Miroir de l'âme : rencontres d'âmes et d'esprits

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 Faut être heureux vue que y a pire ailleurs! (exigence du bonheur) - T'es qui pour être heureux, y a encore tant de choses à faire alors ne te réjouis pas (interdiction du bonheur)

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GnOlus le gnome
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MessageSujet: Faut être heureux vue que y a pire ailleurs! (exigence du bonheur) - T'es qui pour être heureux, y a encore tant de choses à faire alors ne te réjouis pas (interdiction du bonheur)   Mer 12 Nov - 14:09

Article en construction

Paradoxe, paradoxe ... et terrible déchirement.
Je donne la parole à Thomas D'Ansembourg dans "être heureux ce n'est pas nécessairement confortable p44 à 55 (avec coupures) :

1° Intro

"Je viens vous voir parce que je crois avoir été vacciné contre le bonheur" Ce furent mes 1ers mots à mon psychanalyste lors de ma toute 1ère séance. J'ai depuis rencontré dans toutes mes relations où que ce soit des centaines de personnes qui se reconnaissent piégés dans cette incapacité à être heureux durablement. Incapacité qui leur a été inoculée , aussi inconsciemment qu'innocemment, par les bons principes de leur éducation (..) Pour moi, il s'agit d'un vaccin en 2 injonctions dont la combinaison tétanise quand elle n'anesthésie pas complètement le patient :

- 1ere injonction : On n'est pas là pour rigoler (faut lutter, pas jouer) (bonheur interdit)..

- 2ème injonction : Faut être heureux quand même avec ce qu'on a (Bonheur obligatoire).

Bien des êtres déchirés par cette double injonction à la fois s'interdisent tout bien-être durable et se culpabilisent pour ne pas être heureux ! Tension parfois insoutenable, que beaucoup tentent d'évacuer en se dispersant dans 1000activités, en s'abrutissant dans une dépendancer +/- socialement admise : télévision, déplacements, surconsommation de la mode, Internet, hyperactivité sociale, mondaie, professionnelle, médocs, sexe, alcool, drogue, ...) en fuyant sous le couvert d'obligations, de non-responsabilisation, de devoirs ("c'est mon devoir de parent de ..." ; "En tant que patron, je me dois ...) ou en entrant profondément en dépression.

2°Exploration des injonctions :

1) Faut être heureux quand même avec ce qu'on a : y a pire ailleurs voyons ! (Bonheur obligatoire) :

