Miroir de l'âme : rencontres d'âmes et d'esprits

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 Fanatisme et fondamentalismes "jungiens"

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GnOlus le gnome
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MessageSujet: Fanatisme et fondamentalismes "jungiens"   Mer 4 Aoû - 12:00

Concernant ML Von Franz, je tiens à nuancer les propos ci-dessous :

Je ne doute pas de son honnêteté intellectuelle au niveau de la conscience et du moi. Je m'en prends à ces zones d'inconscience qu'il y a chez elle. Je cherche le mythe qu'elle cherche à mettre en perspective. J'invite à relire tous ces propos sur Puer Aeternus. Elle invite clairement à rejeter la part infantile du Puer, de le changer. Elle dissocie l'archétype et veut en faire un bon petit garçon bien gentil, bien joli au service du Vieux Sage qui est l'archétype principal qui la fascine et qu'elle projette aussi sur Jung. De ce mythe, d'autres psys prennent la relève, certains lacaniens notamment, pour tenter de faire un syncrétisme à partir de ces propos et ça marche ! C'est cela que je déplore. J'admire l'exploration et l'analyse des contes qu'elle propose. Je ne peux accepter cependant un clivage de l'archétype qu'elle pose théoriquement comme sensé alors que c'est en lien avec son histoire à elle. Avec toutes les conséquences que cette affirmation peut avoir. Elle s'écarte de Jung qui ne propose PAS de méthode psychothérapeutique claire, établie comme une panacée, une solution à tous les problèmes.

Appréciant l'oeuvre de Jung, il m'est important de nommer ici qu'il est essentiel aussi de le critiquer sur certains aspects. Lui et surtout certains de ses continuateurs qui littéralisent ces propos qui deviennent alors unilatéraux, les utilisent hors contexte pour justifier leurs dires. Je vous invite à lire le livret des Spring publications qui s'intitule "le fondamentalisme jungien". Ma démarche est de désacraliser : Jung ne fonde PAS une théorie psychologique. Mes intentions sont de rendre à Jung ce qui est à Jung et de neutraliser Jung par une critique constructive de son oeuvre non pour théoriser autrement les choses mais pour équilibrer une vision qui peut faire sens et qui, sans cesse, en devenir.
Je vais critiquer ci-dessous 1° le fondamentalisme jungien qui nait non pas de Jung mais de l'oeuvre de Marie-Louise Von Franz surtout. Sans pour autant nier les apports intéressants qu'elle amène. Nous étudierons un cas théorique le "Corneauisme". Guy Corneau sort de la psychologie analytique en tombant dans un moralisme navrant et fondateur de dogmes comme Freud sort de la psychologie en définissant Dieu et fonde des dogmes 2° Critiques concernant Jung : a° non à l'unilatéralité et la domination du Soi b° non aux unilatéralités suivantes : anima QUE chez l'homme, animus QUE chez la femme ; "le processus d'individuation n'est QU'UNE affaire de seconde moitié de la vie ( nous le résolverons avec Guggenbühl) 3° Non à l'idéalisme kantien chez Jung qui sépare l'archétype du monde (nous le résolverons avec Hillman et la banalité de l'archétype) 4° Non aux dérives suivantes tirées de Jung : nous critiquerons a° la démarche de Christiane Riedel qui s'approprie Jung, fonde des dogmes sur l'analyse des rêves avec Jung et résolverons cela par Hillman b° nous critiquerons la démarche spiritualiste venant d'un certain New-Âge délirant (certaines parts du mouvement ne le sont pas) qui fait du processus d'individuation non pas, comme dans le mythe du vieux sage une volonté de grandir, de se castrer dans le sens lacanien du terme mais qui en fait un but spiritualiste qui vise à s'arracher du quotien pour foncer dans un transcendalisme forcené.

Commençons par le fondementalisme jungien qui naît chez ML Von Franz :

Le "non" castrateur lacanien est la solution aux problèmes idem pour l'interventionnisme du tiers (contrôle?) qui est sans cesse donné aux parents qio doivent agir pour faire "grandir" l'enfant et le déinfantiliser.
Rappelons que Lacan donne une réponse au mythe d'Oedipe qui est projeté ... partout et qui est central chez lui comme Freud alors que non. Jung montre que l'Oedipe s'attache uniquement à la sexualité et dans la relation avec la mère physique et non la Mère symbolique, archétypique où Jung insiste justement l'importance de garder l'inceste, d'y retourner. Il s'agit bien de discerner et de ne pas confondre inceste réelle avec la mère physique où le "non" est de mise avec le "non" à une connexion avec la Mère souterraine, océanique, chtonienne, céleste par l'imagination (active), la rêverie, ... et tout moyen permettant de se connecter aux daimons.
Quand l'Oedipe est vu partout et que le "non" est la réponse à l'Oedipe alors il faudrait dire "non" à tout désirs, élans de communion, de fusion, d'extase, de transformation, à toute hierogamos symbolique et/ou littéral avec un archétype, daimon en vue de coller à une théorie (Freud, Lacan) ou pour éviter une "inflation (continuateurs de Jung) ? L'inflation n'est pas à confondre avec l'abaissement mental où la conscience subsiste et n'est pas totalement annihilée par l'expérience chamanique, initiatique, daimonique. Elle est pénétrée mais elle n'explose pas. Un moi bulle, malléable tout en étant ferme, souple.Hillman propose ici une alternative au contrôle parental qui est le fait que le monde et la vie éduquent, donnent des leçons et ont une fonction de maître. N'est-ce pas une tentative de Lacan de poser les parents en Dieux qui séduit les enfants nés autour de mai 1968 et qui ont eu des parents permissifs, new-âgeux à qui mieux mieux, laissant l'enfant complètement libre, n'ayant plus besoin de parents ? N'est-ce pas une tentative d'inviter les gens, les parents à s'enfermer dans la persona parentale qui deviendraient le lieu de réalisation de soi : je me réalise à travers mes enfants pour ne pas avoir à vivre mon expérience, je me réfugie derrière ce masque où je m'identifie littéralement à un Dieu (au Soi?) ?
Les parents sont importants, ont un rôle à jouer c'est un fait. En même temps, ils sont plus et autre chose que des parents : ils sont des individus. Foncer sur la parentalité sert à combler un vide, un manque identitaire qui apparaît alors que l'enfant naît ? Qui apparait au moment où le Puer Aternus, germe du devenir, du parent se projette sur l'enfant ? Je pense que les parents sont poussés à régresser profondément en devenant parents de par la présence de l'archétype de l'enfant constellé par leur enfant et refusent de reconnaître leur Enfant archétypique qu'ils projettent complètement alors sur l'enfant. L'enfant physique devenant ici le LIEU du devenir pour le parent qui n'a plus à devenir. L'enfant physique devant littéralement l'incarnation du petit dieu, du Puer Aeternus. Ils pourraient renaître symboliquement de par l'arrivée de l'enfant, l'enfant apportant un devenir pour la famille, pour les parents. Ils pourraient redevenir comme l'enfant. Être présents à lui, oui tout en étant présents à l'opportunité que constituent une naissance littérale de l'enfant pour s'occuper de leur renaissance symbolique, spirituelle sans l'enfant physique, en connexion avec le Puer.Jung écrit :

