Miroir de l'âme : rencontres d'âmes et d'esprits

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 Hillman-Etude d'un mythe : Hymne à Hermès

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GnOlus le gnome
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MessageSujet: Re: Hillman-Etude d'un mythe : Hymne à Hermès   Mer 28 Mai - 0:16

Dom,

Aux psychanalystes freudiens à mon sens Very Happy ! C'est un fait qu'il les chante et c'est un fait que les freudiens voient l'introjection des Mauvais Parents comme la source d'un conflit surmoi/ça et donc que c'est à cause de papa/maman en moi que je souffre, que j'ai une névrose. Sans eux, pas de névrose Very Happy. C'est un fait que les freudiens parlent en "bon père/mauvais père" et de complexe maternel et paternel. Il y a bien une différence là entre l'attitude d'Hermès et la psychanalyse : ils vont dans le sens opposé. Je ne vois pas d'interprétation dans ce cas. Il en fait sûrement ailleurs. Pour moi, il exprime un choix de se ranger là du côté de l'image et non du logos freudien en mettant des jugements type "sentiment". L'interprétation est de l'ordre de la "pensée", du vrai/faux, cela à mon sens.

Bien à toi,

Alex

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Ofélia, puisses tu guider les êtres vers le Coeur, âme soeur, pour qu'ils puissent vivre avec l'Amour jusqu'à la fin de leur chemin, de leurs jours ; moi, je viens avec toi, tiens prends ma main ... : http://www.youtube.com/watch?v=GQCUF8ZvQTU&feature=player_embedded
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MessageSujet: Re: Hillman-Etude d'un mythe : Hymne à Hermès   Mer 28 Mai - 11:13

Dom,

Pour que ça soit clair : ma définition d'interpréter : donner, proposer du sens par la pensée. Exemple en lien avec les propos que tu nommes : "Il faut chanter ses parents comme le fait Hermès, c'est thérapeutique".

Bien à toi,

Alex

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MessageSujet: Re: Hillman-Etude d'un mythe : Hymne à Hermès   Mer 28 Mai - 11:50

Salut Alex,

Si c'est de l'interprétation, parce que par exemple il dit que Hermés ne laisse pas ses parents le rendre plus névrotique, la névrose c'est un terme qui n'existait pas au V ième siècle avant JC donc déjà il fait une relecture (une fiction ?) avec des concepts d'aujourd'hui.

De plus quand je lis le passage qu'il cite, il est écrit que Hermès chantait ses parents, puis la demeure et même les chaudrons pour glorifier sa propre naissance, ce que je comprends c'est que Hermés ne chante pas vraiment ses parents mais se chante lui même, il chante sa prestigieuse naissance.

A cette époque aussi ou la société était patriarcale, il me semble que les enfants ne pouvaient avoir d'autres choix que de louer leurs parents, les filles étaient mariées par les familles, les fils gardaient obéïssance à leur père toute leur vie. Il n'était pas question comme aujourd'hui de critiquer ses parents et de les prendre pour des vieux c.... Homère reproduit forcément dans ses hymnes la culture de cette époque.

Je ne pense pas que chanter ses parents soit thérapeutique. Cela peut même être un déni si on a un complexe parental négatif.
Et si Hermès peut chanter ses parents c'est peut être parce qu'il est déja de naissance sans névrose.

Ceci dit rien n'empêche de chanter ses parents quand on est sorti de la plainte Very Happy

Bien à toi,
Dominique
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MessageSujet: Re: Hillman-Etude d'un mythe : Hymne à Hermès   Mer 28 Mai - 12:22

Dom,

Si c'est de l'interprétation, parce que par exemple il dit que Hermés ne laisse pas ses parents le rendre plus névrotique, la névrose c'est un terme qui n'existait pas au V ième siècle avant JC donc déjà il fait une relecture (une fiction ?) avec des concepts d'aujourd'hui.


Pour ce point là, oui et encore ... Freud a théorisé la psychanalyse qui existe avant lui-même : ils faisaient parler les malades, réveillaient les malades pour qu'ils racontent leurs rêves ... dans les temples d'Eusclape et Apollon !
Il avait sûrement un autre mot pour désigner la "névrose". Il emploie un terme freudien qui vient d'une fiction pour le mettre sur le mythe en effet.

