Miroir de l'âme : rencontres d'âmes et d'esprits

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 Cauchemar : psychiatrie, poison, spectre, elfe, estomac-monomythe

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GnOlus le gnome
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MessageSujet: Cauchemar : psychiatrie, poison, spectre, elfe, estomac-monomythe   Mer 27 Fév - 11:42

Mon psy m'a dit que ceux qui discutent entre eux de psycho essaient, la plupart du temps, de montrer sur le plan des idées qu'ils ont raison et les autres ont tort et que sur un plan relationnel que le fou, c'est l'autre et qu'ils sont sains, en bonne psychique et mental.
J'ai avalé tout cuit des jugements qui m'ont été porté ici même et ce n'est pas la 1ère fois que cela se passe pour moi sur un forum.
Cela est même en lien avec la viande que j'ai mangée hier et que j'ai trouvé trop cuite (du jambon dans un steak au fromage). Cette viande m'a dégoûtée et je l'ai quand même mangé.

Voici ce qu'il s'est passé cette nuit :

Je suis apparemment dans une chambre avec des coussins sur les murs comme il y a dans un hopital psychiatrique. J'ai une camisole de force. Une porte est devant moi. Je m'élance pour la défoncer. Un gaz sporofique s'échappe des murs. Je tombe évanoui dans mon élan. C'est l'entropie. Je me réveille. Je suis toujours dans la pièce. Je suis attaché à un lit par des sangles. Un homme avec une capuche et en blouse blanche s'approche. Il a un masque à gaz. Ils portent des gants et des bottes militaires. Il respire bruyamment derrière son masque. Je ne vois rien d'humain en lui. Il tient une seringue dans la main. Il me la rentre dans l'épaule droite d'un coup sec. Je hurle. L'air que je respire se met à brûler. Suite à mes hurlements, la porte est défoncée par ... moi-même. Je suis un héros de X-men : Wolverine : celui qui a une machine en lui et qui peut faire sortir de ces mains des griffes qui découpent l'acier comme si c'était du beurre mou.
La chose qui porte le masque à gaz s'empresse de vider le reste de la seringue. Je tombe évanoui. Moi en Wolverine s'approche et donne un coup violent à la chose qui vole sur le mur. Son masque tombe : pas de tête, pas de corps, rien de matériel. Un pur esprit. Une sorte de spectre. Wolverine arrache mes sangles et me transporte hors de la pièce.
Je suis réveillé par le champ des oiseaux. Ma tête tourne comme si j'avais bu cul sec une bouteille de vodka. Une femme se tient à ma gauche. Elle me tient la main. Je tourne ma tête et je reconnais les cheveux noirs ondulés de Lise. Je lui demande "Où suis-je ?". Elle me répond : "En sécurité. Nous sommes des elfes. Tu as été empoisonné par un spectre qui t'a torturé dans un hôpital psychiatrique abandonné et délabré. Pour guérir, tu as besoin de la médecine elfique, celle des hommes ne peut le faire". Je souris légèrement. J'entends une porte se fermer. J'aperçois un homme qui s'approche. Il a un panier dans la main. Je peux reconnaître dans ma vision floue Raph. Il se penche sur moi, je le vois mieux. Il a des oreilles pointues. C'est un elfe. Il sort de son panier des plantes, des champignons et se met à préparer une sorte de potion. Elle est jaune. Il me dit "tu vas la boire : elle va te faire vomir et faire dormir tous tes nerfs sans t'endormir toi". Je la bois. Je vomis un liquide blanc et fileux. Une fois que c'est sorti, il place son doigt en niveau de l'estomac et sans toucher mon corps trace une ligne verticale de haut en bas. Ma peau s'ouvre et je ne saigne pas. Il fait ensuite 2 traits horizontaux et sort mon estomac de mon corps. Il le prend et le plonge dans un seau de liquide blanc. Il prend une bouteille de lait et fait passer à travers l'estomac le lait. Il entre par l'œsophage et ressort par la duodénum. Il entre blanc et ressort nourrir (lapsus : noir) comme le goudron qu'il y a sur les routes en été. Une fois nettoyé, il le remet dans mon corps et le referme.

Je me réveille avec une gueule de bois pas possible alors que je n'ai rien bu comme alcool dans la soirée. Ma tête tourne. J'ai une soif abominable que je ne peux nier. Je descends boire. Il est 2h20 du matin. Ma tête tourne. J'ai envie de prendre une pastille pour l'estomac. Une partie de moi refuse. Je remonte. Pas moyen de me rendormir, ce masque à gaz m'obsède et me hante.
Une partie de moi veut comprendre ce qu'il s'est passé et se met à analyser le rêve.
L'autre craint de péter un cable, une durite.
Je me tente à analyser. Ce qui vient de suite : j'ai mal à l'estomac dans la réalité. Or dans le rêve, c'est l'estomac qui subit une sorte d'opération. Me revient le goût de la viande trop cuite que j'ai mangée hier soir. C'était du jambon trop cuit. Je suis dégoûté de la viande. La nausée m'est montée avec une envie de vomir. J'ai compris d'un coup ce que j'avais à faire : le rêve est la plante purgative en lui-même qui veut que je sorte ce que j'ai ingéré psychiquement sans le digérer et qui m'empoisonne. J'ai réveillé Mel et je lui dis qu'il se passait. J'ai joué à pierre/papier/ciseau avec elle en pleine nuit pour ne plus voir ce qui me tourmente. Elle est descendue : elle avait le "brûlant" et s'est faite une tasse d'eau sucrée. Je reste un peu seul et me met à pleurer. Je décide d'aller vomir alors qu'elle remonte. Je regarde l'heure : 3h20. Une heure s'est passée et j'ai la sensation que c'était 5 minutes qui s'était passée. J'ai craché ce que j'avais bu et puis spontanément, je me suis mis à boire du lait et je me suis regardé dans le miroir. J'avais les yeux rouges comme si je sortais de la piscine. Je suis remonté. Mel m'attendait dans la lumière. Nous avons parlé pendant 1/4 d'heure et tout d'un coup, je me suis senti retapé. Je me suis rendormi et j'ai 3/4 rêves d'affilée dont un qui m'a chamboulé : je monte les escaliers en spirale de ma maison. Je suis au téléphone avec quelqu'un. Au plus je monte, au plus je ne comprends plus ce qu'il me dit et au plus je dis des choses incohérentes. Je suis devant l'ordinateur qui s'allume tout seul devant mes yeux (me vient Matrix) : il est mis sur l'écran en Word : "tu es psychotique, tu es psychotique, tu es psychotique, ..." Quelque chose d'invisible est en train de taper cela sur le clavier. Je sens ma tête exploser et je me réveille avec la sensation d'avoir été projeté par un vortex. Je me rendors aussitôt sans maux.