D'abord bonne morale et bonne logique obligent ; "Comme tu peux toujours trouver plus malheureux que toi sur cette planète, tu es donc heureux!" Dans cette logique, il n'est pas question de sentiment, mais bien de devoir : le devoir d'être heureux quoi qu'il advienne, comme si quelque chose d'aussi subtil et intime qu'un sentiment - et a fortiori un état intérieur (le bonheur)- pouvait se commander par décret ! La culpabilité est là bien présente : "Comment oses-tu ne pas être heureux de ce que tu souffres , alors que tant de gens souffrent autour de toi de manière plus significative et profonde?"
Que de personnes prises en tenaille dans cette culpabilité s'empêchent de faire leur grand nettoyage intérieur, alors que, pourtant, ce serait précisément l'occasion de retrouver leur profond bien-être ! Elles se mentent souvent à elle-même en prétendant que "tout va bien!" alors que leur être entier hurle "Rien ne va plus!" Prenez le cas de Jeanne, qui trouvait que fille devait être positive : c'était négliger la souffrance que cette dernière vivait alors, d'autant plus qu'elle était interdite d'expression. Et c'est précisément la conscience de l'expression de sa souffrance qui ont été l'occassion pour elle de redevenir plus heureuse, malgré l'inconfort des circonstances.
Ainsi l'obligation d'être heureuse, de ne pas se plaindre et souffrir, bref de positiver sans cesse que Jeanne imposait à sa fille constituait précisément l'obstacle de le devenir.
Ensuite, une certaine interprétation réductrice et cependant courante de la pensée positive (je cite perso : Tolle par exemple) prend le relais de la bonne morale ("La vie est toujours belle et tout va bien ; il n'y a jamais de problèmes, que des solutions, ... dans le cas de Tolle "Sois présent et tu seras heureux"), instaurant semblablement une sorte d'obligation culpabilisante ("je ne suis pas à la hauteur, les autres y arrivent, pas moi, faut encore se battre et faire des efforts ... dans le cas de Tolle "Aïe Aïe je ne suis pas présent tout le temps alors je ne suis pas heureux") en négligeant le principe d'alternance.
Le risque de la pensée positive prise au 1er degré est l'angélisme. En effet, la vie n'est pas toujours belle, tout ne va pas toujours bien, et nous mettons souvent bien du temps et vivons beaucoup de souffrance à mijoter dans le problème avant de voir une solution émerger.
Last but not least, certains courants actuels (je pense au discours du Dalaï Lama actuel, Tolle->avis perso) brassent des notions tirées des différentes voies et traditions spirituelles de notre planète, du bouddhisme à la connaissance arborigène, du soufisme, à la sagesse hindoue, et semblent proposer un raccourci pour le bonheur intérieur. Ils présent en effet le bonheur comme une évidence dont l'accès est immédiat, sans rendre du tout compte des étapes successives que ces mêmes traditions et rappellent et dont sont faits le chemin vers l'éveil, nonobstant la tradition. Cette vision donne une impression d'obligation mondaine, le dernier must à la mode qu'il ne faut pas manquer. Je rencontre à l'occassion des personnes qui cheminent dans ces courants. Si j'ai, certes, de la compréhension pour leur élan, j'ai toutefois l'impression (vérifiées à maintes occasions) qu'elles espèrent pouvoir sauter les étapes et arriver à un stade d'éveil digne du Bouddha sans faire tout le chemin de transformation et d'alchimie personnel qu'une telle démarche demande. Généralement, elles se sentent déchirées, un peu honteuses ou même coupables de ne pas y arriver. Souvent la vie, dans sa vigoureuse sagesse, leur montre qu'elles ne feront pas l'économie du cheminement et de l'intégration des étapes. Et cela n'est pas un moment confortable. Il peut arriver que ces personnes viennent en thérapie, bouleversées d'avoir pris la réalité en pleine figure. Séparation, divorce, licenciement, deuil ou maladie se sont chargés de leur enseigner que le bonheur n'est pas une idée mais une conscience, et que celle-ci s'ancre et croît non pas par la pensée (Tolle, auto-suggestion, pensée positive) mais bien par la connaissance née de l'expérience. Les belles notions dont elles émaillaient leurs conversations ne sont pas encore des fondations stables, posées pierre par pierre de leurs propres mains, et sur lesquelles elles peuvent construire solidement leur lieu de vie pour y installer leurs habitudes et y allumer un foyer lumineux et durable. Ces notions ont été comme un feu d'artifice qui les a fascinées et réjouies un moment dans la nuit, pour les y laisser aussitôt perdues. Heureusement, il est toujours temps de recommencer avec autant d'idéal ... et plus de réalisme !
Comme l'évoque Cyrulnik (in les clés du bonheur, le nouvel observateur, 5-9 janvier 2002) : "le bonheur s'élabore comme le malheur. C'est un échaffaudage ; chaque éape compte. Mais c'est un processus dynamique".
Finalement, bien sûr, il y a toute la stimulation de notre société de consommation avec ses biens/services faciles d'accès, et la pub qui les vante en prétendant le bonheur obligatoire. Comment, en effet, oser ne pas être heureux alors que tout est si facile, alors que tout s'achète à coup de clic, tapes, bip, zap ! Pour cette société, dont l'illusion est de croire qu'elle puisse combler tous nos besoins, l'idée qu'on puisse ne pas être heureux n'est pas tolérable. Il n'y a pas de place pour le malheur, la détresse, la difficulté, le mal-être dans l'idéologie de la société de consommation (pour clairdeterre : cela est idem à l'école comment veux-tu que le savoir passe si un étudiant vit un profond désespoir et qu'il n'est pas pris en compte ?!). Il faut être heureux ! Dans la réalité de tous les jours, c'est une tout autre histoire.