A cette époque aussi ou la société était patriarcale, il me semble que les enfants ne pouvaient avoir d'autres choix que de louer leurs parents, les filles étaient mariées par les familles, les fils gardaient obéïssance à leur père toute leur vie. Il n'était pas question comme aujourd'hui de critiquer ses parents et de les prendre pour des vieux c.... Homère reproduit forcément dans ses hymnes la culture de cette époque.

Cela a mon sens vient d'une étude sur la Grèce antique qui les montre rationnel, société patriarcale, ... pour moi, c'est de l'ordre du "cliché". je ne vois pas l'âme à travers la culture exotérique d'un peuple, je la vois dans ses mythes. D'ailleurs les feuilletons américains "les feux de l'âmour, "Dallas" et consors ne font pas le poids devant les "amours, gloire, beauté, trahison, coups bas, meutre, inceste, ..." des empereurs romains, des rois grecs. Alexandre le Grand est loin de ce cliché : rebelle, Puer, n'obéit pas à la tradition grecque qui voit les autres peuples comme des barbares. Selon Hillman, le grand refoulé, c'est l'histoire : idéalisation de l'Antiquité par les Lumières par exemple qui fait que j'ai une vision rationnelle des Grecs ... alors que c'est potentiellement une projection des Lumières vue qu'ils remettent au centre la ratio.

De plus quand je lis le passage qu'il cite, il est écrit que Hermès chantait ses parents, puis la demeure et même les chaudrons pour glorifier sa propre naissance, ce que je comprends c'est que Hermés ne chante pas vraiment ses parents mais se chante lui même, il chante sa prestigieuse naissance.

Il n'est pas né de lui-même : il fête tout ce qu'il va avec : lui compris.


Ceci dit rien n'empêche de chanter ses parents quand on est sorti de la plainte Very Happy


L'inverse est plus doux pour mon âme Very Happy

Je ne pense pas que chanter ses parents soit thérapeutique.

Voir l'ombre comme la lumière est à mon sens thérapeutique. Ne voir que le complexe négatif contribue à garder la dissociation : c'est adhérer à la fiction de la personne qui juge ses parents. Le thérapeute, psychologie analytique est là pour donner une autre fiction qui prend en compte l'âme. Je ne crois pas quelqu'un qui me dit qu'il est psychopathe. C'est si rassurant cette identité Smile

Et si Hermès peut chanter ses parents c'est peut être parce qu'il est déja de naissance sans névrose.

je peux être joyeux et névrosé ... par exemple en riant de mes névroses qui ne sont pas pour moi liés à papa/maman. Elles sont liées à la fiction, à mon interprétation que je fais de la réalité. Le psychotique s'identifie littéralemment à un archétype et identifie les autres à un archétype : pas de moi, de discernement. Il dit "je suis Dieu". Le névrosé veut réaliser sa fiction à tout prix, s'identifie à l'histoire qu'il se raconte, et veut que tout y entre, il veut être un autre. Il cherche à être un autre. Il se refuse lui-même : je veux être Dieu, Alexandre, Jung, mon père, ...

Bien à toi,

Alex

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MessageSujet: Re: Hillman-Etude d'un mythe : Hymne à Hermès   Mer 28 Mai - 12:37

tu sais où se trouve le post où Corneau développe l'idée qu'approcher d'abord le côté lumière permet de structurer le moi pour aller ensuite vers l'Ombre et la Lumière ?


Névrose n'est pas égal à souffrance à mon sens et la liquidation de la névrose n'est pas le but.

L’absence de sens C.G. JUNG le définit fermement comme une “névrose”. (La névrose selon lui est simplement “la souffrance d’une âme qui n’a pas trouvé son sens”).