Citation:
"Infantile est non seulement celui qui persiste trop longtemps dans l'enfance, mais aussi celui qui, s'en séparant, prétend que ce qu'il ne voit plus n'existe pas. Mais quiconque s'en retourne au pays de l'enfance craint de redevenir infantile. C'est ignorer que tout ce qui est spontanément psychique revêt un double visage : l'un est tourné vers l'avenir et l'autre vers le passé, double visage équivoque et par suite symbolique, comme toute réalité vivante." Jung


La régression n'est pas nécessairement infantilisation et l'infantilisation n'est pas nécessairement régressante. Au contraire, celui qui se pose comme étant sorti de l'enfance, grandi, individué, "castré, y est ... encore (toute-puissance daimonique qui fait croire qu'il n'existe pas, qu'il n'est plus). Le fait de dire qu'il n'est plus est en elle-même l'expression de la toute-puissance : il serait complètement et totalement coupé de l'enfant intérieur ...vouloir grandir, se croire grandi, le dépassement vertical de l'enfance par la croissance est donc plus pathologique que le fait d'être enfant, infantile, que de le laisser vivre. Le dépassement de l'enfance voilà ce que veut le Senex négatif pour s'identifier au Vieux Sage (caractéristiques : sage, sérieux, réfléchi, patient, expérimenté, érudit, ...) faisant de lui le Soi unilatéralement (institution du Soi comme étant le Vieux Sage commence avec ML Von Franz après la mort de Jung et continue par les continuateurs de Jung suivants notamment: Corneau, Cazenave, Solié, Perrot ... On en parle dans une édition de Spring dont le titre est "le fondamentalisme "jungien") alors le Soi est les 2 à la fois). Chez MLVF, on retrouve là une fascination classique de la femme lesbienne, identifiée à l'animus pour le Vieux Sage dont elle cherche à être la fille symbolique. Mettre le Vieux Sage comme étant le Soi est un acte symbolique pour le mythe de MLVon Franz qui se pose ainsi en fille du Soi alors que le Vieux Sage n'est qu'une part de l'animus. Ces continuateurs font de l'animus un Soi monothéiste. Grave manque de discernement qui a ces conséquence.
De ce fait et dans cette perspective, il est facile alors de faire le syncrétisme dans lequel les lacaniens/freudiens/jungiens (en souffrance devant les désaccords et voulant une pseudo psychanalyse unie alors que le désaccord est créateur et permet de ne pas tomber dans le fanatisme ?) tombent entre "Jung" (faux, il s'agit des continuateurs de Jung) et "Lacan" en identifiant le Vieux Sage (donc le Soi) au Parent castrateur, expérimenté, agissant dans un savoir tout-puissant, sachant ce qui est bon pour son enfant et ne se remettant plus du tout en question vis à vis de ceux qu'il va trouver enfantin. Il va s'identifier au Vieux Sage, il va savoir ; comme il est l'incarnation de la sagesse, il dit vrai, ne peut être remis en question nul part et last but not least ne se remet en question. Devenir comme le vieux sage devient, pour eux, être comme le Soi, castré à lui alors qu'il n'est que persona étant donné que le Soi se découvre seul sur son chemin. L'individuation devient un chemin comportementaliste tout tracé sans aventures, surprises et découvertes (domaine de l'enfant!)où le but est de devenir "Sage", "individué" dans le sens : réfléchi, sérieux, sans aucune trace de l'enfance.
Ainsi psychanalyse freudienne, lacanienne et comportementalisme sont frères ... ennemis ... ennemis peut-être, frères sûrement : ils se ressemblent autant qu'ils sont différents.
Jung invite à être humain : simple, dans le quotidien et insiste sur l'humour tout autant que sur le sérieux. Et être humain, c'est être enfant, adulte et vieillard en même temps. Je suis l'enfant, certes puérile, mais qui est la germe qui prépare les jours et l'arbre de demain, le vieillard, certes radoteur, arrogant mais fruit sublime des jours d'hier et aujourd'hui, je suis un homme dans lequel l'enfant et le vieillard se réconcilient et oeuvrent ensemble, autonomes, avec la collaboration pour m'emmener vers un destin qui me dépasse. Le corbeau et l'aigle sont sur mes épaules chaque jour. L'hibou, lui, est sur ma tête et dans le ciel vole tantôt un condor, une mésange, un faucon ... et on se marre bien ensemble.

Je prends conscience qu'en me coupant de la soi-disant mauvaise partie d'un archétype, je me coupe de sa soi-disant bonne partie. En fait, je me coupe de l'archétype tout court. Accepter la puérilité permet de consteller la sagesse dans l'inconscient et vice-versa et cela permet que les archétypes dialectisent entre eux en imagination active par exemple. Le moi prenant conscience de ce qui passe. En me coupant de la mauvaise partie, je me coupe de l'archétype, de la tension, de la syzigie, de la constellation, de la rencontre, du 1er terme. En rejetant la mauvaise partie, je me coupe de la bonne et de leur conjonction. Jung a été mal compris par ML Von Franz : les archétypes se prennent entier cad dans leur dialectique syzigique (l'enfant est à la fois sage de par son esprit enfantin et à la fois puérile ; inconscient et candide ; ...) et non ce qui arrange le moi pour se conforter dans une persona qui lui voudra pour une identité. Le pire est de croire que cette persona est fils/filles du Soi). Rejeter la puérilité est comportementaliste, voulu par le moi identifié au vieux sage unilatéralement et cela peut être dissociant. Il s'agit de rejeter cette attitude unilatérale de rejet. L'attitude narcissique va être de rejeté la puérilité parce que me reconnaître puérile,être vu comme tel ce n'est pas être reconnu comme beau et aimable. L'attitude psychique va aimer la puérilité, lui donner du sens et discerer le beau du laid, le bien du mal, le positif du négatif (=croquer dans la pomme). Cette attitude est alchimique dans le sens que la puérilité est vue comme lourde, sombre et surtout sans valeur. Par la transformation, le fait de la brûler, la discerner, elle va être vue (esprit!), décantée et elle va se transformer en or. Cela demande de la contenir, de pas rejeter cette merde. Elle va s'intégrer et l'individu pourra aimer sa propre puérilité, celle des autres. Je peux être puéril et aimable (le narcissique ne s'aimant pas du tout!). Cela demande d'être aimé dans sa puérilité.
C'est la transformation et la confrontation toute alchimique des différents éléments (puérilité lunaire avec sagesse solaire ET puérilité solaire avec sagesse lunaire) qui est à contenir et à laisser agir, faire ... sans prendre tout ça au sérieux