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MessageSujet: Re: Faut être heureux vue que y a pire ailleurs! (exigence du bonheur) - T'es qui pour être heureux, y a encore tant de choses à faire alors ne te réjouis pas (interdiction du bonheur)   Mer 12 Nov - 14:09

2)On n'est pas là pour rigoler et jouer la vie mais pour se battre et lutter (bonheur interdit) MIS A JOUR (3/11/08)

Remettez-vous un instant dans les baskets ou les sandalettes, dans les culottes et les jupettes de l'enfant que vous avez été. Je serais bien curieux de savoir si vous n'avez pas entendu cette injonction telle quelle ou sous la forme d'une de ses nombreuses variantes :"La vie n'est pas une fête, ni un jeu", "faut travailler dur pour mériter d'être en vie", "Ce sont ceux qui triment qui gagnent", "Faut se battre pour vivre", "On n'a pas le temps de s'amuser", "Ne t'endors pas sur tes lauriers", ...
Attention ! Je ne dis pas que l'intention des personnes desquelles, enfants, nous avons entendu ces injonctions était d'interdire le bonheur ; tout au contraire, je pense que, de bonne foi, tous voulaient notre bien. Je dis que dans nos coeurs d'enfants, d'ados puis de jeunes adultes, cette injonction s'est encodée comme un interdit, et c'est le processus de cet encodage-là qui m'intéresse aujourd'hui vue que c'est lui qui fait mal.
Dans cette optique fort préoccupée par le faire plutôt que par l'être, le bonheur est comme interdit, trop suspect d'abandon, de laisser-aller : "Tu ne peux pas être heureux, tu cesserais d'être vigilant, attentif, travailleur et performant !". Dans cette optique, également fort préoccupée que tout s'obtienne par l'effort, la peine et le mérite, (j'en parleICI !), le bonheur est suspect de contentement, de satisfaction, voire de narcissisme ou d'égocentrisme, quand ce n'est pas de "déconnexion" avec la réalité (je pense qu'il fait référence au lacanisme/existentialisme) : "Tu ne peux pas être heureux de ce qui est réalisé puisqu'il reste tant à accomplir", "tu ne peux pas être heureux de ce que tu vis puisqu'il y a, au même moment, tant d'être malheureux de ce qu'ils vivent", "tu ne peux pas être heureux, tu cesserais d'être généreux, ouvert aux autres, conscient des enjeux du monde."
La confusion des sentiments et des valeurs qui se manifeste souvent par de la culpabilité, vient ainsi corrompre les moments qui pourraient pleinement être consacrés à la joie. Cette culpabilité est particulièrement entretenue par ce qui me semble être une tragique mésinterprétation du message christique qui a, malheureusement, largement cours dans l'éducation, religieuse ou pas (mon avis : pas possible d'effacer 2000 ans de christiannisme quoi qu'en pense les laïcs prométhéens : ce n'est pas en déclarant la République que l'inconscient collectif suit et fait lui aussi table rase. Idem pour toute révolution. Cela est de l'ordre de la pensée magique). C'est une interprétation qui me semble piégée par le mode de pensée binaire (définition ICI !) : "Puisque Jésus nous invite à regarder l'au-delà de nos relations, différences et préoccupations de notre incarnation, c'est que l'incarnation n'en vaut pas la peine. Attendons l'au-delà en nous méfiant de cette vie terrestre, voire en la décriant" (cela rejoint de le transcendalisme (faut être parfait et l'égo ne compte pas)/la volonté de croissance lacanienne ("A mort l'égo et le moi" ; grandir, être parfait partout).
Dans cette optique donc, l'idée de se réjouir, a fortiori, d'être heureux sur cette planète, est suspecte de matérialisme, de fuite, délire ou aveuglement (pour les lacaniens, refus de la castration). Dans certains milieux intellectuels et politiques - plus particulièrement dans les années 60 (je pense à Sartre) mais c'est toujours vrai aujourd'hui, un être heureux est soit un con, soit un égoïste, soit les 2. Pensez à Bourvil, ce merveilleux acteur qui jouait si souvent avec tant de coeur des rôles d'imbécile heureux et voyez comment la pensée binaire est piégeante. Si je caricature un peu : soit on est intelligent, donc hyperactif, catégorique, voire méchant, plein de soucis et dormant mal ; soit on est heureux et forcément égoïste ou idiot, inconscient ou simplet, en tout cas pas dans la réalité et bien sûr qu'alors on dort bien ...