Associations : le coup de seringue dans l'épaule, l'empoisonnement puis le soin elfique est une scène du seigneur des anneaux où Frondon est transpercé par la lame du roi Sorcier des Nazguhl. Ce sont des anciens rois déchus qui ont été corrompus par Sauron. Ce sont des spectres qui ne sont ni morts ni vivants. Ils cherchent avidement l'anneau sans jamais le trouver. Frodon est transpercé alors qu'il porte l'anneau à son doigt. La lame contient un poison qui va le transformer lui-même en spectre, en ombre. Frodon se fait empoisoner car il REFUSE de donner l'anneau, au roi sorcier. Il refuse de collaborer avec l'esprit sombre.
Il est soigné par Elrond à Fondcombe. Le père d'Arwen.

Voici la vidéo avec ce passage :



Cela se passe sur le Mont Venteux dans une tour de garde.
Cette tour de garde est abandonnée idem pour l'hopitâl.
Je suis moi-même empoisonné par un esprit comme Frodon.
Il y a plantes médicinales dans le Seigneur des Anneaux comme dans mon rêve pour soigner Frodon.

L'hôpital psychiatrique renvoit à l'échange d'hier avec le médecin de Raph.

Lise, tu m'as toujours impressionné par ce contact avec la nature et ta connaissance sur les daimons. Je suis rassuré par ta présence que je trouve bienveillante.
Raph, tu m'impressionnes par ta culture des plantes médicinales.
Le dossier que tu me prépares pour éviter un mauvais trip dans la prise de l'ayauescha fait que je vois en toi un médecine man porteur de savoir et conscient des risques grâce à ce savoir. Moi qui ne connait rien là-dedans, tu vas m'aider à mettre en place des "garde fous" à prendre littéralement : pour m'empêcher de tomber dans la folie. La connaissance que tu as de l'aspect lumineux des plantes (guérison et vie) et de son aspect sombre (poison et mort) fait que j'ai confiance en toi car j'estime que tu maitrises par là et sans avoir de pouvoir sur elles, la vie et la mort.

Les émotions ont commencé à se déclencher en moi à la lecture du "transfert massif".
Hier, j'ai osé m'attaquer à l'archétype du médecin que je vois faillible parce que derrière lui il y a un homme. J'ai la sensation qu'il est vu que comme lumineux par Trickster et qu'il faut, quoi qu'il dise, faire ce qu'il dit. Est-ce qu'étudier une dizaine d'années et avoir suivi une analyse fait de moi un dieu qui sait ce que mon patient a à faire pour aller mieux ? J'ai la sensation que ce médecin immatériel veut me torturer pour cela : je résiste au médecin réel, je ne me juge pas corrompu par son savoir et son ombre comportementaliste donc ma propre que je vois en lui et qui est d'abord en moi. Son masque à gaz évoque la guerre du Golfe. J'ai toujours dit à mon père qu'ils avaient 4 évangélistes dont ils ne remettaient jamais en cause la parole : un prêtre, sa mère, son médecin, son meilleur ami. Cela revoit aussi à ça.
Là je me sens pas ancré et pas centré, je me sens ailleurs et déconnecté. Le thème de la viande me frappe car Raph lui-même ne mange plus de viande ...
Non, je ne délire pas Monique et non je ne suis pas un gamin Trickster qui voit dans cet homme "un méchant psychiatre" qui ne sait pas. Idem pour moi, je ne sais pas. Je refuse de coller à ces jugements.
Y a en marre de me prêter des intentions/états psychologiques qui ne sont pas les miens. Alors s'il vous plait quand je donne mon intention, mon état psychologique, je vous demande d'y croire en les validant d'un "ok". Si j'ai une ombre dans le genre "Pouvoir, faire de Raph mon hochet", je la nommerai avant d'écrire. Ce que je vois : tu parles de "délire" dans mon cas Monique et quand Eda s'est elle-même confrontée à toi en remettant en cause Lacan, tu as aussi usé de ce mot "délire". Je ne juge pas. J'observe quelque chose que je vois se répéter. Tu prends, tu prends pas, je ne veux pas le savoir. J'ai envie de te dire : ce n'est pas parce que quelqu'un ne te comprend pas ou te parait incohérent qu'il délire nécessairement.
Je cite Pascal pour terminer. "2 excès : exclure la raison, n'admettre que la raison."