Corrigeons MLVF avec Pinterovic' et Hillman : L'archétype de l'Enfant divin se prend tout entier avec son côté sombre, pas agréable, infantile, puérile, râleur, capricieux, irresponsable, gamin, rebelle et son côté doré qui est la rêverie, le sens de l'opportunité, la créativité, la connexion à l'esprit, la candeur joyeuse et gratuite, ... comme le Vieux n'est pas que sage, réfléchi, posé, équilibré, il est aussi radoteur, conservateur, égocentré, mesquin, sénile, sot.

Je vous livre ici le passage de la thèse de mon psy (l'archétype de l'enfant divin dans la vie et l'oeuvre d'Antoine de St-Exupéry) qui montre la conséquence de cette dissociation chez le Puer, l'enfant et le Senex, le vieillard :

http://archetypes.forums-actifs.net/espace-de-lecture-publique-f23/pinterovic-these-de-mon-psy-puer-fils-amant-frippon-et-h-t438.htm?highlight=th%E8se

Rendons la juste place aux parents avec Hillman. Laisser de la place aux parents permet d'accueillir un autre archétype, qui est dans le monde et hors de la maison, équilibrant les parents : le mentor, Chiron :

Pour en finir avec le parentalisme, la toute puissance parentale ce comportementalisme ...... propres à Lacan notamment :

Chez les Grecs de l'Antiquité, bonheur se disait eudaimonia, littéralement le contentement du daimon*. Autrement dit, seul le daimon qui reçoit toute l'attention qui lui est due peut faire le bonheur d'une âme d'enfant. (...)
Vouloir le bien-être spirituel de l'enfant avant votre propre accomplissement moral, c'est tourner le dos à votre akène**. Vous faites de l'enfant un substitut. Vous reportez votre vocation sur lui et personne n'est content. Votre daimon se plaint d'être délaissé, et votre enfant n'apprécie pas qu'on le réduise à une effigie de vous-même. (...)
Au bord du désastre écologique, notre civilisation prend aujourd'hui conscience de l'importance de l'environnement. Or le premier pas vers la nature consiste à échapper au monde familial pour affronter le monde lui-même, autrement plus vaste. Tout ce qui nous entoure fait fonction de parents, si la tâche des parents consiste à veiller sur nous, à nous instruire, nous encourager et nous punir. Croyez-vous vraiment que les humains ont inventés la roue, le feu, les paniers et les outils grâce à leur seul gros cerveau ? Les pierres savaient rouler sur les pentes des collines ; le feu venait du ciel ou sortait de terre ; les oiseaux savaient tisser, fouiller la terre, concasser des cailloux, tout comme les singes et les éléphants. C'est la nature qui a enseigné aux hommes la façon de s'y prendre pour la maîtriser.
Plus nous exagérons le rôle des parents, plus nous les dotons de pouvoirs mythiques, moins nous remarquons le rôle éducateur de tout ce qui nous entoure. (...) le monde fournit le vivre et le couvert, mais aussi l'aventure et les plaisirs. Le monde s'exprime plus par les verbes que par les substantifs. Il n'est pas simplement constitué d'objets et de choses ; il fourmille d'occasions à saisir, d'occasions de jouer, d'explorer. Le loriot ne voit pas la branche, mais la possibilité de se percher dessus ; le chat ne voit pas la boîte vide mais une cachette où il peut se mettre à l'affût. L'ours ne voit pas un rayon de miel, mais la perspective d'un délicieux repas. Le monde ne s'absente jamais. Il bruit et rayonne d'informations toujours disponibles. (...)
Ce qui signifie que les enfants perturbés n'ont pas tant besoin d'attention supplémentaires de la part des parents, mais qu'ils gagneraient plutôt à ce que ces derniers s'effacent afin de leur permettre d'avoir confiance dans le monde physique réel et d'en tirer du plaisir. (...)
Vers quoi l'âme en peine se tourne-t-elle quand elle n'a pas de psychanalyste à portée de main ? Vers les arbres, le bord de l'eau, l'animal de compagnie ; elle se plaît à errer dans les rues de la cité, à se perdre dans le ciel étoilé. Il suffit parfois de regarder par la fenêtre, de faire bouillir l'eau pour le thé, d'inspirer, d'expirer profondément, de se laisser aller, pour que quelque chose arrive de l'au-delà. Notre daimon, préférant la mélancolie au désespoir, semble alors apaisé. Le contact est établi. (...)
Bien sûr, le monde extérieur possède des démons qu'il faut conjurer. Le danger est omniprésent. Mais, au-delà du seuil, il n'y a pas que des microbes, des araignées et des sables mouvants dans les fourrés, il y a aussi l'âme des ancêtres. Or nous avons fait notre deuil des ancêtres de la même façon que nous avons trouvé des substituts aux divinités cosmogoniques. Les parents les ont engloutis.

Passages du livre de James Hillman "Le code caché de votre destin".