De cette habitude de penser naît la peur d'être heureux et de le montrer " Que va-t-on dire de moi si je suis heureux?" Je serai jalousé voire rejeté... Mieux vaut me trouver un petit malheur à exploiter, à faire mousser, pour être comme tout le monde et ne pas déranger !" J'ai ainsi rencontré des personnes heureuses dans leur coeur mais qui n'osaient pas le montrer de peur de paraître idiotes, égoïstes ou déconnectées de la réalité.
Du temps où j'allais à la messe tous les dimanches, j'appréciaix beaucoup un prêtre. J'aimais la joie simple et cordiale dont il témoignait lorsque nous bavardions en petit comité. J'aimais également sa finesse de coeur et l'intelligence avec laquelle il prêchait. J'étais cependant surpris qu'il ne montre pas sa joie dans sa façon d'officier et de prêcher : il parlait sérieusement d'une voix grave, plutôt austère. Je lui fis remarquer un jour. Il me répondit "C'est vrai que je suis très joyeux, heureux. J'aime la vie et mon métier de prêtre. Je m'y sens vraiment épanoui. Mais la vie de la plupart des gens est souvent si pénible qu'ils ne comprendraient pas. Je ne peux pas courir le risque de me séparer d'eux en me montrant joyeux comme je le sens".
J'étais très touché de son intention et en même temps stupéfait que cet homme de foi réduisait sa joie pour ne pas déranger. J'y voyais un piège de la pensée binaire, comme s'il se disait : "Si je me montre heureux, ils vont se croire rejetés, donc je masque ma joie !" J'aurais tellement préféré : "Et je suis proche d'eux, sensible à leur souffrance, je les visite, je les écoute, j'en prends soin et je tiens à me montrer comme je suis et à partager ma joie." L'Evagile ne dit-il pas : "On n'allume pas une lampe pour la mettre sous les fagots. On l'accroche au lampadaire et elle éclaire toute la maisonnée" ?
Dans mon métier et ma vie, je vois tellement à quel point la joie et contagieuse et éclairante ! J'imagine que ce prêtre intelligent et généreux ne voulait pas, sans doute très inconsciemment, être suspect de simplisme ou d'égoïsme. Ne sommes-nous pas souvent comme ce prêtre-là à cacher notre vraie joie et à mettre notre lampe sous les fagots, par peur du regard de l'autre ?
Regardez-vous rire : riez-vous autant aux éclats que vous aimeriez oser ? Regardez-vous danser : dansez-vous librement , avec autant d'abandon et de fantaisie, que ce que vous aimeriez oser ? Regardez-vous marcher dans la rue, croiser les gens et regarder les choses : laissez-vous paraître le grand bonheur qui vous habite quand il vous habite?
Dansez donc la prochaine fois en folie ou en fou de joie (différence avec démence : ICI! et ICI !), riez à gorge déployée, regardez les choses et les gens avec le sourire et tendresse. Bien sûr, vous aurez à dépasser l'inconfort d'être dévisagé comme si vous étiez "mort ivre", "shooté" aux amphétamines ou à l'ecstacy ou tout droit sorti d'une secte, asile ...
En tout cas, moi j'adore danser. Je me souviens d'ailleurs d'une fête. Il y a + de 15 ans où je me suis joyeusement éclaté sur la piste de danse. Des amis bienveillants sont venus me dire que je ferais mieux de boire car j'avais une longue route à faire pour rentrer chez moi. Mais ayant pris des antibiotiques pour juguler une sinusite et craignant justement l'assoupissement au volant, je n'avais pas bu un seul verre de vin ni d'alcool ce soir-là. J'ai compris qu'être heureux et le montrer intensément, c'était suspect.