Bien à tous,

Alex

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Dernière édition par Fils de la Terre le Mer 14 Mai - 9:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cauchemar : psychiatrie, poison, spectre, elfe, estomac-monomythe   Mer 27 Fév - 12:45

"Entre
ce que je pense,
ce que je veux dire,
ce que je crois dire,
ce que je dis,
ce que vous avez envie d'entendre,
ce que vous croyez entendre,
ce que vous entendez,
ce que vous avez envie de comprendre,
ce que vous croyez comprendre,
ce que vous comprenez,
il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer.
Mais essayons quand même..."
tiré du livre" le père de nos pères" de bernard Werber.
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GnOlus le gnome
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MessageSujet: Re: Cauchemar : psychiatrie, poison, spectre, elfe, estomac-monomythe   Mer 27 Fév - 12:48

Amazone,

J'adore ce passage.
La difficulté revient à la difficulté à se décentrer, à se mettre en empathie. Je vois cela chez moi.
Pour communiquer avec l'autre, j'ai besoin d'être au clair sur ce lqu'il se passe en moi. J'ai donc à communiquer avec moi-même pour me décentrer ensuite (empathie).

Amitiés,

Alex

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MessageSujet: Re: Cauchemar : psychiatrie, poison, spectre, elfe, estomac-monomythe   Mer 27 Fév - 12:55

Alexandre,
pourquoi as-tu mangé une "viande" qui te dégoutait?
Arrête de gamberger et respectes ton corps ! Mets-tu du gaz dans un moteur à essence?
La viande n'est pas mauvaise en soi; ce qui la rend inconsommable, de nos jours, c'est la manière dont a été élévé l'animal d'origine: sans respect de ses besoins et sans gratitude quand on le sacrifie...Prends soin de toi!!! bien à toi...
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GnOlus le gnome
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MessageSujet: Re: Cauchemar : psychiatrie, poison, spectre, elfe, estomac-monomythe   Mer 27 Fév - 13:00

Amazone,

C'est quand je l'ai eu dans ma bouche quand j'en ai été dégoûté.
Je rejoins pour le côté gratitude et respect de ses besoins.
Merci de m'inviter à prendre soin de moi.

Amitiés,

Alex

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MessageSujet: Re: Cauchemar : psychiatrie, poison, spectre, elfe, estomac-monomythe   Mer 27 Fév - 13:21

Impressionant ton rêve, Alexandre. Il me fait penser à Dark Vador ton spectre, "ton père, il l'est" dit Joda lol! . J'ai toujours rêvé d'avoir des oreilles pointues, des oreilles de faune drunken car celles-ci témoignent bien de notre nature animale. Un animal en camisole. Il faut voir ce qui se traffique dans les laboratoires de ces messieurs en blouse blanche...
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GnOlus le gnome
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MessageSujet: Re: Cauchemar : psychiatrie, poison, spectre, elfe, estomac-monomythe   Mer 27 Fév - 13:37

Lise,

Oui en effet. Putain mais il respire comme lui en plus : un souffle grave qui racle sa gorge. Il porte aussi une sorte de masque à gaz. Mon père il l'est, ça oui et à la fin de Star Wars, le père accepte d'être tué par son fils : d'apprendre de lui. Je me suis juré de le reregarder. En mourant, le père revient vers le côté lumineux de la force et quitte l'identification à la Loi qui le rend tout-puissant et impuissant à la fois (l'identification, pas la Loi).
Note que le scénariste de Star Wars est influencé par Bly et Campbelle qui est lui-même à la base des Nouveaux Guerriers.

Joseph Campbell (26 mars 1904 - 30 octobre 1987) était un professeur, écrivain, orateur et anthropologue américain, célèbre pour son travail dans les domaines de la mythologie comparée et de la religion comparée et notamment pour sa théorie du monomythe.
Sommaire
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* 1 Sa vie
* 2 La Voix originale de Joseph Campbell
o 2.1 La mythologie du Héros et le monomythe
* 3 Influences
o 3.1 Ses influences
o 3.2 Son influence
* 4 Critique
* 5 Ses travaux
* 6 Liens externes

Sa vie [modifier]

Joseph Campbell est né et a grandi dans la ville de New York dans une famille catholique de grande bourgeoisie. Enfant, Campbell se découvrit une passion pour la culture amérindienne grâce à son père qui l’emmena visiter le muséum d'histoire naturelle américain de New York. Il devint très rapidement un expert dans de nombreux aspects de la société amérindienne, et plus spécifiquement dans sa mythologie. Cela façonna la passion perpétuelle de Campbell pour les mythes et apparentés (contes, légendes…). Il remarqua ainsi qu'ils possédaient apparemment tous des traits communs et cela quelle que soit la culture à laquelle ils appartiennent. À l’université de Dartmouth, il étudia la biologie et les mathématiques, avant d'aller étudier les sciences humaines à l’université de Columbia, où il obtenu une licence en littérature anglaise et une maîtrise en littérature médiévale, respectivement en 1925 et 1927. Il était également un excellent athlète et remporta plusieurs courses d'athlétisme.

Après avoir achevé sa maîtrise, Campbell décida d’abandonner l'idée d’obtenir un doctorat; à la place, il préféra s'isoler dans les bois situés aux alentours de New York, se consacrant principalement à la lecture durant les cinq ans qui suivirent. D'après le poète et écrivain Robert Bly, un de ses amis, Campbell avait développé un programme systématique lui permettant de lire pendant neuf heures chaque jour. Campbell considérait que c'est durant cette période qu'il a reçu sa véritable éducation, et c'est à ce moment qu'il a commencé à développer sa vision unique sur la nature de la vie.

Il étudia ensuite le vieux français et le Sanskrit à l’université de Paris ainsi qu'à celle de Munich. Il apprit le français, l’allemand, le japonais et le Sanskrit en plus de sa langue natale. Campbell entama sa carrière littéraire en éditant des articles posthumes du spécialiste de la culture indienne, Heinrich Zimmer. Puis il co-écrit avec Henry Morton Robinson, A skeleton key to Finnegans Wake, pour lequel des générations de lecteurs qui se sont cassés la tête sur l'œuvre de James Joyce ont été reconnaissantes.