* Daimon : Akène - image, personnalité, sort, génie, vocation, daimon, âme, destin, destinée.
** Akène (ou achaine) - de a- privatif, et du grec khainein, s'ouvrir -, synonyme de "gland", désigne plus généralement un fruit sec formé d'une carpelle qui ne contient qu'une graine.
Destinée inscrite dans l'akène, la graine, la semence, le gland du chêne

Faisons aussi front à une conséquence du dogmatisme freudien sur la sexualité ... qui est tout partout. Cela dans l'intention de libérer et rassurer le mentor et le protéger des atteintes à son honneur en voyant systématiquement, pur délire psychotique et paranoaïque lié à la pédophilie (Oh mon dieu, il parle à mon enfant, lui sourit, c'est nécessairement un pédophile"), l'amour pour ses élèves, les enfants, les jeunes une envie de copuler :

L'art de l'empathie chez le mentor

L'âge et le sexe importent peu dans ces diverses affinités perceptives. (...)
Nous ne pouvons plus prêter foi sérieusement à l'interprétation amoureuse de ce type de relations. Le postulat sexuel nous a gâté le regard. Nous ne sommes plus capables d'envisager une affinité sur des bases spirituelles. Nos diktats culturels débusquent un désir sexuel inconscient dans toute relation personnelle, l'envie de copuler dans toute affinité et une tentative de séduction dans la moindre confidence. En réalité, le ressort de chacune des relations que nous avons évoquées était une vision, une aspiration commune : les membres du couple étaient amoureux d'un même idéal. (...)
John Keats nous a ouvert les yeux sur le travail créateur de la perception dans les affaires humaines en écrivant : "Je tiens par-dessus tout à la vérité, au caractère sacré des élans du coeur et de l'imagination." Sa formule traduit les fondements plus qu'humains de l'art de l'empathie. Le talent de mentor se met en oeuvre dès que l'esprit tombe amoureux de la vocation de quelqu'un d'autre. Cela suppose forcément une composante érotique, dont Socrate nous avait appris l'importance éducative, n'en déplaise aux partisans de l'apprentissage par ordinateur qui voudraient le faire disparaître, et au dogmatisme sexuel qui ne voit que détournement de mineur, tentative de séduction, harcèlement ou simple expression d'un vulgaire besoin hormonal dans toute affinité personnelle.

Outre le fait que j'admire ML Von Franz pour certaines de ces réflexions, il m'est important d'être critique :

1° Attention à ne pas se limiter QUE au conte de fée et d'en faire LA voie d'accès à l'imaginal. Elle peut être dogmatique sur certains points et là, elle l'est en centrant tout sur le conte. Il y a aussi les films, les Bds, les mangas, les romans qui passent chez elle à la trappe.
2° Attention à son analyse systématique des contes de fée selon la grille "jungienne" qu'elle peut avoir et faire "ça, c'est l'animus, ça c'est l'anima, ..." ce qui peut être enfermant et surtout réducteur. Le serpent n'est ni symbole de libido, ni la mère ni ceci ni cela : il est un serpent et c'est sortir du conte, du rêve et de l'histoire que de le prendre littéralement pour autre chose. Non à l'allégorie, oui à la métaphore. Il peut ressembler à la mère, être COMME elle et non se réduire à elle. L'invitation est à dialectiser, rencontrer le serpent dans son imaginaire et à l'extérieur aussi pour se laisser imprégner. L'analyse, oui, pour comprendre, ce qui est important. Non à analyser pour réduire et évacuer l'âme et l'esprit du serpent. Quand la mère a remplacé le serpent (approche jungienne qui peut être fanatique ou freudienne, encore plus systématique : réduire tout à une verge ou une vulve), il n'y a plus de serpent.

Lire ceci qui est valable aussi pour l'approche des contes :

Le rêve n'appartient pas au rêveur, celui-ci n'a qu'un rôle dans celui-là. Le moi, le "Je", doit réapprendre à se familiariser avec le rêve, à créer une intimité avec lui, parler son langage, l'apprivoiser, sans chercher à le "violer" par des interprétations abusives.

Le moi de veille est naturellement résistant à sa dissolution dans les images du rêves. James Hillman emploie souvent le terme underworld pour désigner le royaume souterrain, celui où notre âme survit, mais pas notre corps. L' underworld c'est le royaume de la mort du moi, comparable au royaume d'Hadès. La terminologie d'Hillman est toute emprunte de la mythologie grecque, mieux à même de décrire les archétypes qui structurent le psychisme humain.

Les animaux vus en rêve sont pour lui des porteurs d'âmes, c'est-à-dire qu'ils permettent une entrée dans l'underworld. . Pour savoir ce qu'ils sont, il faut revenir à l'image plutôt qu'à nos réactions vis à vis d'elles. Pour Hillman, mieux vaut aller au zoo pour découvrir ce qu'est un ours polaire vu en rêve, plutôt que d'ouvrir un dictionnaire des symboles.

Son approche est plus phénoménologique qu'analytique (qui casse le rêve en plusieurs parties différentes) et interprétative/herméneutique (qui fait de l'image du rêve "autre chose" que ce qui apparaît dans le rêve). Sa citation, bien connue, est de regarder le rêve avec l'intention et dans un processus de rester"coller à l'image".

"Par exemple, Hillman discute d'un rêve avec un patient. Il voit un énorme serpent noir. Sa proposition est "garder le serpent" et de le décrire plutôt que d'en faire autre chose qu'un serpent comme par exemple le symbole d'un pénis. Hillman fait remarquer " A partir du moment où vous avez défini le serpent, vous l'avez interprété, vous avez perdu le serpent, vous l'avez arrêté et le client a perdu une heure et s'en va avec un concept sur sa sexualité réprimée ou ses froides passions noires. Il s'agit de se renseigner sur le serpent comme il est présenté dans le rêve et par la psyché. Le serpent est énorme et noir, mais quoi d'autre ? Mue-t-il et perd-il sa peau ? Est-il au soleil ou sur une roche ? Digère-t-il sa proie ? Cette stratégie descriptive maintient l'image en vie, à l'opinion d'Hillman et offre la possibilité de comprendre la psyché"

http://fr.wikipedia.org/wiki/James_Hillman

Attardons aux conséquences du fanatisme envers le mythe du Vieux Sage propre à certains continuateurs de Jung qui commence avec ML Von Franz. Critiquons la démarche et l'approche de Guy Corneau. Puis, je critique une "fan" de Guy Corneau dans une discussion où elle le défend. Les liens cités seront abordés plus tard.

Corneau s'écarte définitivement de Jung. Moi aussi, je peux aller à Zurich, étudier à l'institut pour me construire une persona qui me donnera une crédibilité auprès des lecteurs/éditeurs pour construire ma théorie crédibilisée par le fait que je cite Jung, d'autres courants comme l'analyse transactionnelle ... cités et validés pour avoir de la clientèle et vendre bouquins et autres ateliers ? La théorie de Corneau insiste sur et par le moi. Par là, il est humaniste et donne toute la place à l'égo. C'est en me transformant moi que ça va aller, que tout va changer et que je vais me réaliser alors que Jung compris par Barbara Hannah explique :

<>

C'est l'inconscient qui a le dernier mot. Corneau vend donc dans sa théorie de l'illusion et de la toute-puissance. Ne pas donner le dernier mot au moi permet de sortir de la toute-puissance attribué au moi par exemple par l'analyse transactionnelle qui nie l'inconscient "Suffit de changer le Parent, les modèles introjectés et tout va changer tout seul".

