Miroir de l'âme : rencontres d'âmes et d'esprits

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 Critique du lacanisme

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GnOlus le gnome
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MessageSujet: Critique du lacanisme   Ven 25 Juil - 1:31

1°L'enfant n'a pas de sexualité et
encore moins de désirs pervers qui ne sont que la projection du désir de
l'individu sur l'enfant.
2° L'enfant ne peut être pleinement égocentrique : cela
voudrait dire qu'il est en contact avec son animus(car l'égo est une partie de
l'animus), qu'il parle (car l'animus est Logos, il est verbe, parole) et qu'il
a un moi pleinement fait qui peut s'identifier pleinement.
3° L'enfant est dans une syzigie : enfant-vieillard : les
parents ont un rôle : paterner et materner et cela s'arrête là. Ils n'ont pas
de toute-puissance sur l'enfant de le faire grandir, accéder à la culpabilité,
.. je parle là des lacaniens qui projettent la tout-puissance qu'ils donnent
aux parents sur l'enfant en disant que c'est l'enfant qui est tout-puissant. Je
vois leur théorie comme une stratégie pour contrôler l'enfant, le modeler selon
leurs projets. Je sens chez ces gens de la peur de perdre le contrôle sur leurs
enfants. Alors que le vrai parent, c'est l'inconscient. Le parent est
l'inconscient et il fera la séparation de lui-même : les parents n'ont aucun
pouvoir là-dessus : c'est l'inconscient qui est au commande dieu(x) merci!
4°L'inconscient de l'enfant peut ne pas projeter les
figures maternelles/paternelles sur ces propres parents : c'est l'inconscient
qui choisit.


Je considère à la suite d'Hillman que
les théories sur l'enfant sont des fictions à ne surtout pas prendre
littéralement mais littérairement. Fictions car : 1° elles projettent leurs
propres fantasmes/désirs/complexes sur l'enfant 2° Elles ont une intention qui
vient soutenir le moi dans sa lutte prométhéenne contre l'inconscient : c'est
lui le maître à bord, les parents n'ont aucun pouvoir majeur sur la croissance
de leurs enfants: ils ne peuvent que influencer : ils peuvent donner tout ce
qu'ils veulent, tout faire, agir, étouffer (ai tout fait) celui qui aura le
dernier mot, c'est l'inconscient de l'enfant. Je ne rejette pas Lacan, je
regarde le mthe qu'il véhicule et regarde là l'intention de l'âme et son ombre:


Les lacaniens, fruits de l'inconscient collectif français,
sont sous la gouverne, sont fils, voire s'identifient à Ollathair, dieu castré
celte qui est le Père Universel.
Ils lui vouent un culte en cherchant la castration et en respectant sa loi.
Je les relie mythiquement aussi "castrats" catholiques dont ils sont
issus. Les lacaniens se castrent pour lâcher l'enfance et rencontrer l'Autre
(leur mythe). Les castrats sont castrés pour rester enfant. Le mot castration
renvoie à la voix (et donc à la parole dada des lacaniens) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Castrat
C'est donc mythiquement que la parole est reliée à la castration. Les
lacaniens le redisent simplement différemment. Le côté Eglise renvoie au pape
de la psychologie : Lacan.
Jung distingue l'homme du scientifique dans ses écrits. Lacan ne le fait pas.
Ca c'est leur côté "Fripon" qui vise la restauration de la loi du
Père. Oui mais se castrer pour quoi ? Pour se couper de la bonne mère... et par
là éviter d'avoir à se confronter à elle, à être héros. Ils refusent la bonne
mère et la mauvaise. Ils refusent la mère. Ils sont potentiellement dans le
Logos, l'esprit et l'égo (moi identifié à une partie de l'esprit) Par là, ils
sont fils-amant et se relient à Cybèle. Les lacaniens s'identifient aussi à
Attis.
Ils ont juste 2 soucis dans leur mythe qui est incomplet.
Chose qui est nocif pour le moi, l'anima et l'inconscient :

1° Soucis et dissociation avec le Puer, l’enfant, avec l'imagination, avec l'image,
l'inflation, le non-rationalisme et avec le Héros : avec le comportement et
l'action.