Campbell étudia également les idées du psychiatre suisse Carl Jung, un collègue de Sigmund Freud. Le travail de Campbell sur la mythologie cherchait à relier les postures apparemment disparates de Jung et de Freud ainsi que leur débat pivot sur l’inconscient collectif. Campbell édita la première retranscription d'une conférence d'Eranos, un groupe de réflexion étudiant la spiritualité, et aida à fonder les éditions Bollingen de Princeton, reprenant l'œuvre de la fondation Bollingen, une organisation de mécénat littéraire. Un autre membre dissident du cercle de Freud qui influença Campbell fut Wilhelm Stekel (1868 - 1939), qui fut le premier à appliquer les conceptions de Freud sur les rêves, les fantaisies de l’esprit humain, et l'inconscient à de nombreux domaines comme l’anthropologie ou la littérature.

Campbell fut professeur à l'université Sarah Lawrence de 1934 à 1972. Il se maria en 1938 avec son élève, Jean Erdman, une danseuse. Il mourut en 1987, à Honolulu.

La Voix originale de Joseph Campbell [modifier]

Campbell était d'accord avec les textes de Jung expliquant des phénomènes psychologiques, ceux-ci faisant appel aux archétypes. Mais Campbell n’était pas d’accord avec Carl Jung sur tous les points, et possédait ses propres convictions qui étaient plutôt originales. À la différence de Jung, Campbell ne croyait ni à l’astrologie, ni à la synchronicité. L'originalité de la théorie et de l'interprétation de Campbell réside dans la fusion entre les idées reçues et le symbolisme. Son approche iconoclaste était aussi originale que radicale et sa prise de position sur la religion a été comparée aux travaux scientifiques d’Einstein pendant ses derniers jours : la recherche d’une théorie unificatrice. En effet, Joseph Campbell croyait que toutes les religions du monde, que tous les rituels et les déités, n'étaient que les “masques” d'une seule et même vérité transcendante qui serait “insaisissable" (inconnaissable). Il décrivait le christianisme et le bouddhisme, que l’objet en soit “la conscience de Buddha” ou “la conscience du Christ”, comme étant un niveau de perception au-dessus des “oppositions binaires” telles que le bien et le mal. Inutile de dire que beaucoup de religieux intégristes considèrent ses idées comme hérétiques.

“La vérité est unique, mais les sages la nomment de bien des façons”, est une phrase tirée des vedas qu'il aimait citer. Campbell était fasciné par ce qu’il voyait comme des sentiments et des vérités universels, s'exprimer sous différentes formes à travers les cultures. Il cherchait à démontrer que les religions orientales et occidentales sont identiques sur un plan basique, et que personne n’est dans le vrai, mais que tout le monde recherche la même réponse inconnue, et qui semble être insaisissable. Il s'intéressa aux différents codes moraux, les considérant paradoxalement comme à la fois incorrects et nécessaires. Comme les relativistes postmodernes, il voyait le bien et le mal comme des notions hautement subjectives, mais comme eux, il comprenait aussi qu'un système moral est nécessaire à quelqu'un étudiant la mythologie et la psychologie. De cette façon, il a réussi à fusionner les concepts du modernisme et du postmodernisme, bien que certaines de ses interprétations ont fait qu'il fut considéré comme un postmoderniste avant l'heure.

Dans sa série en quatre livres, Les masques de Dieu (The Masks of God), Campbell a essayé de résumer les principale histoires spirituelles du monde, afin d'étayer ses idées sur "l’unité de l'espèce humaine"; cette théorie inclut l'idée que la plupart des systèmes de croyances du monde ont un ancêtre géographique commun, partant des prairies fertiles d’Europe durant l'Âge du bronze puis allant jusqu'au Levant et jusqu'au croissant fertile de la Mésopotamie avant de revenir en Europe (et en Extrême-Orient), où ils se mélangèrent avec la culture émergente Indo-européenne (Aryens).

Il croyait que toutes les formes de spiritualité ne sont que la recherche d'une même force inconnue (qu'il qualifiait d'éminente plutôt que de transcendante, ou qui serait en même temps intérieure et extérieure, par opposition à comme étant seulement extérieure) et de laquelle tout proviendrait, dans laquelle tout existe, et dans laquelle tout retournera. Il se réfère à cette force comme étant la connotation de ce qu’il appelait “métaphore”, les métaphores étant la manière dont il nommait les différentes divinités et objets de spiritualité dans le monde.

La mythologie du Héros et le monomythe [modifier]

Dans son essai de 1949, Le Héros aux milles et un visages (The Hero with a Thousand Faces), paru en français sous le titre de Les Héros sont éternels, Campbell expose sa théorie du monomythe, affirmant que tous les mythes suivent les mêmes schémas archétypaux.

Ainsi tous les héros mythiques débuteraient leur périple à la suite d'un « appel à l'aventure » - ce qui implique que le héros quitte l'environnement dans lequel il a grandi. Il devra ensuite faire face au « gardien du seuil », premier obstacle dans son voyage qui, une fois franchi (la plupart du temps avec l'aide d'un mentor ou d'un guide spirituel), lui permettra de pénétrer dans un monde plus spirituel - généralement représenté par une forêt sombre, un désert, une grotte ou bien encore une île mystérieuse. Il va y subir une série d'épreuves lui permettant de dépasser son mentor et d'accomplir enfin l'objet de sa quête (le plus souvent une réconciliation avec le père, une union sacrée ou une apothéose) représentant symboliquement l'émancipation. Il retournera ensuite chez lui complètement transfiguré par l'expérience de son voyage initiatique.

Campbell défend que quasiment tous les héros mythiques, quelle que soit l'époque et la culture dans lesquelles ils vivent, suivent un parcours contenant au moins une partie de ce schéma. Dans des œuvres plus contemporaines, les trilogies Star Wars, Matrix, et le Seigneur des Anneaux collent de très près à ce schéma archétypal.