C'est là toute la différence entre l'humanisme corneauiste et la démarche et l'œuvre de Jung qui se font à partir de l'inconscient. Corneau utilise Jung pour sa démarche qu'il nomme « créatrice ».


La fan de Corneau explique la psychologie "évolue" avec lui. Je lui réponds :
La psychologie évolue ???? Mais non, c'est l'homme qui fait fonde et fait de la psychologie et « elle est une science jeune » et « n'est pas psychologue qui veut » pour citer Jung. Corneau n'apporte rien de neuf. Il relie dans « victime des autres, bourreau de soi-même » divers éléments de psycho, de spiritualité et donne sa lecture « psychologique » d'un mythe. Dans « la guérison du cœur », véritable dogme contre la médecine traditionnelle qui a ses bons côtés, il la dévalorise pour valoriser la médecine non-traditionnelle et y mêle son propre parcours certes pour témoigner et aussi valider par son expérience ses dires ? L'expérience, la bête est lâchée ... Elle fait partie du mythe du vieux sage qui transparaît dans les propos de Corneau qui charge, dans « le meilleur de soi » sur l'âme comme jamais il ne l'a fait auparavant. C'est suite à la lecture de ce livre que je me suis mis à bien me distancier de ses propos et de ne plus les boire ses mots comme les propos d'un gourou/messie venu, dans ce bouquin, me libérer de ce qu'il appelle les « S ». Il fait comme l'Eglise catholique et entre là dans une véritable morale contre l'âme à son instar. Il cite le « S »erpent et fustige tous les « S » qu'il peut voir : sexe, suicide, sel, sucre, société, sous, ... et fait de la rationalisation à leurs sujets, de la psycho de comptoir à 2francs 50 : « Ce sont des compensations dont il faut prendre distance ». Il est véritablement dans une attitude de pouvoir. Les « S » dont il parle font partie de l'individu et l'âme les aime. C'est sa vision qui les démonise. Moore, Hillman sont bien plus près de l'âme que lui qui est du côté du moi où le processus d'individuation se fait sans l'autre, dans une quête morale et ascétique où il faut combattre l'inconscient pour devenir « adulte, avoir grandi, être mature, réalisé et individué» en bref sage (mythe du vieux sage). L'adulte dont il parle n'est pas possible directement pour le moi. Le moi s'identifie, comme le montre Jung, au Puer ou au Senex, au vieillard ou à l'enfant. L'ombre portera l'autre pôle avec l'animus et l'anima. C'est en le Soi que se réconcilie les 2 et qui n'est pas moi. C'est être comme en inflation que de se considérer comme « Adulte » : je suis adulte malgré moi et je n'en suis pas conscient au moment où je le suis, le Soi étant inconscient. A la différence de Corneau, je ne vais pas démoniser et fustiger l'inflation. Ce n'est donc pas moi qui m'institue « Adulte, réalisé et individué ». Concernant le suicide, il n'est pas un problème pour un psychologue de l'âme parce que le suicide est une pulsion de l'âme. Pour un thérapeute moraliste et donc humaniste et comportementaliste comme Corneau, il l'est parce qu'il ... détruit le moi, l'égo alors que, comme le montre Hillman, fidèle à Jung :

http://agora.qc.ca/thematiques/mort.nsf/Dossiers/James_Hillman

Ô combien Corneau a une attitude contre l'âme de par son discours unilatéral sur le suicide.

Concernant le miroir et la projection dont parle abondamment Corneau, je ne suis pas d'accord. C'est tout mettre sur le compte du « sujet ». C'est tomber dans le solipsisme psychologique, la soupe syncrétique lacano/freudo jungienne avec une pincée de pensées bouddhiques où le monde extérieur n'est que MON reflet, un pâle reflet. C'est à nouveau mettre le moi au centre. L'autre peut être vue comme la banalisation et l'incarnation d'un archétype qui aura un impact significatif non pas pour ma vie mais pour la naissance de l'âme et qui est, en même temps, plus et autre chose que cela sans savoir vraiment qui il est. Sans lui, elle ne l'est pas. Laisser de la place au mystère permet de ne pas tomber dans le psychologisme de Corneau qui explique tout, a réponse à tout avec sa psychologie et a solution à tout. Ca donne de l'espace pour l'invisible, l'inconnu et le mystère. Mais « ça », le moi n'aime pas : il veut savoir, contrôler et Corneau a du succès parce que c'est ce qu'il fait : il rassure l'égo. Ce qui me fait faire des bonds de colère, c'est le fait que Corneau s'institue « jungien » parce qu'il a fait des études jungiennes alors que dans le fond et le contenu de son propos, il s'en écarte. En bref, c'est un sombre manipulateur et un usurpateur lâche. Qu'il reconnaisse cela voilà ma demande. Il valide les écrits de Jung posés juste avant sa mort : « De mon vivant, mes propos étaient de vent et de feu. Quand je serai mort, ils seront lettre morte ». Alors non, Corneau n'a pas le pouvoir de faire évoluer la psychologie. Il crée sa psychologie moraliste qui n'est pas une psychologie enracinée. Libre à chacun d'en être adepte ou pas ; à chacun d'être critique ou pas. Il n'a pas non plus intégré la spiritualité à la psychologie. Jung l'a fait bien bien avant lui avec l'animus. Là est l'attitude usurpatrice.

Cette personne évoque que les réseaux de Corneau permettent de diminuer le taux de suicide à Québec :


Ma réponse : Ils contribuent à quelque chose mais dire que Corneau sauve le Québec du suicide, je ne peux rejoindre. Les réseaux de Corneau n'ont pas le pouvoir et la prétention de sauver les gens de l'isolement et du suicide Cette femme insiste sur l'intériorité sur laquelle insiste certains jungiens dont Corneau. Ma réponse : J'ai besoin de l'extérieur, tout basé sur l'intériorité fait vendre, ça c'est sûr. Il tombe là dans l'extrême inverse de cette société occidentale qui est de l'extériorisation extrême. Dévaloriser le système actuel pour donner ensuite sa solution qui est la bonne voilà ce que fait Corneau. L'intérieur est comme l'extérieur et l'extérieur est comme l'intérieur. J'ai besoin des 2.