2° Ainsi, ils ne sont donc QUE sur l'axe "Fils-Amant->Fripon". Il
s'agit de se castrer de la bonne Mère qui est idéalisée pour toucher et
respecter la loi du Père. Ils sont donc consciemment dans le
"sentiment" car ils se reconnaissent dans le "il faut se
castrer" même si le lacanisme semble être dans la "pensée". Ils
vont vers la pensée et la recherche. Ils recherchent le "vrai"
langage (de l’esprit (de l'inconscient parce qu'au fond ils l'aiment (la
loi du Père). Ils sont donc dans une démarche : "se séparer de la mère
pour aller vers le père.
Ils veulent castrer le "moi" identifié au fils-amant. Sauf que tout
le monde n'est pas fils-amant.
Ils oublient qu'il est essentiel d'aller du puer/Senex vers le héros. Ils
oublient d'intégrer le féminin : l'imagination, l'image, l'Eros, Psyché, Echo, Pan, Hermès, l'écoute, ...
Ils jugent et n'acceptent pas de quitter le père et sa loi pour se confronter
au monde de la mère, rencontrer l'âme et l'Eros et ont souvent des jugements
négatifs sur la mère qui ne sont qu'un prétexte pour rester avec le père et ne
pas se confronter à elle.
Ils arrivent à fonder leurs jugements sur la mère comme étant une loi du père
reçu : comme pour Freud, il s'agit d'un rationalisme et d'un sollipsisme : les preuves de la validité de la théorie sont crées par la théorie elle-même et qui ainsi s'auto-justifie et approuve par elle-même sa validité. Essayer de trouver des faits empiriques, vous n'en trouverez pas. Freud lutte aussi contre l'empirisme : cfr Adler (faiblesse et infériorité des organes) et Jung (reconnaissance des faits occultes comme étant des phénomènes psychiques à part entière).
Ils ont souvent un souci avec la mère qu'ils aiment et détestent à la fois et
dont ils cherchent à se castrer. D'où l'intérêt de chercher des théories qui
leur parlent et vont les aider et c'est que Lacan leur donne ... sauf que c'est
un "piège" car la pensée, la loi du père ne sépare
qu'indirectement : L'épée est chez le héros qui agit. Je ne peux me
castrer en étudiant une théorie, en l'appliquant uniquement par la pensée. Ils
croient qu'ils se castrent et castrent par la parole alors ... qu'elle est un
moyen de reconnexion indirecte (quand je parle, je me relie indirectement, je
reste coller):...le comble ! Ils loupent l'objectif. Elle est dans leur ombre :
l'action, le héros, l'imagination, le féminin, l'anima, le comportement, l'agir
non en suivant le moi (c'est lui qui veut se castrer) mais en suivant ce que dit l'inconscient. Je ne peux me
"castrer de ...", me séparer directement que si j'agis concrètement
ou imaginalement. Dans ma fiction, je rappelle que parler est un acte et qu'il
n'est pas l'expérience de ... Je peux dire que je vais me séparer d'elle sans
le vivre dans mon corps. C'est comme si l'esprit seul comptait.