Voir l'article Voyage du héros

Selon Campbell, les héros ont une fonction très importante dans la société car ils permettent de véhiculer des moyens universels pour s'émanciper et pour s'épanouir.

Influences [modifier]

Ses influences [modifier]

Campbell a déclaré que James Joyce et Thomas Mann étaient ses gourous. (La puissance du mythe, cassette n°3).

La philosophie du “Suivez votre bonheur” de Campbell fut inspirée par le personnage Babbitt, issu de la nouvelle éponyme de Sinclair Lewis, qui dans la dernière page du livre, se lamente : « De toute ma vie, jamais je n’ai fait une seule chose que j’ai réellement voulu ! Je ne crois pas avoir accompli quoi que ce soit si ce n'est d'avoir réussi à subsister. Je me rends compte que je n’ai pas fait la moitié du quart des choses qu'il m'ait été possible de faire. Eh bien, peut-être accomplirez-vous plus de choses. Je n'en sais rien. Mais j'éprouve une sorte de plaisir honteux de savoir que vous saviez ce que vous vouliez faire et que vous l’avez réalisé. Bien, ces gens ici essayeront de vous intimider, et de vous rabaisser. Dites-leur d’aller au diable ! Je vous soutiendrai. Prenez ce travail à l’usine, si c'est ce que vous désirez. Ne soyez pas effrayé par votre famille. Non, ni par les habitants de Zénith. Ni par vous-même, comme je l'ai été. Avancez, vieil homme ! Le monde est à vous ! ».

Campbell s'est également référé au concept Sanskrit de “Sat Chit Ananda” (Sat (Être); Chit (pleine conscience); Ananda (béatitude)). Il a déclaré : “J'ignore si ma conscience est totalement consciente ou non, et j'ignore également si ce que je sais de mon être est bien mon propre être, alors laissez moi m’accrocher à ma béatitude et cela m’apportera les deux.” (Puissance du mythe).

Son influence [modifier]

Christopher Volger, un écrivain et producteur de film hollywoodien, a rédigé un mémo de sept pages désormais légendaire, Un guide pratique du héros aux mille visages, basé sur le travail de Campbell. Le mémo de Volger a plus tard été développé dans un livre, The Writer’s Journey, qui servit ensuite de base à de nombreux films hollywoodiens qui connurent un certain succès, et dont le plus remarquable fut Le Roi Lion de Disney. Plus récemment, il a été utilisé par des entreprises de jeux vidéo à la recherche de nouvelles idées et techniques pour les scénarimages et le développement de nouveaux produits. Pour répondre à ceux qui auraient pris son livre comme un simple plagiat ou un avilissement des idées de Campbell, Volger a continuellement mis en garde contre le fait que son livre ne donnait pas une “formule” ou une “recette” permettant d'écrire à coup sûr un succès. Au lieu de cela, Volger encourageait les écrivains à se servir du monde des archétypes et des structures mythiques comme d'une source profonde d'enrichissement de leur propre création, la créativité de l’écriture émergeant au cours du processus (conscient ou inconscient) permettant de décider quels éléments archétypaux utiliser, modifier, ou rejeter.

George Lucas a déclaré s'être appuyé sur les idées du livre Le Héros aux mille visages ainsi que de d’autres travaux de Campbell, pour écrire l'histoire de la saga Star Wars (et plus particulièrement celle de l'épisode IV qui correspond exactement au schéma campbellien).

La musicienne et compositrice Tori Amos a également reconnu l’influence qu'a exercée Campbell sur les idées de la mythologie et des archétypes qu’elle utilisera dans ses prochains albums.

Critique [modifier]

Peu après la mort de Campbell, Brendan Gill le critiqua dans un article, “Les visages de Joseph Campbell”, publié dans le New York Review of Books le 28 septembre 1989, l’accusant d’avoir des croyances politiques “réactionnaires”. Gill rapporta que certains collègues de Campbell à l'université Sarah Lawrence l'avaient décrit comme réticent à l'idée que le mythe biblique était une fiction. Un professeur d'université nommé Tom Snyder écrivit un essai en 1991 intitulé Les Perceptions du Mythe : Le pouvoir de duperie de Joseph Campbell, qui l’accusait de mener une vendetta contre les religions. Les théories de Campbell furent la cible de nombreuses autres critiques; le romancier américain Kurt Vonnegut tourna en dérision le point de vue de Campbell en le qualifiant d'excessivement baroque et en offrant sa propre interprétation du monomythe, qu'il nomma la théorie “Dans Le Trou”. Elle se résumait ainsi : “Le héros a des problèmes, le héros résout ses problèmes.”

Ses travaux [modifier]

Le héros aux mille et un visages (The Hero with a Thousand Faces) (1949) est un de ses livres les plus connus : il y décrit le cycle monomythique du voyage du héros, un modèle que l'on retrouve dans de nombreuses cultures. Dans un autre de ses ouvrages, Les masques de Dieu (The Masks of God), il couvre le monde de la mythologie sur quatre volumes (chacun traitant d'une période : primitive, orientale, occidentale, et moderne).

Mais ce qui fit connaître Campbell au grand public fut sa collaboration avec le journaliste Bill Moyers, de laquelle naquit une série documentaire diffusée sur PBS : Joseph Campbell et le pouvoir du mythe, qui fut diffusée pour la première fois en 1988, l’année suivant la mort de Campbell. Cette série a permis d'exposer ses idées sur les archétypes au plus grand nombre et est régulièrement rediffusée sur PBS. Un livre accompagnateur, Puissance du mythe (The Power of Myth), contenant une retranscription partielle de leurs entretiens, fut édité peu après.