La joie intense ferait-elle peur ? Chamaillez-vous par exemple dans la rue à hautes voix et à grands gestes; bagarrez-vous même et vous verrez que la majorité des passants s'écarteront sans vous voir. Une bagarre, c'est normal ! Maintenant embrassez-vous éperdument ou faites-vous longuement des câlins sur un banc public et vous bénéficierez de regards outrés si ce n'est de remarques désapprobatrices ou même d'une invitation à circuler de la part des gardiens de la paix... Du bonheur, c'est choquant !
Parlez de vos conflits, tracas, maladies, échecs, choses inexorables et sans espoir, et on vous écoutera avec sérieux. Parlez de votre joie, amour pour tout ce qui est vivant, de votre confiance croissante en la vie et de votre joie profonde, et on vous croira membre d'une secte, irresponsable, égoïste, inconscient des enjeux de la vie ! Je parle bien d'expériences vécues.
Vous pouvez constater là des manifestations de la loi de l'homostasie (tout système tend à sa propre perpétuation (Cronos)) : ces attitudes ne sont pas contre vous, elles sont simplement l'expression de ce que le système a peur du changement (misonéisme) et se cramponne à la continuité. Rappelez-vous seulement, pour vous donner de l'empathie, que vous n'êtes pas là pour confirmer le système dans ses certitudes. Vous êtes là pour être ou devenir joyeusement vous-même ; c'est le cadeau de la joie et de vérité dont de monde, souvent triste et confus, a besoin.
Parfois c'est la peur de payer tôt ou tard la facture qui nous empêche d'être heureux ou de témoigner que nous le sommes, comme s'il y avait quelque parr un "Grand Comptable des joies et des bonheurs" qui comptait et mesurait notre consommation afin de nous faire payer l'addition! Il s'agit là à nouveau d'une croyance tragique qui a la peau dure ! Or, si nous prenions de regarder vivre les gens heureux, nous pourrions constater qu'ils sont vraiment heureux en profondeur (je ne parle pas de façade de complaisance, positiviste qui cache le mal-être sous le masque gentil, ni de l'attitude du boutte-en-train qui peut dissimuler un clown triste voire franchement désespéré). Je pense à des personnes connues comme Soeur Emmanuelle, Mère Teresa. Je pense aussi à des personnes moins connues que nous avons tous autour de nous si nous regardons bien. Mais quelque chose fait que ne nous voyons pas cette réalité la plupart du temps. Et c'est le propre d'une croyance : nous enfermer dans une vision qui n'est pas la réalité et nous empêcher de voir ce qui est.
Je crois que la capacité à goûter à un bonheur profond s'accroît et ne s'atrophie pas : + nous goutons à ce bonheur profond, + nous approfondissons notre capacité à le goûter quoi qu'il advienne. Ce n'est pas une notion théorique ; au contraire, c'est pour moi l'expérience pratique la + savoureuse de notre incarnation. Je crois aussi profondément que l'âme est là et que celle-ci est, par nature, impliquée dans un type d'existence qui va au-delà de ce que nous vivons dans l'espace-temps, qu'elle est immortelle. Si sa faculté de se réjouir, d'être heureuse et de rayonner de ce bonheur est atrophiée (par le moi, ses croyances limitantes et son projet que lui a pour sa vie et qui va en conflit avec l'élan de l'âme) dans cette existence, il me semble que nous sommes mal partis pour la suite (l'âme/l'esprit est mis(e) dans l'ombre et est vécue négativement par le moi qui peut alors surenchérir en remettant une couche).

3°Double injonction/injection tétanisante et déchirante

à venir

4° décodage des injonctions et en sortir : quitter la pensée binaire (voir ici pour la pensée binaire : ICI)

à venir

Image : mythe de Sisyphe qui vient directement de mon inconscient après la retranscription faite ce jour. Après infos auprès de wiki : il déjoue la mort et donc la vie, c'est un mort-vivant : (lien vers être vivant jusque dans la mort) Je pense aussi à Tantale qui n'est jamais rasassié. Tous les 2 défient les dieux en bon prométhéen. Il défie la vie et ses lois ontologiques.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sisyphe

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