Elle parle ensuite avec spiritualisme de "L'amour à l'état pur, le bonheur sans condition" que Corneau aide à construire de par ses livres et ateliers.
Ma réponse : tu as oublié le culte de l'innocence propre à la psychologie nord américaine actuelle dont Corneau fait partie. Tout cela est Puer littéral et unilatéral, envolée dissociante. Le bonheur sans condition n'existe pas : il est conditionnel : ici, la condition est d'être sans conditions.
Quant à l'amour pur : idem. Pour être pur, il écarte l'impureté ce qui fait de lui non un amour total mais un amour parfait. Et Jung invite à aller non vers la perfection mais vers la totalité.
Tout cela dans le but de construire un paradis sur Terre ?? Voilà un des buts spirituels. Répondons avec Rohart et Hillman :
http://jeandaniel.rohart.free.fr/auto_education.html

Autre vision spiritualiste, vision du processus d'individuation selon Corneau défendu par cette personne : "On est là pour apprendre à aimer, à s'aimer. C'est le but de nos interactions les uns avec les autres.
Résister à ce qui est, c'est ralentir notre évolution personnelle."

Ma réponse : et voilà, nous y sommes, la morale, le but collectivisant. Non, ce ne sont pas mes buts et je ne suis pas ici pour évoluer mais pour vivre simplement ma vie et mon chemin, seul, séparé et relié. Je ne connais la fin et le but de mon chemin.

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MessageSujet: Re: Fanatisme et fondamentalismes "jungiens"   Mer 4 Aoû - 18:28

Bonjour Alexandre,

Pour ce qui est de ta réflexion sur l'apport de Marie-Louise Von Franz je pense que ce qu'elle a cherché à nous dire en nous invitant à "combattre" le Puer, ce n'est pas de l'évincer. L'évincement du Puer serait le dernier stade, après avoir fait tout ce que tu as dis : l'avoir reconnu, intégrer. L'évincement procède justement de cette alchimie, c'est à dire que plus la chose est reconnue, décelée, plus elle peut s'amenuiser. Je ne pense pas qu'elle nous ai poussée à partir en guerre contre ce petit enfant en nous, simplement à le repérer, le déceler, une fois déceler, choisir de lui donner la parole ou non. L'alchimie s'opère en dehors de toute volonté Là où la volonté intervient, c'est dans ce choix de laisser libre court ou non à cette partie qui parle en nous. L'enfant est là, on le reconnait, on en sourit et si l'on choisit de ne pas lui laisser libre court, alors il peut se transformer. Je pense que le travail sur soi est un travail de discernement, de lucidité et de choix. Cela, Marie-Louise Von Frans l'a comprit et à cherché à nous le transmettre.
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MessageSujet: Re: Fanatisme et fondamentalismes "jungiens"   Mer 4 Aoû - 21:53

Bonsoir,
Toute votre description va dans le sens d'un assagissement du Puer, c'est très sage comme attitude et je vois bien le "non" lacanien qui permet disent-ils la transformation. Je ne peux vous rejoindre. Le Puer, en fait, meurt de lui-même quand il est accueilli comme il est. Le moi n'a pas grand chose à faire. Il n'est certainement pas le pouvoir de dire "non" pour qu'il s'assagisse et se transforme grâce à ce "non". Le moi serait alors ce qui transforme. Le vieux sage identifié au Soi. Ni plus ni moins le vieux sage qui sait et qui dit non. Il n'a pas à lui dire "oui" ou "non". Il a à maintenir la tension entre lui et le vieillard et laisser son esprit agir sans le dissocier.
Je ne retrouve plus les propos de MLVF à ce sujet, ça m'énerve, mais je sais qu'elle est très claire sur le sujet : il faut l'assagir dès le départ et prendre que le bon et le bien. Rejeter l'infantilité est nécessaire selon elle. Hillman la cite régulièrement d'ailleurs et la critique aussi dans ce sens qu'elle dissocie les 2. Concernant l'alchimie, c'est une voie saturnienne où un vieux roi redevient enfant qui est alors la gnose, la sagesse. Le vieux sage n'est alors pas celui qu'on croit. L'alchimie est une transformation de l'esprit par l'esprit. Changer de vision par l'esprit. Voir le monde comme un jeu, comme un enfant, c'est infantile et en même temps, c'est sage.
C'est Moore qui décrit l'attitude d'accueil du Puer. Je retranscris prochainement. La thérapie du Puer est l'accueil de celui-ci qui alors va faire chuter et déprimer l'individu. Dans la dépression apparaît le besoin de l'âme et sa naissance. Il n'y a rien à faire avec une personnalité Puer et narcissique : refléter tel Echo ces rêves, idéaux, l'accueillir complètement comme il est et accompagner la dépression. Sa thérapie est la dépression. Et le "non" n'aide pas. Il favorise au contraire, la rébellion typiquement Puer qui alors peut abandonner la personne en face d'elle. Le "non" est une attitude de pouvoir comme le "oui" car il dit "voilà la bonne direction pour te sauver, te guérir et te soigner". Et cela sera justifié par des théories avec argument d'autorité (Nasio, lacanisme, ...).En reflétant, ça devient "c'est ta direction, la mienne est différente". Je n'oppose pas, j'apppose. Je te laisse seul avec tes rêves, tes visions. Et j'accompagne la frustration que la vie va te donner. C'est elle qui va dire "non" à un moment ou un autre. Ton rêve va se confronter à la vie et là, tu peux souffrir et je peux t'accompagner et nous pouvons en parler. C'est le rêve trahi qui fait chuter, qui dit non. Prendre cette place, c'est prendre ce pouvoir et le psy n'est pas là pour ça : jouer consciemment le rôle du frustrant. La trahison peut se vivre dans le transfert, dans la relation thérapeutique mais il n'est pas nécessaire et indispensable. Que le psy soit un allié du Puer, le laisse agir et fasse confiance à la Vie en restant à sa place. Provoquer les choses peut même être dangereux. Je connais quelqu'un qui a été complètement choqué qu'un psy lacanien arrête sa séance comme ça sans rien dire comme une machine qui a fini son programme. Elle s'est sentie rejetée. Cette personne a fait une grave décompensation. Le soir même, elle revient chez son psy, complètement désemparé : elle ne sait plus qui elle est et où elle habite. Elle demande à son psy de dormir chez elle le temps de reprendre ces esprits. Elle refuse et justifie par la théorie lacanienne. La personne a dormi sur le pallier de l'immeuble, le psy ignorant ses appels. Elle ne l'a plus recontacté et a été interné dans un asile suite à ces faits. Je trouve ça profondément inhumain de la part du psy qui dit "non" à tout même au prix de la dignité.
Merci de vous présenter ici :

http://archetypes.forums-actifs.net/presentation-des-nouveaux-membres-f17/

Bien à vous,
Alex


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MessageSujet: Re: Fanatisme et fondamentalismes "jungiens"   Jeu 5 Aoû - 14:37