Cette “quête du sens” me fait penser à une ancienne théorie hindoue, encore très pertinente, qui dit: “on ne guérit pas une maladie, mais c’est la maladie qui nous guérit”. La maladie est une tentative de la Nature pour guérir l’homme, de le rendre “unique, séparé et entier”.

http://64.233.183.104/search?q=cache:3I-nc4FAT38J:www.cefem.be/lectures/seniors/contes_et_mythes+n%C3%A9vrose+gu%C3%A9rit+Jung&hl=fr&ct=clnk&cd=7&gl=be

Vouloir liquider la névrose est une volonté du moi qui veut résoudre le conflit intérieur "ça-surmoi" pour aller "mieux", "bien", etc c'est comme "défouler le refoulé", c'est une attitude du "moi". Je suis content de voir plus loin que l'approche de Freud. J'ai la joie d'accueillir mes pertes de sens, mes maladies, névroses "ce qui fait mal ne fait pas nécessairement tort", "je suis heureux et triste, en colère". Je fais confiance à mon inconscient, ma culpabilité, ma honte, à mes pertes de sens, à ma tristesse, ma peine et mes conflits intérieurs. Tout cela n'est pas de la merde comme voudrait me le faire croire Freud et sa suite. Oui ce n'est pas gai et en même temps, ce n'est pas chiant si je vois le sens de ma vie, si je vis mes élans, si je suis connecté à autre chose qu'à elle uniquement : je sais que je suis plus et autre chose que cette "merde" et elle ne me détermine pas comme ils voudraient aussi me le faire croire.

Bien à toi,

Alex

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Dernière édition par Fils de la Terre le Mer 28 Mai - 12:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Hillman-Etude d'un mythe : Hymne à Hermès   Jeu 29 Mai - 17:47

Salut Dom,

J'ajoute que dans la Grèce antique, les femmes jouaient un rôle important lors des fêtes religieuses et ils avaient des dieux féminins. Ce qui est reconnaître sa présence et son importance. Les Lumières ? tous des hommes ! :



Belle figure de l'animus : en cercle, un groupe d'hommes ... Qui dit animus dit potentiellement égo :

Eros

En lien avec l'âme
Daimon
Non-égotique
Autonome, Démiurge
Rassemble
Incarné et incarne
Fils-Amant/Héros
Polythéiste
Divin, non-humain, animal
Concret
Passionner et agir
Psychopompe, dynamique

Esprit

En lien avec l'animus
En lien avec le Logos
Potentiellement en rapport avec l'égo
Dépendant/indépendant
Divise
Spirituel et spiritualise
Puer/Fripon
Monothéiste
Non-divin, non-humain, non-animal
Abstrait
Penser et imaginer
Psychanalyse, immobilise, fixe
Pneuma

Alors les Lumières qui voient les Grecs comme rationnels (propre de l'animus !), comme une société patriarcales (ils sont tous des hommes!), ça sent la projection à plein nez : la réalité est tout autre.
Idem pour le christiannisme. Ils sont pour moi 2 régressions collectives qui ne prennent pas en compte l'anima. Ils prennent dans l'Antiquité à mon sens ce qui les arrange pour soutenir leurs thèses ... un peu comme Freud crée les preuves pour valider sa théorie qui du coup tient WinkSmile. En prenant en compte les faits (Freud n'a pas analysé le petit Hans : il a imaginé l'analyser ; il écrit lui-même "je veux être vu, lu, je veux qu'on parle de moi), en sortant du matérialisme psychologique, la théorie de Freud est démontée en 2 temps trois mouvements Very Happy.

Bien à toi,

Alex

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MessageSujet: Re: Hillman-Etude d'un mythe : Hymne à Hermès   Jeu 29 Mai - 21:52

Dom,

Tout est relié !!! Je tombe sur ceci maintenant
Citation :

Nous savons que Freud, par son traitement par la parole, recueillit de ses patients un grand nombre de souvenirs composés d'évènements traumatisants de l'enfance. Comme les patients s'exprimaient en quelque sorte sans frein, il apparut très vite à Freud que les souvenirs de ses patients étaient dépositaires pas seulement de réalités, mais de fantaisies aussi. Autrement dit lorsqu'on laissait s'exprimer librement les malades, ces derniers en arrivaient à évoquer des scènes ou des personnages qui ne faisaint pas parties de leurs vécus personnels. Dans le langage psychiatrique, on appelle cela des idées délirantes, des hallucinations, des fantaisies.
Freud dû se rendre à l'évidence ; tout ne pouvait pas découler des évènements traumatisants de l'enfance ; il existait bien un au-delà de la vie personnelle, un au-delà qu'il finit par nommer "le ça". Pour lui enfin, la manifestation des fantaisies et des hallucinations exprimait un phénomène névrotique, c'est-à-dire que si les fantaisies déboulaient dans la conscience, c'était parce que le conscient n'exerçait plus un contrôle vigil suffisant. Sauf si bien sûr le patient parvenait à sublimer les énergies du "ça", autrement dit à les diriger vers une activité sociale, vers des valeurs affectives élevées etc.