Un livre posthume édité en 2001, intitulé Thou Art That: Transforming Religious Metaphor, propose une compilation d'essais non publiés traitant principalement des religions judéo-chrétiennes : il y explique que religion et mythologie ne sont en fait qu'une seule et même chose et replace les symboles religieux dans un contexte mythologique. Une des citations favorites de Campbell était : “La mythologie est souvent considérée comme étant la religion “des autres” alors que la religion peut être définie comme étant de la mythologie mal interprétée". Il explique qu'en interprétant les symboles religieux non pas comme des faits historiques mais plutôt comme des images mythologiques, ces symboles peuvent prendre des significations beaucoup plus profondes et crédibles pour beaucoup de gens.


http://64.233.183.104/search?q=cache:tO2KQGw5fL8J:fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Campbell+Campbell+Star+Wars+Bly&hl=fr&ct=clnk&cd=1&gl=be

Amitiés,

Alex

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MessageSujet: Re: Cauchemar : psychiatrie, poison, spectre, elfe, estomac-monomythe   Mer 27 Fév - 13:39


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MessageSujet: Re: Cauchemar : psychiatrie, poison, spectre, elfe, estomac-monomythe   Mer 27 Fév - 13:45

amazone13764 a écrit:
"Entre
ce que je pense,
ce que je veux dire,
ce que je crois dire,
ce que je dis,
ce que vous avez envie d'entendre,
ce que vous croyez entendre,
ce que vous entendez,
ce que vous avez envie de comprendre,
ce que vous croyez comprendre,
ce que vous comprenez,
il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer.
Mais essayons quand même..."
tiré du livre" le père de nos pères" de bernard Werber.

Je le trouve génial ce B. Werber.
Et c'est justement ce qu'il faut comme citation en ce moment sur le forum.
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MessageSujet: Re: Cauchemar : psychiatrie, poison, spectre, elfe, estomac-monomythe   Mer 27 Fév - 13:52

Mon psy m'a dit que ceux qui discutent entre eux de psycho essaient, la plupart du temps, de montrer sur le plan des idées qu'ils ont raison et les autres ont tort et que sur un plan relationnel que le fou, c'est l'autre et qu'ils sont sains, en bonne psychique et mental.

L'est marrant ton psy.

Et il démontre quoi exactement quand il dit ça ?

que c'est lui qui a raison peut-être ???

Quand j'évoque le délire cela veut dire partir sur une mythanalyse .
Qui ne connaît pas le jungien M. Cazenave ? Plus jungien que lui, tu meurs.

A moins de me prouver que tu ne souffres pas d'une pathologie lourde, pourquoi ton psy pratique-t-il la mythanalyse sur toi ?
En quoi as-tu besoin de passer par la béquille que sont les mythes pour parler de ton symptôme, face à face, les yeux ouverts ?

CAZENAVE Michel : Qu'est-ce que la mythanalyse ? Pierre Solié et le mythe

Mots-Clefs : Jung C.G., Mythanalyse, Mythe, Perry J., Solié P.

La pratique de la mythanalyse instituée par Pierre Solié s’origine dans Métamorphoses de l’âme et ses symboles de C. G. Jung et les travaux de J. Perry aux États-Unis. C’est dire qu’elle se développe dans un contexte de pathologie lourde, borderline ou prépsychotique, à qui elle s’adresse d’abord. La prépondérance du mythe ne consiste pas ici en une « béquille du sens », mais cherche, à travers sa nature et sa dynamique propre, à faire échapper le patient à la tyrannie du tout/rien, et à l’introduire dans un espace de médiation où pourront s’affirmer une histoire, apparaître les images dans leurs essentielles fonctions d’ordre, se prononcer un discours qui tend à restituer l’image d’une parole.
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MessageSujet: Re: Cauchemar : psychiatrie, poison, spectre, elfe, estomac-monomythe   Mer 27 Fév - 13:55

amazone13764 a écrit:
Alexandre,
pourquoi as-tu mangé une "viande" qui te dégoutait?
Arrête de gamberger et respectes ton corps ! Mets-tu du gaz dans un moteur à essence?
La viande n'est pas mauvaise en soi; ce qui la rend inconsommable, de nos jours, c'est la manière dont a été élévé l'animal d'origine: sans respect de ses besoins et sans gratitude quand on le sacrifie...Prends soin de toi!!! bien à toi...

En fait, par rapport à ce rêve, on peut dire aussi en quoi une viande est mal passée ?

Qu'est-ce qui est dure à avaler ?
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MessageSujet: Re: Cauchemar : psychiatrie, poison, spectre, elfe, estomac-monomythe   Mer 27 Fév - 13:56

Tu devrais lire Hillman, Monique.
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MessageSujet: Re: Cauchemar : psychiatrie, poison, spectre, elfe, estomac-monomythe   Mer 27 Fév - 14:00

Monique,

Je ne lui ai pas demandé cela, c'est vrai. Je peux l'interroger.
Juste une chose : ce n'est pas Solié ni Cazenave sa perspective : ils ne parlent pas du Puer/Senex et sont centrés sur le fils amant. C'est tiré d'Hillman.
Pour les débats, il a parlé de quelque chose qu'il observait. Il ne dit pas que c'est toujours la vérité ça c'est sûr.

Pour le rêve, c'est sur le fait de digérer, d'absorber quelque chose qui de l'ordre du poison. D'où recracher et plomb dans l'estomac.
Ce que j'ai absorbé trop cuit, ce sont les jugements que j'ai reçus : je ne les ai pas laissés refroidir ni pris de la distance.

Amitiés,

Alex

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MessageSujet: Re: Cauchemar : psychiatrie, poison, spectre, elfe, estomac-monomythe   Mer 27 Fév - 16:53

Ai-je parlé du Puer ou du fils-Amant ?

