dit un commentaire, chaque peuple dans chaque pays a sa propre parole, sa langue, son angelion ou message. La diversité multiculturelle qui s'est étendue à travers le monde provient également du conte de la Tour de Babel.
je pense que la civilisation occidentale apporte le message de la raison ...
Je vous envoie le texte par mail qui est très précieux et à garder pour vous. C'est sur le symbolisme de la tour, de l'uniformisation et du 11 septembre 2001 . Je demande exceptionnellement à n'en parler que par mail. Il m'a très fortement étonné en faisant recours à plusieurs reprises à la Bible avec une analyse brillante du mythe de Babel.
| Citation: | Je pense que les animaux, les végétaux et le monde minéral (lune, soleil, terre, cristal...) à profondément marqué l'homme. Je dirais même plus!!! les animaux doivent être les premiers dieux des Hommes. Ils représentaient les pulsions, les instincts, les peurs, le courage, l'intelligence, etc... Par exemple dans la culture amérindienne, le Coyote est un trickster assimilé à Dionysos. Le corbeau est un messager des dieux que certains rapprochent à Hermès,etc... |
je pense comme toi
| Citation: | | Tu as tout-à-fait raison, le chamanisme etant la plus ancienne religion, toutes les mythologies en sont issues. Et il faut pas oublier que tous ces lettrés qui nous ont donné les sources ecrites sur les mythologies etaient des gens des villes et n'etaient pas en etroite relation avec la nature, parfois même ils en etaient divorcés donc toutes ces histoires colportées refletent aussi ce schisme. |
Oui je dis la même chose avec la raison ...
| Citation: | | C'est pour cette raison que mon instinct me porte à davantage me tourner vers les contes, issus d'une tradition orale, chéris par les sages des village et qui demeurent réellement hermetiques. |
la mythologie amérindienne est comme cela aussi.
| Citation: | | De plus, ils nous enseignent des choses qui sont vitales, même pour l'homme moderne. Ils ne sont pas fatalistes comme certaines mythologies, ils constituent une veritable initiation. Particulierement la mythologie grecque encourage la paranoïa. |
Oui avec l'hybris et le tiraillement des humains entre les Dieux et les Titans (dont Prométhée)
| Citation: | Tous s'infligent des chatiments à longueur de temps. Des chatiments qui n'initient même pas. Je soupconne que le materiel d'origine etait beaucoup plus interessant mais qu'il a été mal compris, déformé par des lettrés qui avaient des tas de problemes (problemes de leurs temps aussi). La peur du chatiment est bien une maniere de contrôler la populace. Un mythe qui se termine mal est un echec. Il aurait mieux valu ne rien raconter du tout. |
Pour moi les 2 comptent. Guggenbühl montre bien qu'une histoire est perverse et pernicieuse quand 1° elle va que dans un sens : ne laisse aller les choses que dans un seul sens (unilatéralité) 2° quand elle est prise littéralement. 3° quand les mythes divins sont pris comme des mythes humains (le christianisme par exemple n'a rien avoir avec l'homme : Dieu règle de lui à lui avec l'aide de l'homme, prendre ce mythe pour soi est dissociant).
| Citation: | | Alors lorsque les mythes deviennent des cauchemards, cela signifie que le rêveur ou celui qui raconte s'enlise dans un complexe de paranoia. Au lieu de puiser dans ses ressources de creativité, d'inspiration, il devient mort-né. Quel gâchis. |
Le paradoxe est que je suis très créatif quand j'ai peur ... :-) ;-) _________________ "Quand l'amour s'en va, c'est le pouvoir qui prend sa place" Jung
Comme un gnOme : http://www.youtube.com/watch?v=7GN1I7M3yCc
Ofélia, puisses tu guider les êtres vers le Coeur, âme soeur, pour qu'ils puissent vivre avec l'Amour jusqu'à la fin de leur chemin, de leurs jours ; moi, je viens avec toi, tiens prends ma main ... : http://www.youtube.com/watch?v=GQCUF8ZvQTU&feature=player_embedded
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|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: HILLMAN - PAN ET LE CAUCHEMAR (citations) Mer 30 Sep - 21:02 | |
| Faudrait que tu developpes ce concept de la "raison". Et en quoi est-elle occidentale? |
|  | | GnOlus le gnome Admin

Nombre de messages: 4400 Age: 28 Localisation: Sous un champignon, contemplant l'automne Date d'inscription: 03/07/2007
 | Sujet: Re: HILLMAN - PAN ET LE CAUCHEMAR (citations) Lun 5 Oct - 10:03 | |
| C'est fou ça : je viens de recevoir un texte d'une amie avec des propos de Jung sur la raison =D Je les poste dans un nouveau sujet.
Pour répondre à ta question, l'Occident a développé la sensation (héroïsme, herculisme, prométhéanisme, pandorisme) et la pensée. Elle n'est pas du tout agnostique et athée : si la raison est un dieu alors la science est son église et les lois scientifiques sont ses dogmes. Il suffit de regarder l'histoire de l'Ocicdent depuis les Grecs pour voir qu'elle est scientifique dans le sens religieux du terme : elle se relie de manière scientifique aux choses : elle les explique scientifiquement, déni de l'irrationnel, refus d'une forme de pensée magique, de "l'animisme"mais comme tout tu le dis elle a aussi développé tout ce qui n'était pas de l'ordre de la raison antérieurement aux Grecs mais cela est étouffé par la raison. Ca vit en dedans, en dessous et dans l'invisible. _________________ "Quand l'amour s'en va, c'est le pouvoir qui prend sa place" Jung
Comme un gnOme : http://www.youtube.com/watch?v=7GN1I7M3yCc
Ofélia, puisses tu guider les êtres vers le Coeur, âme soeur, pour qu'ils puissent vivre avec l'Amour jusqu'à la fin de leur chemin, de leurs jours ; moi, je viens avec toi, tiens prends ma main ... : http://www.youtube.com/watch?v=GQCUF8ZvQTU&feature=player_embedded
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