Jung analysa très tôt tout autrement les fantaisies de ses malades. Très vite il compris que Freud avait incontestablement redécouvert un continent fort ancien, la fameuse mémoria[1] de Saint Augustin. Les malades exprimaient en réalité, à travers leurs fantaisies des formes de pensées archétypiques et mythologiques. L'étude des productions pathologiques – les idées délirantes, les hallucinations etc - ont permis ainsi de redécouvrir la mémoria, ou, pour dire les choses autrement le continent enfoui de l'âme. Car quand nous commençâmes à nous identifier au moi volitif et rationnel, à l'époque de la psychologie des lumières (au 17è) nous perdîmes tout contact avec la mémoria qui avait commencé déjà en fait avec Platon. Puis avec Saint Augustin. C'est comme cela que la mémoria devint inconsciente.

http://lapisis.blogspot.com/

Bien à toi,

Alex

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MessageSujet: Re: Hillman-Etude d'un mythe : Hymne à Hermès   Ven 30 Mai - 1:26

Citation :
Car quand nous commençâmes à nous identifier au moi volitif et rationnel, à l'époque de la psychologie des lumières (au 17è) nous perdîmes tout contact avec la mémoria qui avait commencé déjà en fait avec Platon.
Tu oublies les religions monothéistes tout de même qui, même encore au 17ième siècle exprimaient une identification à autre chose qu'au moi volitif. Jésus c'est bien un archétype, c'est pas l'inconscient personnel.
Aujourd'hui oui je suis d'accord que l'athée moderne ne peut rien faire d'autre que s'identifier à son moi volitif, à moins qu'il ait lu Jung Very Happy

Amitiés,
Dominique
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MessageSujet: Re: Hillman-Etude d'un mythe : Hymne à Hermès   Ven 30 Mai - 10:31

Salut Dom,

Tu oublies les religions monothéistes tout de même qui, même encore au 17ième siècle exprimaient une identification à autre chose qu'au moi volitif. Jésus c'est bien un archétype, c'est pas l'inconscient personnel.

C'est une invitation à s'identifier au Soi +. Ils ne prenaient ni en compte l'anima (inquisition, refus de la gnose, Marie, etc), ni l'ombre, le Soi- (antéchrist) ni l'aspect polythéiste de la psyché. Les protestants eux disaient et disent "pour être dans le Plérôme, le Paradis, ayez une persona valable : réussite sociale, fric, relations, ..."

Aujourd'hui oui je suis d'accord que l'athée moderne ne peut rien faire d'autre que s'identifier à son moi volitif, à moins qu'il ait lu Jung Very Happy


J'ajoute à "plus que ça". A vouloir changer le monde, le faire progresser ,les progressismes de droite ou de gauche s'identifient à des figures titanesques et non divines (Prométhée notamment).

Bien à toi,

Alex

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MessageSujet: Re: Hillman-Etude d'un mythe : Hymne à Hermès   Ven 30 Mai - 23:22

Citation :
J'ajoute à "plus que ça". A vouloir changer le monde, le faire progresser ,les progressismes de droite ou de gauche s'identifient à des figures titanesques et non divines (Prométhée notamment).
Je ne comprends pas ce raisonnement. Quand Hermès invente un instrument de musique à partir d'une tortue, il est progressiste alors ?
Il ne faut rien inventer pour améliorer le monde alors ?

Personnellement je n'ai pas l'intention de m'embarrasser de ce genre de morale, je ne dois pas m'identifier à Prométhée, je dois m'identifier à un dieu etc.... Ce n'est pas ça la connaissance de soi.