Rejeter la fantaisie est le rejet de l'imaginal, du Puer,
de l'enfant intérieur, de l’anima qui se retrouve seul au mépris des
avancées cognitivistes qui montrent que le cerveau ne fait pas différence entre
l’imaginaire et le réel. Cela se comprend bien vue que les lacaniens vont
vers le fripon. Le Puer est l'ombre de leur ombre : le fils-amant . Voulant
quitter le fis-amant, c’est sûr qu’ils veulent encore plus quitter
le Puer alors que c'est en lui qui se trouve les clés. C'est non dans ce qu'ils
connaissent et veulent qu'ils aient à aller à mon sens. Ils veulent la loi du
père et la castration. Cela c'est le désir de leur moi/égo/persona ?!? C'est le
processus inverse qui va être thérapeutique : l'ombre : ce qu'ils refusent, ne
veulent pas mis en oeuvre chez eux et en eux : ne pas les castrer, les laisser
jouir, prendre du plaisir et trahir la loi du père. Là est la véritable
castration. Cela demande de quitter un certain sado-masochisme. En France règne
Lacan. C’est aussi en France que règne l’anorexie, la boulimie. Rejet
de la nourriture, rejet de la mère ? L’anorexie est la vengeance du féminin, du sein (appartenant à la mère, la fille, la soeur, la nounou) sur le moi qui se rappelle tragiquement à lui?
C'est l’acte qui peut vraiment castrer de la loi du père car là
l’acte et la parole sont dépassés : l’acte castre, séparément
directement. : Tu passes par l'expérience et rencontre l'âme non par la pensée
mais par l'action et agir, c'est d'abord OSER...mais là si j'ose quelque chose
de neuf, nouveau, si je m'abandonne, si je me laisse aimer, je perds le
contrôle ... je m’abandonne, j’entre en inflation. Le problème
n’est pas l’inflation, c’est la façon dont le moi le voit et
le gère. L’inflation permet de transformer le moi. Se fermer à
l’inflation, c’est se fermer à l’inconscient et à ses
profondeurs.

_________________
"Quand l'amour s'en va, c'est le pouvoir qui prend sa place" Jung

Comme un gnOme : http://www.youtube.com/watch?v=7GN1I7M3yCc

Ofélia, puisses tu guider les êtres vers le Coeur, âme soeur, pour qu'ils puissent vivre avec l'Amour jusqu'à la fin de leur chemin, de leurs jours ; moi, je viens avec toi, tiens prends ma main ... : http://www.youtube.com/watch?v=GQCUF8ZvQTU&feature=player_embedded
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MessageSujet: Re: Critique du lacanisme   Mar 29 Juil - 12:40

Résumé du lacanisme :
1 Je est un autre
Jacques Lacan
aimait à désigner ses concepts par des lettres. "A" nous renvoie au
grand Autre : tour à tour l’inconscient, le corps, le langage, la mère
pour l’enfant – tout ce qui nous échappe et nous détermine à notre
insu. En revanche, "a" est le "moi", c’est-à-dire un "a-utre" pour
moi-même. Et l’autre, mon semblable, est une partie de moi : petit, je
pleure quand je vois un autre enfant tomber. "a" désigne aussi "l’objet
a", l’objet de mon désir : le sein de ma mère, sa voix, son regard, et
mes excréments. Tous mes désirs d’adulte ne seront jamais que des
substituts de ces premiers objets pulsionnels ; mais désormais, ils se
dérobent à ma conscience, et j’ignore ce que je désire vraiment. Je
désire un objet "a-nonyme".


2 Aimer, c’est donner ce qu’on n’a pas

Nous ne pouvons comprendre l’insatisfaction dont nous souffrons qu’à
partir de la trilogie « besoin, demande, désir ». Le besoin, c’est
manger, boire, dormir. Seulement, pour le satisfaire, nous devons
initialement en passer par un autre, la mère. Cette demande transforme
immédiatement le besoin en désir insatiable : ce qui importe n’est plus
la chose demandée, mais qui la donne, c’est-à-dire l’Autre. Et
accordée, elle se transforme en preuve d’amour. Cependant, l’amour vrai
est, pour Lacan, « donner ce qu’on n’a pas ». L’amour est au-delà de
tout objet matériel.