J'ai évoqué LA MYTHANALYSE qui elle peut reposer sur n'importe quels mythes en fonction de la pathologie qu'on veut soigner.

Ben oui, t'as pas dû avaler la Loi du Père freudienne nazie, tiens cette question.

Et en effet, l'analyse ici sur ce forum est sauvage. Ne t'attends pas qu'on te ménage comme ton psy.
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MessageSujet: Re: Cauchemar : psychiatrie, poison, spectre, elfe, estomac-monomythe   Mer 27 Fév - 17:04

Parce qu'Hillman est jungien, pardi! Et qu'on est sur un forum consacré pour l'essentiel à Jung! Ceci dit, tu peux mettre autant de textes de Lacan que tu veux, j'en connais quelques uns qui seront ravis.
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MessageSujet: Re: Cauchemar : psychiatrie, poison, spectre, elfe, estomac-monomythe   Mer 27 Fév - 17:20

Si j'ai une ombre dans le genre "Pouvoir, faire de Raph mon hochet", je la nommerai avant d'écrire. Ce que je vois : tu parles de "délire" dans mon cas Monique et quand Eda s'est elle-même confrontée à toi en remettant en cause Lacan, tu as aussi usé de ce mot "délire". Je ne juge pas. J'observe quelque chose que je vois se répéter. Tu prends, tu prends pas, je ne veux pas le savoir. J'ai envie de te dire : ce n'est pas parce que quelqu'un ne te comprend pas ou te parait incohérent qu'il délire nécessairement.

je maintiens : les sautes d'humeur de quelqu'un qui veut m'empêcher de parler de Lacan comme Eda l'a fait, comme toi tu l'as fait et Lise aussi à sa façon, j'appelle ça un drôle de dérapage de l'ordre d'un délire totalitariste.
Et en le disant, j'ai les 2 pieds sur terre.

Et j'en veux pour preuve que Raphaël devant votre attitude totalitariste a déclaré hier ne plus parler de Lacan.

Car ça n'est pas tant Lacan ou Freud qui vous dérangent, et moi par leur intermédiaire : ici je fais figure de "sorcière", mais ce que cela peut remuer en vous de refoulé et donc forcément d'incontrôlable.
La preuve : ton rêve.

Tout le monde connaît les sorcière de Salem condamnées hélas à tort de sorcellerie par tout le gratin puritain et parano de Salem.

Si tu ne veux plus entendre parler de Lacan, tu me désinscris tout de suite. Je le comprendrai.
Dans le cas contraire, qu'on me laisse en parler à mon gré.
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MessageSujet: Re: Cauchemar : psychiatrie, poison, spectre, elfe, estomac-monomythe   Mer 27 Fév - 17:50

Salut Alexandre,

L'impression que me fait ton rêve c'est la démesure, tes émotions de la veille me paraissent énormément amplifiées.
Et puis soit tu es totalement annihilé, emprisonné, envenimé ou alors tu deviens tout à coup un super héros capable de griffer le fer comme du beurre.

Que tu sois perdant ou gagnant ton rêve te situe à chaque fois à l'extrême de l'amplification, ce qui fait que tu es toujours héros dans ton rêve, héros victime ou héros vengeur...

Je me demande si ton rêve n'exprime pas une volonté de toute puissance.

C'est juste une interprétation, j'espère que tu ne la percevras pas comme un jugement.

Amitiés,
Dominique
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MessageSujet: Re: Cauchemar : psychiatrie, poison, spectre, elfe, estomac-monomythe   Mer 27 Fév - 18:08

Citation :
Car ça n'est pas tant Lacan ou Freud qui vous dérangent, et moi par leur intermédiaire
C'est totalement vrai.
Citation :
ce que cela peut remuer en vous de refoulé et donc forcément d'incontrôlable.
C'est justement ca le probleme, on n'aime pas Lacan, on est des refoulés. Qui est totalitariste, ici? Mais enfin Monique! Tu peux parler de Lacan tant que tu veux, mais c'est le ton que tu emploies qui pose probleme. Tu te fâches parce qu'on adhere pas à tes idées, si ca c'est pas de l'intimidation! Tu ne fais pas que parler de Lacan, tu l'imposes aussi à des non-lacaniens. Ca en devient: tout ce qui n'est pas de l'ordre de la raison lacannienne ou freudienne, c'est du délire, de l'illusion, du fantasme et j'en passe. Tu nous vois à travers Lacan. C'est là que ca déconne.
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MessageSujet: Re: Cauchemar : psychiatrie, poison, spectre, elfe, estomac-monomythe   Mer 27 Fév - 18:29

voilà, tu fais une traduction à la façon qui t'arrange pensant que je me fâche quand on n'est pas d'accord avec moi.

Euh..........là, va falloir m'expliquer entre des sautes d'humeur d'Eda qui n'a pas supporté Lacan, et mes prétendues fâcheries parce que vous n'étiez pas d'accord.

Tu zappes complètement sur le fait que tu m'as dit que finalement il était bon que j'aille chez les freudiens, et qu'Alexandre m'invite à réviser mes idées.

Non, mais si c'est pas totalitariste ça. C'est quoi ?

C'est plutôt toi qui te fâches parce que je ne suis pas jungienne.
Tu me l'as assez dit.