Bien à toi,
Dominique
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MessageSujet: Re: Hillman-Etude d'un mythe : Hymne à Hermès   Sam 31 Mai - 12:53

Dom,

Je ne comprends pas ce raisonnement. Quand Hermès invente un instrument de musique à partir d'une tortue, il est progressiste alors ?

e me souviens d'une anecdote. Lorsque je conduisais
une délégation ministérielle croate au Parlement européen, lors de la
visite chez le président du Parlement à l'époque; le socialiste
espagnol Baron Crespo, ce monsieur m'avait demandé comment on pouvait
expliquer ce conflit serbo-croate. Je lui ai répondu que je devrais
faire un peu d'histoire.
Là-dessus, il a répondu, se croyant très spirituel et très cultivé:
«Vous savez ce qu'a dit le philosophe marrane Maïmonide? «Si Dieu avait
voulu que les gens regardent en arrière, il leur aurait mis des yeux
dans le cou.» Je lui ai répondu: «Monsieur le Président, un philosophe
français a dit: «Les peuples qui ignorent leur histoire sont condamnés à la revivre.» Il s'est levé alors et m'a dit simplement: «Au revoir, Monsieur!»
Oui, l'histoire a mauvaise presse! Le grand psychologue jungien James Hillman l'a déjà constaté en écrivant : «Je chevaucherai ce cheval de l'histoire jusqu'à ce qu'il s'effondre, car je soutiens que l'histoire
est devenue le Grand Refoulé. Si, à l'époque de Freud, c'était la
sexualité qui était le Grand Refoulé et l'instigatrice du ferment
interne des psychonévroses, aujourd'hui, la seule chose que nous ne
voulons tolérer est l'histoire.
Non: nous sommes tous des prométhéens avec une foule de possibilités,
d'espoirs pandoréens, ouverts, désencombrés, avec l'avenir devant nous,
si divers, si beaux, si neufs – hommes et femmes neufs et libérés
vivant en avant vers une science fiction. Alors l'histoire gronde en dessous; poursuivant son œuvre dans nos complexes psychiques.»

Pinterovic Antoine


Hermès n'est pas progressiste quand il crée cet objet. C'est un acte créateur. Il s'agit de définir progressiste et Antoine le fait ci-dessus. Le "progressisme" est souvent une attitude psychologique Puer/Senex (très visible dans le lacanisme/freudisme) où il faut "faire grandir, faire progresser, éduquer"à tout prix pour "liquider ses névroses, obéir à la loi du père". Ce qui est compte est l'avenir et la croissance. C'est une croissance contre l'inconscient, les dieux : c'est le "moi" du psychanalyste qui "sait" quand "castrer une personne". Le but est de libérer le moi de ses névroses, de se tourner vers l'Autre. Hermès crée sans but : il n'a pas d'intention vis-à-vis de l'avenir. En économie/politique, c'est pareil : ils ne sont pas dans la présent. Ils sont dans le "demain". Ils refusent tous la "stagnation" : il faut contrôler et garder le contrôle, maîtriser, se fixer (pas d'inflation tant économique que psychique Very Happy). Refuser, juger l'inflation est lutter contre l'inconscient.
Pour moi, elle n'est pas un problème. Être fou, vivre une inflation, ce n'est pas être dément. Sans l'inflation, l'artiste ne peut peindre. Sans l'inflation, Jung ne nous aurait pas laissé tout ce qu'il a laissé. Oui le risque est la démence et c'est un risque que je prends. Il n'y a pas que "inflation" ou "non" inflation", il y a aussi l'état "fusion" comme en parle Marie-Lise Labonté. Je peux vivre une profonde inflation sans perdre mon "moi", sans être décollé de la réalité terre à terre. Je crois qu'il y a une peur inconsciente de la part des freudiens/lacaniens de l'inflation... signe que le moi veut garder le contrôle ? L'inflation transforme le "moi" et le psychisme. Celui qui la refuse veut probablement rester fixé à sa vie, son image, sa fiction, ses théories, ... elle sent qu'aller vers l'inflation, c'est le risque de voir tout cela se tranformer. Le rêve est une inflation. Pourtant, le lendemain, je ne suis pas devenu dissocié...

Personnellement je n'ai pas l'intention de m'embarrasser de ce genre de morale, je ne dois pas m'identifier à Prométhée, je dois m'identifier à un dieu etc.... Ce n'est pas ça la connaissance de soi.