3 Le symbolique nous humanise

L’être humain pense et vit dans la triple dimension « imaginaire,
réelle, symbolique ». L’imaginaire est la relation que nous entretenons
avec tous ceux qui sont des « images » de nous, en qui nous pouvons
nous reconnaître affectivement ou intellectuellement. Dans une seconde
acception, c’est le lieu du moi, avec ses effets leurrants d’illusion,
de fascination pour des tromperies. Le réel est l’impossible à penser
et à nommer, le lieu de la folie. Le symbolique est, à l’inverse, le
monde du langage, de la loi, de ce qui nous structure : l’être humain a
besoin de repères symboliques pour s’humaniser. Au moment de l’œdipe,
le père intervient sous la forme de la loi pour séparer l’enfant de sa
relation fusionnelle avec sa mère.


4 Il n’y a pas de rapport sexuel

Cette affirmation ne signifie pas que les relations charnelles sont des
chimères, mais qu’il n’existe aucun rapport de complémentarité entre
hommes et femmes : ce n’est qu’un fantasme. Les deux sexes ne parlent
pas le même langage, n’ont pas la même jouissance et ne se rencontrent
que grâce à l’amour – qui supplée au manque de rapport sexuel.


5 Des séances imprévisibles

Le moi est source de tromperies et d’erreurs, nous ignorons le
véritable objet de notre désir, la vérité apparaît toujours masquée, et
là où nous ne nous entendons pas parler. Aussi les lacaniens laissent
peu d’espace au patient pour se plaindre, lister ses malheurs, dévider
croyances et convictions. Ils pratiquent des séances courtes, à durée
variable, qui surprennent le moi, réveillent les désirs enfouis. C’est
un peu brutal et frustrant, mais efficace en ce qui concerne
l’émergence des pensées inconscientes.

Critique de ce résumé :

Pour le point 1, je ne prends rien. Pas de faits empiriques, c'est
complètement rationnel. Je peux avoir un discours inverse qui sera tout
aussi valable.

Pour le point 2, "Aimer c'est donner ce qu'on a Pa' (sous entendu
Papa)" ->référence à cette loi du Père. Concernant l'insatisfaction,

Ce que je reçois de l'Autre, c'est de l'amour ? L'amour sans objet matériel ? Qu'il lise "Matière et esprit" de Jung.
Qui sont-ils pour définir l'amour ?!

«L'homme peut donner à l'amour tous les noms possibles et imaginables
dont il dispose, il ne fera que s'abandonner à des illusions sans fin
sur lui-même. S'il possède un grain de sagesse, il déposera les armes
et appellera ignotum per ignotius – une chose ignorée par une chose
encore plus ignorée – c'est-à-dire du nom de dieu.» Jung

Le point 3 avec la triple dimension montre bien que Lacan est
complètement désincarné, dans l'esprit. 3, c'est le nombre de l'esprit,
du ciel. 4, celui de la terre. L'imaginaire, projection des images de
moi ... narcissique comme la psychanalyse. Tout est de moi quoi.
Projection de leur propre sollipsisme.

<<Philémon
lui enseigna quelque chose d'essentiel, qui donne la clé de toute sa
psychologie, c'est la réalité de la psyché. Il le fit avec beaucoup
d'art. Il expliqua que Jung considérait ses propres pensées comme s'il
les avait créées lui-même (ce qui est, en effet, le préjugé occidental
habituel). Mais Philémon lui dit que, à son avis, les
pensées ressemblaient aux animaux d'une forêt, aux gens réunis dans une
pièce, et il ajouta : "si tu vois des hommes dans une pièce, tu ne
prétendrais pas que tu les as faits ou que tu es responsable d'eux." C'est grâce à Philémon que Jung apprit le caractère objectif et réel de la psyché, son existence absolument indépendante.
Nous pouvons l'explorer, mais nous ne pouvons agir sur elle que de
manière excessivement limitée, si tant est que nous parvenions jamais à
l'influencer. Je crois que c'est un point crucial, car c'est la source
principale de l'incompréhension à l'égard de la psychologie
jungienne.>>

http://timeisnear.over-blog.net/

SVP merci de prendre Philémon comme un individu existant à part entière avec une autonomie.
Je
ne suis pas responsable des images qui me viennent. Elles stimulent la peur chez les lacaniens ces images autonomes, cette autonomie de l'inconscient. Quand j'ai peur, je neutralise le stimulis de ma peur. L'inconscient est neutralisé par ces concepts, le contrôle est pris sur lui :