Eh bien, si ça t'arrange tellement de penser ce que tu penses : OK.
Je me suis déjà expliquée suffisamment et même trop. Je ne reviendrai plus là-dessus.
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MessageSujet: Re: Cauchemar : psychiatrie, poison, spectre, elfe, estomac-monomythe   Jeu 28 Fév - 10:58

Dominic,

Il y a bien cette tension dont tu parles.
Les 2 ne me conviennent pas : le héros victime OU tout puissant. Hier soir, j'ai pratique l'imagination active dans le lit avant de dormir et la nuit était calme.
Je me suis revu dans mon rêve avec le viel amérindien. J'ai été en tailleur, effondré, abattu et sanglotant. Il est decendu de son cheval et s'est mis à chanter et danser autour de moi dans un cercle dans le sens des aiguilles d'une montre. Il a enlevé la plume d'aigle qu'il a au-dessus de sa tête et s'est mise à la taper sur mon corps. Je sentais une chaleur dans mon corps. Il a arrivé sur mon estomac et j'ai laissé venir les émotions. De la tristesse d'abord et puis les images sont arrivées : je suis chez moi, bébé, ma mère me donne à manger. Je n'ai plus faim. Elle me force. Je me mets à pleurer. Elle force encore. Se met en colère. Alors que je pleure et que j'ai la bouche ouverte, elle en profite pour glisser la nature (lapsus : la nourriture) dans ma bouche. Surpris, je l'avale avec dégoût. Puis, je suis à la cantine de la maternelle, j'ai 4 à 5 ans. C'est de la ratatouille. Je n'en veux pas. Une dame me force à en manger. J'avale sans rien dire alors que je n'en ai pas envie et mon coeur se lève, j'ai des haut le coeur ... Puis viennent les paroles spontanément, "tu me gaves comme un porc, comme un canard, je suis un animal pour toi salope". "Tu me forces, je te déteste". Je suis à nouveau avec l'indien. Il chante doucement en ayant posé la main sur mon estomac. Il glisse un couteau dans ma main. Je me retrouve dans mon cauchemar. Je suis sur le lit sanglé. Le gars masque à gaz est absent. Oh surprise, j'ai le couteau en silex donné par l'indien en main. Je peux rompre les sangles. La porte est ouverte. Je m'en vais. Je reviens à nouveau quand j'étais petit. Je me revois avec ma mère et cette dame. J'interviens et je dis "Il n'a plus faim je crois. Il a ses limites et personne ne peut le forcer. Elle tend la cueillere comme si j'étais pas là. Je lui prends des mains et la lance. Cette cuillere, c'était le mouchoir plein de biles et de crachats. Je prends l'Alexandre petit qui cesse de pleure et la regarde avec défi. Elle s'en va en claquant la porte. Je berce le petit. Personne ne me forcera à penser pour moi-même. Pendant la nuit, je suis réveillé : crampes à l'estomac. Je mets mes mains sur mon coeur et mon estomac, respire comme je l'ai appris en sophrologie et me muser doucement en disant au petit Alexandre "Personne ne te gavera plus, personne ne te forcera à manger, accepter quelque chose qui te dégoûte, te fait lever le coeur au point d'en vomir.
Je me suis rendormi paisiblement. C'est le même thème qu'avec Méduse : des parties de moi sont forcées à croire les jugements de l'autre qui me sont répétées et cela inconsciemment. Comme je me laisse gaver, elles remplissent "l'estomac". L'estomac, c'est la lune, le signe du Cancer et donc la mère. Ca renvoie au complexe maternel et à ce point précis : la mère qui force à voir, penser et qui sait ce dont mon ventre a besoin.

Amitiés,

Alex

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MessageSujet: Re: Cauchemar : psychiatrie, poison, spectre, elfe, estomac-monomythe   Jeu 28 Fév - 17:00

Salut Alexandre,

Cela me rappelle des souvenirs, je me rappelle à la cantine de l'école primaire je n'aimais pas la purée, quand la cantinière passait pour nous servir, elle était une grosse femme, je lui disais à chaque fois "un petit peu" mais bien sûr elle me mettait une pleine louche de purée.
Chez moi c'était le contraire, il y avait les aliments que je ne pouvais manger parce que selon ma mère j'avais le foie trop fragile où ils me donnaient des boutons, c'est ainsi que je voyais mes parents manger des délicieuses fraises et moi j'avais droit juste à une pour gouter pale

Ah frustrations de l'enfance...

Amitiés,
Dominique
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MessageSujet: Re: Cauchemar : psychiatrie, poison, spectre, elfe, estomac-monomythe   Lun 3 Mar - 13:34

Dominic,

Merci pour ton partage.
Le message que je reçois de par cet acte c'est "Ne meurs pas, sois-fort, gave-toi pour être beau, grand et fort, toi mon fils"
Juste que mon petit enfant veut avoir le choix de s'identifier ou non à cela.

Amitiés,

Fils de la Terre

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MessageSujet: Re: Cauchemar : psychiatrie, poison, spectre, elfe, estomac-monomythe   Lun 3 Mar - 13:48

Salut Alexandre,

Oui bien sûr ton enfant intérieur veut choisir son idéal du Moi. C'est d'ailleurs tout le programme de l'age adulte...

Amitiés,
Dominique
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MessageSujet: Re: Cauchemar : psychiatrie, poison, spectre, elfe, estomac-monomythe   Lun 3 Mar - 13:50

le message d'une mère qui gave son enfant peut être aussi celui du propre plaisir de la mère à relier avec le fait qu'en gavant son enfant, il y a une nette similitude avec le rapport sexuel : pénétration d'un corps étranger.

Dans cette scène de l'alimentation maternelle, nous sommes dans la scène primitive de l'inceste.

D'ailleurs, quand l'enfant s'auto-alimente, le tabou se met en place tout seul.
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MessageSujet: Re: Cauchemar : psychiatrie, poison, spectre, elfe, estomac-monomythe   Lun 3 Mar - 13:53

Monique,

Exactement ! Je vis le fait de "me forcer" comme un viol. Ma bouche est le vagin, la cuillère, la bouffe, le pénis et le sperme.
L'analogie me parle cheers
J'en parle avec mon psy tout à l'heure.

Amitiés,

Alex

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