Je ne suis pas ici pour me connaître perso. Je ne suis plus dans une perspective QUE apollinienne : mettre de la lumière sur tout, tout savoir, tout connaître sur soi, prendre conscience de tout ... je suis sur Terre pour vivre qui je suis. Je dois m'identifier à rien du tout Very Happy Je me laisse vivre et je fais confiance à l'Univers.

Bien à toi,

Alex

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MessageSujet: Re: Hillman-Etude d'un mythe : Hymne à Hermès   Sam 31 Mai - 13:23

Salut Alex,

Citation :
Je lui ai répondu: «Monsieur le Président, un philosophe
français a dit: «Les peuples qui ignorent leur histoire sont condamnés à la revivre.»
C'est ce que fait et dit la psychanalyse mais au niveau individuel. Si on ignore son passé on est condamné à le revivre perpétuellement sous forme de destin. Le déni n'est jamais payant.


Citation :
Le "progressisme" est souvent une attitude psychologique Puer/Senex (très visible dans le lacanisme/freudisme) où il faut "faire grandir, faire progresser, éduquer"à tout prix pour "liquider ses névroses, obéir à la loi du père".
Cela est complètement faux, le but de la psychanalyse c'est au contraire donner plus de liberté. Qualifierais tu la liberté de progressiste ?
Une séance de psychanalyse c'est presque toujours un psy qui ne dit rien et un patient qui se livre à de libres associations, où vois tu de l'éducation ?

Citation :
je suis sur Terre pour vivre qui je suis. Je dois m'identifier à rien du tout . Je me laisse vivre et je fais confiance à l'Univers.
C'est aussi bien ainsi.


Bien à toi,
Dominique
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MessageSujet: Re: Hillman-Etude d'un mythe : Hymne à Hermès   Sam 31 Mai - 13:43

Dom,

C'est ce que fait et dit la psychanalyse mais au niveau individuel. Si on ignore son passé on est condamné à le revivre perpétuellement sous forme de destin. Le déni n'est jamais payant.

Je te rejoins. Maintenant c'est ce que je fais avec le passé qui est important, je m'en libère, je l'évacue, je me castre de lui ? et/ou je l'accueille, l'écoute, l'observe ?

Cela est complètement faux, le but de la psychanalyse c'est au contraire donner plus de liberté.

Oui en effet. Par la conscience, le vol du feu pour le donner aux hommes (être conscient de ...). Plus de liberté au moi ? Pas selon moi car je ne suis pas libre de mon caractère, de ma vocation (cfr théorie de l'akène d'Hillman). Si je mens souvent, cela fait partie de mon caractère et je ne peux m'en détacher, m'en libérer : il est là. La question que je me pose est "qu'est-ce que j'en fais ?" Tout ce que j'ai vécu dans ma vie, je le vis pour que mon destin se réalise cad pour que mon caractère se réalise. Je ne comprends pas alors le mensonge en fonction de papa/maman ou pour éviter la punition, je le vois comme étant une question que le Grand Tout me pose. Je ne vais alors plus lutter contre le "mensonge", je ne vais pas chercher à le "liquider", à me castrer de lui. Je vais l'accueillir et le mettre au service de la vie, de l'âme. Je ne lutte plus contre elle."Être soi-même pour être au service de Tous" Jung

Qualifierais tu la liberté de progressiste ?

Oui car je ne peux me libérer de tout. Dieu merci que mes blessures sont là et que jamais je ne pourrai en guérir. Elles sont lumières comme ombres et jamais je ne pourrai m'en séparer. J'accepte cela.

Une séance de psychanalyse c'est presque toujours un psy qui ne dit rien et un patient qui se livre à de libres associations, où vois tu de l'éducation ?

Le cadre sert une fiction théorique. Cette théorie a un but éducatif : libérer le moi de son surmoi, liquider la névrose... C'est l'intention qui est éducative. Je ne suis pas libre en voulant me libérer : le Rebelle, c'est un Soumis exprimé différemment. Je suis libre en acceptant ce qui est. Je suis libre en découvrant que je suis en relation et cela ne peut se faire en se parlant à soi-même :