"Mais ne feignons pas de croire
que la fantaisie est la facilité. Lorsque les patients de Freud
s'allongèrent et se mirent à se remémorer, ils trouvèrent leurs
fantaisies gênantes. Freud aussi les trouva embarrassantes. Seuls avec
l'autre et ses imaginations, locuteur et auditeur évitaient de se
regarder. Leurs yeux ne se croisaient pas. Pourquoi ce trouble à
raconter, et pourquoi sommes-nous gênés d'entendre les histoires
intimes de l'imagination d'autrui ? La vie intérieure serait-elle
vraiment une affaire à cacher avec des feuilles de vigne ?
Cette
honte témoigne de l'importance de nos fantaisies. Au jourd'hui on la
qualifie professionnellement de "résistance" ; mais quelle fonction la
résistance accomplit-elle ? Il est vrai que je me défends de narrer mes
rêveries, mes haines brûlantes, mes désirs, mes peurs et leur
incontrôlable imagerie. Mes imaginations sont comme des blessures ;
elles révèlent ma pathologie. La résistance me protège. Les fantaisies
sont incompatibles avec mon moi courant, et c'est parce qu'elles sont
incontrôlables et "fantasmatiques" – à savoir, éloignées du rapport à
la réalité du moi – que nous les ressentons comme étrangères. Notre
volonté et notre intelligence ne nous gênent pas de la même façon ; à
vrai dire, nous en exhibons fièrement les résultats. Mais nous avons
tendance à tenir caché et enfermé en nous ce qui naît de l'imagination.
L'imagination est un monde intérieur – non pas spatialement intérieur –
mais contenu, ésotérique, aspect interne de la conscience. Ces
affections et fantaisies forment l'aspect imaginal ou inconscient de
nos actes et de nos pensées. Cette part de l'âme que nous gardons pour
nous devient fondamentale dans l'analyse, la confession ou la prière,
entre amants et amis, dans la création artistique, pour ce que nous
entendons par "dire la vérité", et enfin, pour notre destin. Ce que
nous retenons celé dans notre monde imaginal ne se réduit pas aux
images et aux idées, étant aussi des fragments vivants de l'âme ; quand
ceux-ci sont énoncés, un peu d'âme passe avec eux. Lorsque nous contons
nos imaginations, nous révélons notre âme. La honte que nous ressentons
concerne moins le contenu de la fantaisie que sa simple existence ; la
révélation de l'imagination est la mise à jour de l'esprit
incontrôlable et spontané, part divine et immortelle de l'âme, la
memoria Dei. C'est la honte du sacrilège que nous éprouvons ; la
révélation de nos fantaisies dévoile le divin, et en conséquence nos
fantaisies nous sont étrangères parce qu'elles ne nous appartiennent
pas. Elles sortent du fond transpersonnel de la nature, de l'esprit ou
du divin, alors même qu'elles sont personnalisées à travers notre vie
et poussent notre personnalité à des actes mythiques."

James Hillman

Ils font des images, de l'imaginal une réalité du moi comme si cela lui appartenait. Voir les propos sur l'inflation mis dernièrement.
Pour
le point 4, j'ai envie de mettre sous leurs yeux ce qu'à fait Marc
Dutroux aux jeunes enfants forcés d'avoir des relations sexuelles.
Qu'un seul vienne me dire que c'est du fantasme et j'invite cette personne à laisser ses enfants avec un pédophile dans une chambre et je me demande s'il va encore prendre la relation sexuelle comme un fantasme : y a des conséquences pour le moi, la psyché et l'inconscient. Mon intention en disant est d'inviter à réfléchir sur les pensées émises.

Pour le point 5, à nouveau je sens l'inflation bien rationnel (effet du
littéralisme?). Ils connaissent ce qu'est le moi
véritablement ainsi que l'inconscient : il cache, dissimule et a des
pensées.