"Merci de vous présenter ici" Belle conclusion pour un paragraphe entier arborant les méfaits du pouvoir et de l'autorité. Wink
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MessageSujet: Re: Fanatisme et fondamentalismes "jungiens"   Jeu 5 Aoû - 21:33

http://www.youtube.com/watch?v=8dRTajKVLoY&feature=related
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MessageSujet: Re: Fanatisme et fondamentalismes "jungiens"   Jeu 5 Aoû - 23:07

Citation :
"Merci de vous présenter ici" Belle conclusion pour un paragraphe entier arborant les méfaits du pouvoir et de l'autorité.
Wink
Miroir, miroir ? En arrivant et en ne vous présentant, c'est vous qui prenez une forme d'autorité en imposant votre cadre : je ne me présente pas et vous devez faire avec. Maintenant, il n'est pas question de pouvoir étant donné que je ne tire pas d'intérêt et de profit ici en vous demandant de vous présenter : se présenter a pour but de protéger les échanges, de rêves plus confidentiels qui peuvent se faire sur ce forum de yeux qui veulent les lire pour les copier-coller ailleurs et cracher sur le dos de la personne ou encore des rêves pris sans l'autorisation du rêveur et analysé ailleurs sur le net ou pour écrire des livres sur l'interprétation des rêves. Avant, je laissais tout ouvert. C'est plus une fonction de gardien et de protection que d'user et d'abuser pour le plaisir d'un pouvoir. Libre à vous de vous présenter ou non, je vous ai fait une demande. Mais pour comme le Puer, cela a des conséquences : vous n'avez pas accès au reste du forum.
Bien à vous,
Alex

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MessageSujet: Re: Fanatisme et fondamentalismes "jungiens"   Ven 6 Aoû - 13:09

Il y a un certain pouvoir dans le fait d'imposer une démarche, mais c'est vrai que si vous avez eu des problèmes auparavant à cause de cela je comprends ! Et je m'en excuse. Je me suis inscrite sur ce forum après avoir lu votre message sur le pourquoi de votre désir d'être thérapeute. Cette article m'a beaucoup inspiré, je l'ai trouvé extrêment clair, allant à l'essentiel. Quelque chose que je désirai moi-même sans avoir réussit à le mettre en mot comme vous l'avez fait. Cet article est très beau. Etant étudiante en psychologie, désirant comme vous être au service des êtres, une de mes questions actuelle est de savoir en quoi consiste exactement l'aide à l'autre, quel but viser. Peut être que je suis à côté de la plaque mais la question me paraît plus délicate qu'elle ne me paraissait il y a quelques années où j'étais absolument sur de ce que je désirais. En tout cas bravo pour votre fine connaissance jungienne.
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MessageSujet: Re: Fanatisme et fondamentalismes "jungiens"   Ven 6 Aoû - 19:45

Et tu dis:
"Je prends conscience qu'en me coupant de la soi-disant mauvaise partie
d'un archétype, je me coupe de sa soi-disant bonne partie. En fait, je
me coupe de l'archétype tout court. Accepter la puérilité permet de
consteller la sagesse dans l'inconscient et vice et versa* et cela permet
que les archétypes dialectisent entre eux en imagination active par
exemple."
*c'est moi qui souligne

Je trouve ton analyse un peu réductrice.

En constellant la sagesse dans l'inconscient via le puer,tu cristallises ta libido en la déracinant de son immanence intrinsèque régie par la transcendance irrépressible du Soi qui contient de facto le senex.Les archétypes ne peuvent dialectiser entre eux que s'ils sont affranchis de l'emprise déstructurante et dérélictive de l'ego.Ce sera bien plus pire si tu laisses cet ego désenchanté excommunier la liberté inhérente a l'universalité de l'être en soi qui seule permet d'éradiquer la tentation annihilante du Moi,et ce faisant,tu cautionnes et participes à l'élévation de l'irréalité au détriment de la sur-réalité ,qui elle te fais cheminer vers la réalisation de l'Absolu .
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Anges
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MessageSujet: Re: Fanatisme et fondamentalismes "jungiens"   Ven 6 Aoû - 21:39

des rêves pris sans l'autorisation du rêveur et
analysé ailleurs sur le net ou pour écrire des livres sur
l'interprétation des rêves


C'est ce que tu fais, Alexandre ?
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MessageSujet: Re: Fanatisme et fondamentalismes "jungiens"   Dim 8 Aoû - 20:05

Mayi,

Il y a un certain pouvoir dans le fait d'imposer une démarche, mais c'est vrai que si vous avez eu des problèmes auparavant à cause de cela je comprends ! Et je m'en excuse. Je me suis inscrite sur ce forum après avoir lu votre message sur le pourquoi de votre désir d'être thérapeute. Cette article m'a beaucoup inspiré, je l'ai trouvé extrêment clair, allant à l'essentiel. Quelque chose que je désirai moi-même sans avoir réussit à le mettre en mot comme vous l'avez fait. Cet article est très beau. Etant étudiante en psychologie, désirant comme vous être au service des êtres, une de mes questions actuelle est de savoir en quoi consiste exactement l'aide à l'autre, quel but viser. Peut être que je suis à côté de la plaque mais la question me paraît plus délicate qu'elle ne me paraissait il y a quelques années où j'étais absolument sur de ce que je désirais. En tout cas bravo pour votre fine connaissance jungienne.

Merci. J'ai viré de cette école. Je n'ai pas pu la fermer, d'adapter pour pouvoir, par après, résisté. Ils m'ont viré alors je n'ai commise aucune faute sur le plan du règlement. Ils me virent pour des raisons irrationnelles basées sur aucun fait suite à des divergences avec une psychanalyste lacanienne que je critiquais quant elle disait que l'imagination, c'est de l'infantilisation et que c'est contre-thérapeutique. J'en parle sur l'autre fil. Je suis content d'entendre que ça t'a (ok de se tutoyer?) touché. Ca me fait penser à une phrase de Christian Bobin :

Ce qui est douloureux, c'est qu'il est impossible d'expliquer quelque chose à quelqu'un qui ne l'a pas déjà compris. On peut seulement parler à quelqu'un qui en a le pressentiment et qui souffre de ne pas avoir de lumières là-dessus. (La lumière du monde, p.28, Gallimard nrf, 2001)

Anges,
Moi, non. D'autres sur le net, oui.

Chronos,
Oui et cela demande collaborer avec l'ombre, l'anima et l'animus. Ce qui demande de "renforcer" le moi. Paradoxe, paradoxe.