A propos du divan …


En psychothérapie, le fait que le patient ait des émotions exerce une influence sur le thérapeute, même lorsque celui-ci est entièrement détaché des contenus émotionnels du patient. Et c’est une grosse erreur que de croire que le thérapeute puisse s’en tenir à l’écart. Il ne peut que se rendre compte qu’il est touché. Lorsqu’il ne le voit pas, il est trop peu impliqué et passé à côté du problème. Il est pour ainsi dire contraint d’assumer les émotions du patient et de les refléter. Voilà aussi la raison pour laquelle je refuse de coucher le patient sur un divan et de m’asseoir derrière lui. Je place mes patients en face de moi et je leur parle comme un homme naturel parle à un autre ; je m’expose complètement et je réagis sans réserve.
Je me souvient bien du cas d’une dame d’un certain âge, 58 ans environ, -médecin-, des Etats-Unis. Elle était venue à Zurich dans un état extrême de confusion. Elle était d’abord tellement confuse que je l’ai crue à moitié folle, jusqu’à ce que j’ai découvert qu’elle avait été en analyse. Elle m’a raconté certaines choses qu’elle avait faites dans sa confusion et il était tout à fait évident qu’elle n’aurait jamais ces choses si son analyste avait été un être humain et non une charade mystique assise derrière elle et lâchant à l’occasion du haut de ses nuages une sage parole, mais sans jamais manifester un mouvement émotionnel. Elle s’était ainsi égarée dans ses propres brumes et faisait des choses insensées, ce qu’elle aurait pu aisément s’épargner s’il avait réagi, lui, comme un être humain. Lorsqu’elle m’eut raconté tout cela, j’ai naturellement eu une réaction émotionnelle et j’ai juré ou quelque chose comme ça. Sur ce, elle s’est levée de sa chaise et a dit d’un ton réprobateur : « Mais vous avez une émotion ! ». Je répondis : « Naturellement que j’ai une émotion ». Elle dit : « Mais vous ne devriez pas. » Je rétorquai : « Et pourquoi pas ? J’ai tout à fait le droit d’avoir des émotions ». Elle répliqua : « Mais les analystes n’ont pas d’émotions » Je lui fis remarquer : « Votre analyste n’avait manifestement pas d’émotions et c’était, si j’ose m’exprimer ainsi, un dingue ». A ce moment, tout s’est clarifié en elle ; à partir de ce moment, elle fut toute transformée. Elle disait : « Dieu merci ! Maintenant je sais où j’en suis. Je sais que j’ai devant moi un homme avec des émotions humaines ». Ma réaction émotionnelle lui avait donné une orientation. Elle n’était pas d’un type pensée ; elle était du type sentiment et elle avait dès lors besoin de cette orientation. Son analyste, au contraire, était un homme qui ne pensait et n’existait qu’en pur intellectuel et n’avait aucune relation avec sa vie affective. Elle était une personne sanguine, hautement émotive, qui avait besoin de l’émotion et de l’extériorisation affective d’un autre être humain, pour ne pas se sentir perdue. Lorsque l’on traite un type sentiment (lire « Types psychologiques » de Jung) et qu’on ne lui parle que d’affaires intellectuelles, c’est exactement comme si on était seul intellectuel à s’adresser à une assemblée de types sentiment. On serait tout à fait perdu ; on se sentirait comme au pôle Nord car on ne serait pas compris ; personne ne réagirait aux idées avancées. Les gens seraient tous terriblement aimables – et on se sentirait extrêmement sot parce que personne ne rencontrerait nos idées.
Il faut toujours répondre aux gens dans leur fonction principal, sinon, aucun contact ne pourra être établi. C’est pour cela, pour monter à mes patients que leurs réactions sont arrivées jusqu’à mon système, que je dois les placer en face de moi de façon qu’ils puissent lire mes réactions sur mon visage et voir que je les écoute. Si je suis assis derrière eux, je peux bâiller, dormir, me laisser aller à mes propres pensées et faire ce qui me plaît. Vous ne savez jamais ce qui se passe en moi et vous restez ainsi dans une situation auto-érotique et isolée qui ne vaut rien pour un homme moyen. Ce serait naturellement autre chose si vous disposiez à une existence d’ermite dans l’Himalaya.

CG. Jung : « Über Grundlagen der Analytischen Psychologie ». Tavistock-Lectures, Londres, 1935, in : Gesammelte Werk, 18/I, paragraphe 319-321. Traduit de l’allemand par A.Pinterovic.

Bien à toi,

Alex


Bien à toi,

Alex

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