Petit rappel :

Pour Jung, il n'est pas question de situer le
véritable sens du rêve dans le contenu "latent" (caché) derrière un
contenu dit "manifeste (ensemble des images comme produit du travail du
rêve). La question reste posée cependant : d'où vient l'obscurité du
rêve ?
Suivant Jung, elle n'est pas due à une intention
dissimulatrice qui proviendrait d'une censure qu'exercerait le
"surmoi", mais qu'elle est simplement l'incapacité de la conscience
rationnelle à saisir le sens des images (Psychologie et éducation p72).

Sur le moi :

Heureusement
j'ai besoin du moi. Il a sa place et son importance. Quel contrôle,
pouvoir sur le "moi" : tout n'est pas tromperie et erreurs là est
l'erreur la tromperie ! Ca me fait penser à Alice Miller et ce qu'elle
écrit. Qui sont-ils pour surprendre le moi, réveiller les désirs
enfouis ?
Cela ressemble complètement à de la manipulation "sombre" et de la
directivité : non-prise en compte du contenu. C'est de la manipulation
car le conscient de A met en place des choses pour stimuler
l'inconscient de B alors que cela se fait tout naturellement : le moi
est surpris à un moment dans l'analyse. Là c'est le moi qui le
provoque. C'est une psychanalyse centrée sur le moi car c'est lui qu'il
faut changer, qu'il ne faut pas écouter. En écoutant l'inconscient, je
vais changer le moi.Nous sommes bien dans un comportementalisme. Le lacanisme comme le freudisme est manipulée par son ombre : faut
faire sortir les pensées inconscientes et vous irez mieux. Sauf que cela ne suffit
pas...où est l'émotion ? Où est l'image ? Où est la mobilisation du moi
pour se mettre au service de l'inconscient ? Où est l'apprentissage de
l'autonomie et la structuration du moi ?
Où est la spiritualité (pas de psy sans spi et de spi sans psy) ? La
liberté ? la vocation ? l'action ? Où est la dialectique avec
l'inconscient ? Lacan convient à un certain type de personnes minimes à
mon sens. Probabelment pour des psychotiques : cela structure le moi. Jung parle des méfaits d'explorer leur inconscient : cela risque d'accentuer la dissociation.
Un psychotique prend Lacan car celui lui permet un
contrôle sur son inconscient en le fixant par les concepts. Cela
permet de structurer son moi et de prendre de la distance avec
l'inconscient (la pensée sépare indirectement). Maintenant, l'inviter à descendre dans ses rêves, son vécu, le questionner pour le faire "parler" malgré le "non" d'un psychiatre, d'un psy, je me demande bien quelle place, rôle se donne cette personne et je prie pour cet acte "anti-thérapeutique" s'amplifie pas la dissociation : avec un psychotique, le travail se fait sur le moi qui a éclaté et qui est à reconstituer, non sur l'inconscient, l'exploration des rêves et l'imagination active !

Bien à tous,

Alex

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MessageSujet: Re: Critique du lacanisme   Mer 30 Juil - 17:55

Je diffuse ici les pages 216à 219 qui concerne la critique que
St-Exupéry adresse à la psychanalyse de Lacan ainsi qu'à l'approche
centrée sur le langage de Michel Quesnel ainsi que de la fascination inconsciente et collective de l'inconscient français pour le langage et les maths. L'ensemble des propos sur la critique freudienne qui s'y rattache se trouve ici : http://archetypes.forums-actifs.net/espace-de-lecture-publique-f23/critique-de-la-theorie-freudienne-t634-90.htm#9889

Ce sont les dernières pages publiques
de la thèse que je vous livre. Titre de la thèse : "L'archétype de
l'enfant divin dans la vie et l'oeuvre d'Antoine de St-Exupéry" De
pinterovic'A en vente aux éditions "la corne d'abondance" sur www.lulu.com








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