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MessageSujet: Re: Fanatisme et fondamentalismes "jungiens"   Lun 9 Aoû - 0:05

Ca l'a peut être quand même aidé cette psy ton débat, même inconsciemment. Il ne faut pas t'en faire, la plupart des lacaniens ont peur d'eux même, alors ils se forgent un empire de lois, de dogmes derrière lesquels ils s'enferment. C'est dommage ! C'est vrai que j'ai parfois une grande impression de perdre mon temps dans cette fac, on avancerait tellement plus vite si c'était jungien. C'est dommage que l'on ne soit pas tous centré sur la vie intérieure. D'ailleurs je me demande toujours d'où cela vient il le fait que certains y soient versés et d'autres non. Pour m'a part, je n'ai rien fais de spécial pour le mériter, c'est quelque chose qui m'a étét donné. Alors pourquoi cela n'est il pas donné à tous ? On dirait parfois que la bonne volonté ne suffit pas. C'est très mystérieux. Qu'as tu fais après cet épisode ?
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MessageSujet: Re: Fanatisme et fondamentalismes "jungiens"   Lun 9 Aoû - 0:37

Je partage l'ensemble de tes propos.
Rien en ce qui concerne les formations.
J'ai eu un boulot pour 6 mois dans une structure de l'Etat qui accueille des jeunes placés par un juge suite à un ou des faits pour lesquels un adulte irait en prison et là, pour une fois, j'ai su m'adapter tout en restant moi-même. C'est un centre ouvert pour garçons de 12 à 18 ans. Ca va du vol au viol en passant par la violence. J'ai pu mettre mes compétences à leur service et j'ai, surtout, déployer une forme de créativité en développant et concrétisant un module de clarification des projets, d'écoute de soi, de l'autre, être dans la relation, d'accompagnement tout cela dans le dialogue, la relation mais bien à vocation éducative qui peut avoir, éventuellement, des effets thérapeutiques (comme toute relation peut en avoir). J'ai été bien intégré, je me suis bien intégré, j'ai appris, je me suis remis en question sans renier mes valeurs et mes différences. Un petit pas sur le chemin de l'incarnation dans le concret de ce qui fait sens dans mon esprit.
Je continue le chemin intérieur sur une voie plus spirituelle faite de danses, de hutte à sudation, de prière, d'imagination active et de vigilance par rapport aux coïncidences significatives. J'espère être ré-engagé d'ici peu en tant que prof car là je peux vraiment faire au cas par cas en fonction du besoin du jeune en leur faisant, par exemple, imaginer des histoires qu'ils dessinent, écrivent pour en discuter par exemple. Cela sans être directif à 100%. J'y ai été épanoui.
J'ai reçu de bonnes bases avec mon psy, mon narcissisme primaire est bien là alors qu'avant pas. Ca été tout un travail de restauration narcissique où je n'existe tout simplement pas face à l'Autre.
Avant cela, je ne me défendais pas du tout, je prenais tout dans la figure. Puis ça été une empathie un peu mental où j'ai compris que j'existais et avais des besoins à 19 ans. Puis ça été, avec l'initiation à la masculinité, une affirmation de soi plus dans la colère, une défense par et avec la colère et l'interprétation analytique des gens, une psychologie un peu sauvage et de comptoir. Et enfin, dernièrement, je suis initié par l'âme et l'esprit des tortues à la compassion qui dépasse la confiance. "je" ne se défend plus, c'est l'esprit en moi qui le fait. C'est moins épuisant, moins de lutte, moins envie de convaincre, moins envie d'avoir raison contre l'autre, moins envie de m'imposer, moins envie d'avoir du pouvoir sur l'autre. J'entre dans la relation et l'amour tout en étant ferme et doux quand je pose des limites. Il n'y a plus de haine. Je l'ai versée, exposée, vidée au monde entier pendant une quête de vision mi-juin. Pour la tortue, tu trouveras tout ce qui me concerne dans le sujet que j'ai posté dernièrement.
Avec la danse de cette année (y a 2 semaines), y a eu des coïncidences significatives non pour un individu mais pour le groupe entier : en résumé, la tortue s'est manifestée avant et pendant la danse à des personnes différentes alors que ces personnes n'ont pas eu de contact entre elles et n'ont donc pas échangé sur elle. Ca m'a époustouflé. Des synchronicités pour moi-même et les autres, ok, j'ai vu et je connais. Mais là, pour un groupe entier, j'avais jamais perçu comme tel. C'est très fort.
Ca m'a fait prendre conscience de la psyché d'un groupe.
Je reconnecte à la prière en profondeur qui vient là-ici et maintenant et c'est elle qui me prend. Je sens la puissance de l'appel sans être dans l'urgence ou l'exigence. J'entre aussi dans la sexualité sacrée. Chez moi : abus, spiritualité et sexualité ont été/sont un complexe puissant qui a perdu un peu de son énergie (libido) avec les prises de conscience. Je suis conscient, qu'en fait l'ombre, ça peut être vu notamment comme tout ce qui a été moi et qui m'a aidé à vivre et survivre et c'est pas grave si j'ai été maladroit, pas sûr de moi, déprimé, imparfait. En fait, je me rends compte de mes ombres après les avoir traversées et regardées. Quand je suis dedans, je ne la vois pas. Quand je ne suis plus, je peux la reconnaître et la voir se pointer, faire un coucou. Je ne pense pas que je puisse guérir littéralement de mes blessures. Côté coeur, je suis célibataire depuis 2 ans, je cherche sans chercher, en accueillant les personnes que la vie me fait rencontrer tout en honorant l'amour symboliquement.

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MessageSujet: Re: Fanatisme et fondamentalismes "jungiens"   Lun 9 Aoû - 0:40

Et enfin, dernièrement, je suis initié par l'âme et l'esprit des tortues à la compassion qui dépasse la confiance.

je voulais dire qui dépasse les défenses ... lapsus lol!

un complexe puissant chez moi *

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MessageSujet: Re: Fanatisme et fondamentalismes "jungiens"   Lun 9 Aoû - 19:56

Merci de m'avoir répondu Alexandre et merci pour ta sincérité.
Ce n'est pas le site que je quitte, c'est Internet : un outil formidable au sens strict :
formidable : qui inspire la crainte, l'effroi
Amitiés
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MessageSujet: Re: Fanatisme et fondamentalismes "jungiens"   Mar 10 Aoû - 0:39

Bienvenue Smile ... bon on se dit "'au revoir" alors ?

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MessageSujet: Re: Fanatisme et fondamentalismes "jungiens"   Mer 11 Aoû - 22:52

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